Décidément, cela manquait de publicité ici ! Après les scooters Peugeot (Géopolis contre-attaque : A bas les scooters Peugeot !), l'eau de B'eau Pal ( Publicité : L'eau de Bhopal ), et les pesticides ( Publicité : Kill Bees ! ), Géopolis vous recommande l'Or Grec.
L'Or Grec ? Misère, vous écriez-vous ! Eh bien, non, pas du tout. Les Grecs, malgré toutes les vilénies qu'en a dit le violeur-du-FMI-qui-devrait-être-en-prison ( DSK, les USA, la Grèce et les impôts ! ), les Grecs disais-je, ont de l'or. Pas de l'Or noir, mais du rouge. Par quelle opération alchimique, me direz-vous ? Si j'avais la recette... Mais il ne s'agit pas encore de changer du plomb en or. L'Or Grec est tout ce qu'il y a de plus naturel. J'ai nommé Crocus sativus L., une petite fleur violette d'allure sympathique et modeste...
...qui donne l'épice la plus chère du monde : le safran. Et celui récolté en Macédoine grecque, dans les environs du village de Krokos Kozanis, est le meilleur au monde.
Depuis quelques années, la marque Krokus Kozanis en propose de rafraîchissantes tisanes, disponibles dans les bonnes épiceries : www.safran-biologique.com. Outre qu'il est riche en caroténoïdes et vitamines B et A, le safran est un excellent digestif, régulateur des règles, antidépresseur et anticancéreux. Alors, n'hésitez pas. Soutenons la Grèce, achetons l'or grec.
Dimanche 6 mai 2012, jour de votation présidentielle. Vous vous demandez comment et pour qui voter ? Libéralisme outrancier, corruption et immoralité de tous côtés... Voici mes consignes.
Prenez une feuille de papier léger, du type papier de soie. Découpez un petit carré. Pliez en diagonale. Rouvrez le papier et pliez selon l'autre diagonale. Rouvrez et pliez en deux dans la verticale, puis à nouveau de chaque côté jusqu'à obtenir un accordéon de papier, comme ceci :
Rouvrez et recommencez dans l'autre sens jusqu'à l'accordéon. Vous obtenez vos lignes de plis. Prenez maintenant un coin et rabattez-le, pointe au centre du carré. Retournez et rabattez les côtés :
Rentrez un long côté en formant un bec, et même chose de l'autre côté. Une troisième fois sur le côté opposé au rabat.
Inversez le pli médian en sortant le bec. Et voilà : le vote-cocotte !
Il ne reste plus qu'à le glisser dans l'enveloppe.
Dans un article du New York Times, édition du 15 avril 2012, l'économiste américain Paul Krugman, diplômé du MIT et professeur à l'Université de Princeton, s'interroge sur l'apparente détermination des dirigeants européens à entraîner l'ensemble de l'Europe dans un suicide économique (http://www.nytimes.com). Extrait.
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"Considérons l'état des choses en Espagne, qui est maintenant à l'épicentre de la crise. Que l'on emploie ou pas le mot de récession, l'Espagne est en pleine dépression, avec un taux de chômage à 23,6 % de la population active, comparable à celui de l'Amérique au plus fort de la Grande Dépression, et un taux de chômage des jeunes à 50 %. Cela ne peut pas durer - et la prise de conscience que cela ne peut pas durer est ce qui fait grimper le coût de l'emprunt espagnol toujours plus haut.
Comment l'Espagne en est arrivée là n'a peut-être plus grand intérêt, mais il faut bien reconnaître que l'histoire espagnole ne s'accorde en rien avec les fables morales si populaires parmi les dirigeants européens, et tout particulièrement les dirigeants allemands. L'Espagne n'était pas un pays prodigue : à la veille de la crise, il était peu endetté et avait un budget en excédent. Malheureusment, il avait aussi une énorme bulle immobilière, une bulle en grande partie rendue possible par les prêts considérables consentis par les banques allemandes à leurs homologues espagnoles. Quand cette bulle a éclaté, l'économie espagnole a plongé. Les problèmes budgétaires de l'Espagne sont une conséquence de la dépression, et non sa cause.
Nonobstant, les instructions émanant de Berlin et Francfort sont, comme on peut deviner, toujours plus d'austérité budgétaire.
Pour le dire clairement : c'est de la folie. L'Europe a déjà plusieurs années d'expérience en matière de programmes d'austérité sévères, et les résultats sont exactement ceux que pourraient prédire des étudiants en histoire : de tels programmes enfoncent les économies déprimées encore plus profond dans la dépression.
Quelle est l'alternative ? Dans les années 1930 - une période que l'Europe contemporaine s'apprête à reproduire exactement - la condition essentielle du rétablissement de l'économie fut la sortie de l'étalon or. Le mouvement équivalent serait maintenant la sortie de l'euro et la restauration de monnaies nationales. On pourra dire que c'est inconcevable et ce serait en effet un événement énormément perturbateur, tant économiquement que politiquement. Mais continuer sur la même pente en imposant une austérité toujours plus dure aux pays qui souffrent déjà d'un chômage de Grande Dépression serait encore plus inconcevable.
Par conséquent, si les dirigeants européens veulent vraiment sauver l'euro, il faudrait qu'ils cherchent une autre solution. Et les contours de cette solution alternative sont en fait assez clairs. Le continent a besoin de politiques monétaires plus libres, autrement dit que la Banque centrale européenne accepte davantage d'inflation et le fasse savoir. Il a besoin de politiques budgétaires plus libres, en sorte que l'Allemagne compense l'austérité en Espagne et dans les autres nations affectées à la périphérie du continent, plutôt que de la renforcer. Même avec une telle politique, ces nations vont faire face à des années de vaches maigres. Mais au moins, elles auraient quelque espoir de rétablissement.
Ce à quoi nous assistons, tout au contraire, est l'inflexibilité la plus totale. En mars, les dirigeants européens ont signé un accord budgétaire qui revient à faire de l'austérité l'unique réponse à tous les problèmes budgétaires. Pendant ce temps, les dirigeants de la Banque centrale ne manquent aucune occasion de souligner la volonté de la banque d'augmenter ses taux au moindre soupçon d'inflation.
Dans ces conditions, difficile [pour les populations touchées] d'éviter le désespoir. Plutôt que d'admettre qu'ils se sont trompés, les dirigeants européens semblent déterminés à mener leur économie - et leurs sociétés - au bord du gouffre. Le monde entier en paiera le prix."
Paul Krugman, NYT, 15 avril 2012
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P.S. Pas très convaincue par cette analyse de la sortie de l'étalon or. Et pourquoi pas la sortie de l'euro et le retour à l'or, tout simplement ?
Que dire des prochaines élections présidentielles ? Mon désintérêt, comme la plupart des Français qui ne suivent cette campagne assez minable que de loin. Mais pourquoi cette médiocrité ? La défiance se répend vis-à-vis de ces élus favorisés par le régime et si peu soucieux de ce que l'on appelait jadis l'intérêt général. Aurions-nous enfin compris que la comédie des élections n'est que théâtre ? Que le jeu est truqué et les cartes déjà distribuées ? Avons-nous vraiment le choix ? N'y a-t-il personne d'autre dans les rangs de la droite que Sarközy ? Sur les bancs de la gauche que Hollande ? Ah si, c'est vrai, le PS eut préféré s'enthousiasmer pour le détraqué Strauss-Khan !
Droite et gauche, vraiment ? Quel rapport la droite, c'est-à-dire une certaine tradition conservatrice, avec le girouettisme sarkozien ? Autrement dit : l'UMP est-elle encore un parti de droite ? Quel rapport la gauche, c'est-à-dire un certain égalitarisme social, avec le libéralisme économique de Hollande et du richard violeur de femmes de chambre ? Autrement dit : le PS est-il encore un parti de gauche ?
Mais que dire des autres ? Mélenchon, le sénateur PS qui joue au révolutionnaire couteau entre les dents... Mélenchon, le sanguinaire dont le cri suprême est : Les socialistes vont devoir être gentils avec nous ! (dans l'attente, évidemment, d'un strapontin dans le futur gouvernement) Qu'il se présente sous la bannière du parti communiste montre que le PCF est mort.
Eva Joly ? Ecologiste née de la dernière pluie. A l'heure de Fukushima, des OGM, des espèces en voie de disparition, de l'industrialisation du vivant, sa première déclaration comme candidate a été pour annoncer qu'elle supprimerait le défilé du 14 Juillet... Anti-militarisme spécialement bourrin (annoncer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan eut été plus inspiré), mais bien naturel chez la militante d'extrême-gauche qu'elle a toujours été. Génération Ecologie ou Hold-Up sur l'Ecologie ?
Pendant ce temps-là, Monsieur Poutou du grandiloquent Nouveau Parti Anticapitaliste fait le clown. L'électorat d'extrême-gauche peine à suivre, mais faut-il s'en étonner puisque la place est déjà prise ?
Alors qu'est-ce qui reste ? Quelques candidats d'horizons divers qui ont au moins le mérite d'afficher leurs couleurs : François Bayrou, centriste, pour les modérés (MoDem, en voilà un nom ridicule !), Marine Le Pen, pour le Front National, patriote bien plus que fasciste contrairement à la présentation repoussoir qu'en font toujours les médias, Nicolas Dupont-Aignan, souverainiste, un peu dans la même veine mais sans le punch et passé aux oubliettes médiatiques, et Nathalie Artaud, trotskiste, pour Lutte Ouvrière, encore l'extrême-gauche, mais celle-là est inoxydable ! Leurs accents à eux sonnent plus sincères, leurs discours de conviction, mais le système politico-médiatique leur interdit l'accès à la présidence.
En somme, l'électeur n'a de véritable choix (le vote utile !) qu'entre des tartuffes.
Alors ne soyons pas dupes des candidats sous faux drapeaux comme des attentats sous faux drapeaux. Le plus connu est le projet Northwoods des services secrets US en 1962, dont J.F.K. refusa l'exécution : il s'agissait d'organiser des attentats sur le sol américain et de les mettre sur le dos de Cuba pour justifier une invasion de l'île. Et dans le genre politico-littéraire, il y a aussi la mystification "Caton" en 1983 orchestrée par... François Hollande (avec le plagiaire Attali, auto-proclamé depuis expert en tout et en rien).
Il y a bien longtemps - 1860 - les troupes de Garibaldi envahissaient le Royaume des Deux-Siciles. S'ensuivit l'unification italienne au prix de dizaines de milliers d'exécutions sommaires, de massacres de civils et de déportations, mais aussi de la fermeture forcée des grandes industries locales et du transfert vers le Nord des réserves bancaires... Le Sud de l'Italie ne s'en est jamais relevé. Les partisans de la Ligue du Nord seraient bien inspirés de s'en souvenir, eux qui voudraient lacher le coûteux boulet que représente à leurs yeux le Mezzogiorno : les Napolitains ne leur avaient rien demandé !
La conquête violente, la politique anti-cléricale et la paupérisation n'allèrent pas sans révoltes et résistances. Dans le langage des vainqueurs, les résistants sont devenus "les brigands". Parmi eux beaucoup de femmes. Honneur aux brigands ! Honneur à la belle "brigantessa" Michelina de Cesare.
La terre est nôtre, n'y touchez pas !
Qui a peur du loup ne sait pas ce qui est : le vrai loup qui dévore nos enfants,
c'est le Piémontais que nous devons chasser !
Homme l'on naît, brigand on meurt.
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