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  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:08
En fait, l'Europe se porte comme à son habitude, mais c'est l'UE qui se meurt. On annonçait un vent d'Irlande, il est venu de l'Est : l'Allemagne, rien que ça !, vient de rejeter le Traité de Lisbonne. Dans un arrêt du 30 juin 2009, la Cour constitutionnelle allemande, qui siège à Karlsruhe, s'oppose en effet à toute perte de pouvoir du Parlement allemand, compte-tenu du manque de démocratie des institutions de l'UE. La presse française, toute entichée de sujets "de plage", n'en parle que très peu. Sans doute aussi parce que nos députés et sénateurs qui, réunis en congrès à Versailles, ont adopté la chose à la va vite le 4 février 2008, vont bientôt passer pour des neuneus.

La Cour de Karlsruhe avait été saisie de plusieurs plaintes de députés de la CSU bavaroise qui accusaient le Traité réformé européen, dit Traité de Lisbonne d'affaiblir le Parlement allemand et d'être contraire aux principes de la démocratie, si bien que les droits fondamentaux des citoyens en sont lésés. La Cour leur a donné raison et son arrêt stoppe net la procédure de ratification du traité par l'Allemagne (l'adoption était jusqu'ici en bonne voie devant le Bundestag et le Bundesrat).

Les attendus méritent d'être cités : "L'Union Européenne ne peut être réalisée sans qu'il subsiste un espace politique suffisant au sein des Pays membres qui permette l'organisation des relations économiques, culturelles et sociales. Ceci concerne en particulier les domaines qui influencent la vie des citoyens, mais aussi les décisions politiques qui dépendent étroitement de traditions établies ou qui ont déjà fait l'objet de débats et de décisions dans l'espace public des institutions démocratiques et parlementaires nationales".

En conséquence, du fait du "déficit de démocratie structurel" qui caractérise l'Union européenne, les droits de co-décision du Parlement allemand devront selon la Cour être inscrits dans la loi de manière à "garantir l'efficacité du droit de vote" des citoyens allemands et en sorte que l'Union européenne "n'outrepasse pas les compétences qui lui ont été octroyées".

Ceci revient à favoriser une reprise en main des affaires européennes par les peuples et leurs représentants élus au détriment des apparatchiks de Bruxelles. En toutes lettres : "Le Traité n'est pas assez participatif. Or nous ne pouvons bâtir l'Europe que de manière démocratique. L'Union européenne ne peut pas être seulement dirigée par des bureaucrates et des gouvernements". Selon la Cour constitutionnelle, le Bundestag et le Bundesrat ne sont pas assez associés aux transferts de compétence en direction de l'Union Européenne, ce qui constitue une violation de la Loi Fondamentale allemande.

Pour éviter que les compétences de l'Union Européenne ne soient étendues en cachette, la Cour de Karlsruhe exige que le Bundestag donne son accord en légiférant chaque fois que l'Union Européenne s'octroiera de nouvelles attributions. Jusqu'à présent, le Parlement allemand ne pouvait qu'émettre un avis ou, au mieux, exercer un droit de veto. Pour les juges constitutionnels, un tel "laissez-faire" (en français dans l'arrêt) est anticonstitutionnel.

Rappel : "Rédigé après l'échec du projet de Constitution européenne en 2005, le Traité de Lisbonne, censé rendre l'UE plus efficace et plus influente dans le monde, n'entrera en vigueur que s'il est ratifié par les 27 pays de l'UE. A ce jour, 23 pays l'ont ratifié. Son devenir est suspendu à la tenue d'un nouveau référendum en Irlande et à sa ratification complète en République tchèque et en Pologne. Pour les "élites" européennes, la ratification du Traité de Lisbonne est primordiale, parce qu'il est à 97% l'équivalent du TCE [le projet de Constitution européenne rejeté par référendum par les Français et les Hollandais] (selon son rédacteur constitutionnel, Valéry Giscard d'Estaing) et qu'il consacre le retour du § III du TCE sans en porter le titre ("la concurrence libre et non faussée qui permet la création de richesses et qui tend au plein emploi")." Ne nous réjouissons pas trop vite, la portée de l'arrêt du 30 juin sera certainement limitée... La suite ici : Renovezmaintenant67.eu.

Des signes annonciateurs : La chute de la maison Europe.
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 12:25
Il était récemment question ici de colonialisme, à tort à mon sens ( Dialogue avec nos lecteurs ). Mais en voici un cas d'école : la visite officielle du Gringo en Afrique et l'accueil toujours folklorique et tellement spontané que les potentats locaux lui concoctent. "Quelle joie de vivre, ces Africains !", et autres phrases-clichés toutes faites. Cela se passe durant la Seconde Guerre mondiale, dans un village du Rwanda. La rencontre du puritanisme baptiste, témoin de Jéhovah en plus, avec l'espièglerie des femmes autochtones, j'imagine la tête du général... Tordant ! Et puis, bien fait ! La morale de l'histoire ? On peut en tirer de toutes sortes sur la diversité culturelle. J'en retiendrai une en forme de lapalissade : L'étranger n'est pas chez lui chez les autres !

*
Une visite au Rwanda

Le général Eisenhower s'apprêtait à aller passer ses troupes en revue au Rwanda. Le gouverneur local tenait à ce que toutes les femmes africaines se tiennent sur le bord de la route de terre battue lorsque le général passerait dans sa jeep et poussent des cris de bienvenue en agitant les bras. Le seul problème, c'est que les femmes indigènes ne portaient pour tout vêtement qu'un collier de perles de couleur et, quelquefois, une mince lanière de cuir autour de la taille.

Impossible, donc. Le gouverneur appela le chef de la tribu et lui exposa l'affaire. "Tout ira bien", dit l'homme. Si le gouverneur pouvait fournir quelques dizaines de blouses et de jupes, il se faisait fort de veiller à ce que les femmes s'en revêtent pour cet événement. Le gouverneur et les missionnaires procurèrent les vêtements.

Le jour de la grande parade, néanmoins, on découvrit, quelques minutes à peine avant que la jeep d'Eisenhower ne fît son apparition sur la route, que les femmes africaines portaient les jupes, mais pas les blouses, qu'elles avaient laissées chez elles, car elles ne leur plaisaient pas. Et elles étaient là, bien rangées des deux côtés de la route, en jupe mais les seins nus, et pas de sous-vêtements, pas un fil de plus sur elles.

En entendant cela, le gouverneur faillit avoir une attaque. Il tança le chef de tribu, qui lui certifia avoir parlé avec la déléguée des femmes et avoir reçu d'elle l'assurance que celles-ci étaient d'accord pour se couvrir les seins à l'arrivée du général.
- Tu en es sûr ? hurla le gouverneur.
- Parfaitement sûr.

Il était trop tard pour discuter. On ne peut donc qu'imaginer la réaction du général Eisenhower quand, à l'arrivée de sa jeep, les femmes aux seins nus soulevèrent l'une après l'autre leur jupe dans un geste gracieux pour s'en couvrir le visage.

(Extrait de C.P. Estès, Femmes qui courent avec les loups, 1992)
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 23:24
Connaissez-vous les Yoghourts ? Jusqu'ici totalement ignorés des géographes, les Yoghourts sont une population d'Asie centrale qui gagne pourtant à être connue et appréciée. D'après des renseignements exceptionnels recueillis par le Quai d'Orsay, ils résident dans la région de l'ancien Turkestan oriental, quelque part du côté de la Chine-qui-est-un-grand-pays, et seraient environ 7 millions, cf. http://www.diplomatie.gouv.fr:BienvenuschezlesYoghourts. Depuis des temps immémoriaux, les Yoghourts cuisinent d'excellents raviolis, et ceci est de la plus haute importance. Car ce sont de fins gastronomes que ces Yoghourts. Des gens distraits aussi. Voyez un peu : ils ont toujours pensé qu'ils étaient chez eux chez eux ! Ils sont fous ces Yoghourts ! Mais nos amis les Chinois sont là pour leur rappeler qu'ils se trompent. Chinois et Yoghourts ont d'ailleurs en commun de vieilles coutumes tout à fait pittoresques appelées "affrontements ethniques". Tout ce qu'il y a de plus traditionnel. On sait bien que dans ces pays lointains les gens sont tous un peu arriérés et primitifs. Aussi ne s'étonnera-t-on pas que leur folklore soit un tantinet rustique. Car il n'est pas de ces événements festifs qui ne se solde par quelques morts. Quelques centaines même, mais on ne va pas chipoter. Mais les Yoghourts sont des gens très bien. Ce sont des Musulmans plutôt ouverts et pas du tout sectaires (bref, pas comme le Muz ordinaire), quoiqu'un peu terroristes quand même.

Prochainement : Bernard Kouchner en visite officielle chez les Yoghourts.

Mercredi 8 juillet 2009, déclaration du Ministre des Affaires étrangères sur France Info...

Voir aussi :
Le droit de savoir : Michel Collon parle de Kouchner
Bernard Kouchner, bombardier sans frontières

Dernière minute : D'aucuns ont aussi évoqué des massacres de "Ouïgours" perpétrés dans une obscure province du fin fond de la Chine, mais c'est certainement par confusion ou par méconnaissance. Il vaut mieux laisser ces questions aux spécialistes.
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:49
Un lecteur nous signale un texte du 6 mai 2007 du psychiatre Serge Hefez, Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices, qui aboutit grosso modo aux mêmes conclusions que mon portrait de Nicolas Sarközy d'avril 2007, soit un mois avant les élections présidentielles... du 6 mai 2007, qui l'ont porté au pouvoir ( Pervers narcissique à tendance paranoïaque ). Je reproduis ci-après ma réponse au commentaire, qui fait état de nos divergences.

D'abord, tous les propos bizarres de Sarközy ne sont pas nécessairement symptomatiques de perversion narcissique ou de paranoïa. Il y a aussi chez lui beaucoup d'ignorance, doublée d'un absolu j'm'enfoutisme, qui fait qu'il dit souvent n'importe quoi.

Soyons précis dans les termes. Par exemple, je ne considère pas symptomatiques les deux phrases suivantes, citées par M. Hefez, et ne suis pas convaincue par l'interprétation qu'il en donne :

"• Le déni : «La France n’a jamais commis de génocide», en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur [Jacques Chirac])."

D'abord, collaboration n'est pas génocide. Je ne suis pas sûre que la proposition inverse soit plus pertinente : "La France" a commis un génocide, des génocides, a toujours commis des génocides... Qu'est-ce que ça veut dire ? Certes, la phrase de Sarko, c'est du n'importe quoi. Mais la première réponse qui me vient à l'esprit, c'est plutôt le génocide vendéen, car celui auquel pense M. Hefez ne s'est pas principalement produit sur le territoire national et la France n'en était pas l'instigatrice. Donc... lui aussi dit un peu n'importe quoi ! Sans compter que Sarko lui-même fait grand usage de la politique de repentance instaurée par son prédécesseur et qu'à mon sens nous n'avons justement pas "besoin de repentance", mais juste de vérité.

"• La diffamation sans y toucher : «ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme."


Je ne sais pas si c'est du mépris ou du colonialisme, mais de la rhétorique politique, oui. Sarko n'est d'ailleurs pas le premier à l'avoir dit (je pense à Brigitte Bardot, par exemple), et cherchait en reprenant le propos à se donner une image d'homme de droite qu'il n'est pas. Si on veut lever l'anonymat du "On", il faut renoncer au baillon du politiquement correct et appeler un chat un chat, et un musulman préparant la fête de l'Aïd selon les rituels de sa religion, un musulman. De fait, oui, il y a aujourd'hui en France des égorgements de moutons sans pitié pour les pauvres bêtes. Si la phrase de Sarko est perverse, ce n'est pas par "colonialisme" mais parce que le sort des moutons que nous sommes, il s'en fout !

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 23:53
Où il sera encore question du fonctionnement abracadabrant de la démocratie à la française, un système qui semble ne pouvoir se passer d'argent sale... Nous évoquions le financement par les Gabonais des campagnes aux élections présidentielles de plusieurs notables de droite comme de gauche, notamment Jacques Chirac : "La démocratie ne nous intéresse pas" . Voici que l'on apprend que celle d'Edouard Balladur en 1995 aurait été payée par... les Pakistanais !

Comment croire une seule seconde que la générosité du Gabon d'Omar Bongo ou de la République islamique du Pakistan soit gratuite ? Les financiers attendent toujours un retour sur investissement. La politique apparente, celle que présentent les médias, avec ses ressorts officiels, ses déclarations de principe, ses protestations de vertu, est parfois très éloignée de la politique réelle de gouvernants qui accèdent au pouvoir déjà grevés de dettes secrètes et de bienfaiteurs à rétribuer.

Mais pour les principaux intéressés, bien sûr, tout ceci n'est que fable. Interrogé le 19 juin 2009 par le journaliste Philippe Alfroy sur les derniers éléments de l'enquête concernant l'attentat de Karachi (voir la dépêche AFP ci-après), le président de la République française Nicolas Sarközy, à l'époque des faits ministre du budget, ne trouve en effet rien de mieux à répondre que : "Qui peut croire à une fable pareille ?", avant de s'esclaffer. Mais bien sûr, après toutes sortes de mimiques : "Pardon hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de choses comme ça."

Sinistre, sanglante fable, qui se sera cette fois terminée par la mort de onze expatriés français un matin de mai 2002 à Karachi.

*
Attentat de Karachi - Sarkozy rejette la piste de la corruption
AFP - 20 juin 2009

Paris - L'enquête sur un attentat qui avait tué 11 ingénieurs français en 2002 à Karachi s'oriente vers la piste d'un contentieux franco-pakistanais doublé de commissions occultes reversées à des hommes politiques à Paris, une hypothèse qualifiée de «fable» hier par Nicolas Sarkozy.

Les victimes françaises de cet attentat commis le 8 mai 2002 par un kamikaze dans la capitale économique du Pakistan étaient des salariés des arsenaux d'État français DCN. Trois Pakistanais avaient également été tués.

L'avocat des familles de sept des 11 ingénieurs a affirmé, après une rencontre jeudi avec les juges antiterroristes français, que l'enquête avait été relancée sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais lié à la vente en 1994 de sous-marins.

Celle-ci aurait donné lieu au versement de commissions au Pakistan, mais aussi à des rétro-commissions en France ayant pu financer la campagne présidentielle en 1995 de l'ex-premier ministre français Edouard Balladur.

«C'est ridicule [...] c'est grotesque [...], qui peut croire une fable pareille ?», a répondu le président français hier à la presse à l'issue du Sommet européen à Bruxelles. «Si vous avez des éléments, donnez-les à la justice!» a-t-il lancé, agacé.

Selon l'avocat des familles, Me Olivier Morice, l'attentat aurait été organisé en représailles au non versement de commissions. «Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995», a affirmé Me Morice. Selon l'avocat, la piste islamiste, longtemps privilégiée «est totalement abandonnée» par la justice française, les enquêteurs disposant de nouveaux éléments pour accréditer la thèse du contentieux franco-pakistanais.

L'avocat des familles pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions de M. Balladur et Jacques Chirac. Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années» mais souligné que tout s'était déroulé de manière «parfaitement régulière».

Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles avaient transité des commissions. Un de ces documents faisait état en septembre 2002 d'une «instrumentalisation» de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée «pour obtenir le versement de commissions non honorées».

Le versement de commissions, interdit par une convention de l'OCDE de 2000, était encore légal en 1994. D'éventuelles rétro-commissions dont auraient pu bénéficier à cette époque des décideurs français sont en revanche réprimées par la loi.

L'éventuel financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique.

Les policiers avaient alors trouvé une note mentionnant l'aval du directeur de cabinet de M. Balladur, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, pour la création d'une des sociétés par lesquelles transitaient des commissions.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:56
Même si c'est prétentieux pour un petit blog de rien du tout, on ne s'appelle pas Géopolis pour rien. Composé de deux mots grecs, : la Terre, et polis : la cité-Etat, "Géopolis" renvoie bien sûr à la géopolitique, comprise comme "l'étude des rapports entre données géographiques et politique des Etats", ou au sens où je l'entends plus directement, synonyme de "politique internationale" (les relations entre les Etats de la Terre).

Une autre acception est possible, si l'on met l'accent sur les données physiques du territoire, la géographie, qui explique que ce soit aussi le nom choisi pour le site de la Confédération française des acteurs des Sciences de la Terre : http://www.geopolis-fr.com, où il ne sera pas tant question de géopolitique que de minerais, de volcans, de géologie, mais à y bien regarder les deux sont liés (pétrole, uranium...).

En revanche, pour un scooter...  Le Géopolis 125 est en effet un nouveau deux roues motorisé de la marque Peugeot lancé en 2007, 125cm3 donc et 150kg (poids à sec, dit la fiche technique - tout mouillé c'est plus lourd), que notre lecteur pourra acquérir pour la modique somme de 3.500 à 4.000 €, ou que nous lui offrirons gracieusement s'il trouve la réponse à la question secrète que je n'ai pas encore posée*. Que dire de plus ? En rouge ou noir, ce n'est pas trop mal. Mais quelle idée de lui donner ce nom-là ! Encore une billevesée de publicitaire ! Le scooter Géopolis, voyons un peu, c'est pour que l'acheteur potentiel s'imagine faire le tour du monde avec, ou quelque chose comme ça.
La chose !

*Voir notre grand jeu-concours subventionné par Peugeot Citroune.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 14:34
"La démocratie ne nous intéresse pas." Ce n'est pas le mot d'un mollah iranien, mais une citation de feu le président du Gabon, Omar Bongo († juin 2009), grand ami et parrain des dirigeants français. Et, comme c'est bizarre, aucun d'eux jusqu'à N. Sarközy compris, ne s'est jamais indigné du caractère frauduleux de ses réélections successives depuis son accession au pouvoir en 1967.

Eléctions présidentielles au Gabon ces 40 dernières années :

1973, Omar Bongo, candidat unique, est élu avec 99,6% des voix. Excusez du peu.

1979, il est réélu avec un score meilleur encore : 99,8% des voix.

1986, score en progression : 99,97% des voix.

1993, après l'introduction du multipartisme, son score tombe officiellement à 51% des voix, en forçant un peu le destin (dixit Jacques Foccart lui-même).

1998, il fait 66% des voix, contre seulement 16,5% à son principal opposant, l'ingénieur Pierre Mamboundou (Union du Peuple Gabonais). Vous avez dit fraude ?

2005, 79,18% des voix. L'accusation de fraude massive, formulée par l'opposition gabonaise, n'a pourtant pas été reprise de façon très audible par la "Communauté internationale"...

Si l'on ajoute à cela que plusieurs des principaux opposants au régime gabonais sont morts assassinés (Germain Mba en 1970, le poète Dieudonné Ndouna-Depenaud en 1977...) et que Pierre Mamboundou en a encore réchappé de justesse en 2006, on mesure le caractère démocratiquement exemplaire du Gabon de Bongo ! Mais chut ! Silence médiatique.

C'est que le grand démocrate Bongo a aussi joué un grand rôle pour la démocratie en France en finançant les campagnes de Jacques Chirac et en "conseillant" Nicolas Sarközy lors de l'élection présidentielle de 2007... La démocratie française portée par les pauvres Gabonnais ! C'est qu'avec ses quelque 70 comptes en banque à l'étranger détournant les revenus du pétrole dont son pays est exportateur, Omar Bongo pouvait se le permettre.

"Le bonheur n'est qu'un rêve inachevé,
Un seul instant suffit pour tout confondre."
Dieudonné Ndouna-Depenaud, "Le mort n'est pas mort", extrait du recueil de poèmes Rêves de l'aube (Libreville, 1975)
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 22:47
Deux points de vue opposés sur l'Iran aujourd'hui.

Pour moi, il ne fait pas de doute que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad - Nejad pour les intimes - ait été réélu ce dimanche tout à fait démocratiquement. Parce que s'il s'avérait, comme le disent des personnes aussi désintéressées que nos bons amis américains, qu'il y ait eu dans les élections de ce dimanche quelques fraudes, votes achetés ou sous influence, et matraquage médiatique, il n'y aurait là-encore rien que de très démocratique. Il suffit pour s'en convaincre de voir comment nos médias ont fait les dernières élections européennes, passant sous silence des listes sérieuses pour mieux promouvoir celles de l'Omniprésident et des faux écologistes de Cohn-Bendit et compagnie, aussi financés par l'Elysée. Nos Messieurs des gouvernements occidentaux sont vraiment mal placés pour donner des leçons de morale.

La réalité, c'est qu'en dehors de Téhéran, Nejad reste très apprécié dans son pays, en particulier auprès des couches populaires qui constituent tout de même la très large majorité des 70 millions d'habitants et plus que compte l'Iran. Sa politique ouvertement populiste, ici au meilleur sens du terme c'est-à-dire favorisant les plus modestes, y est sans doute pour beaucoup. La participation a atteint les 85%, ce qui là aussi contraste avec les élections prétendument représentatives de chez nous. Quoi qu'il en soit des vertus du système, Nejad est donc réélu avec 62,6% des voix contre 33,7% à Mir Hossein Moussavi, le candidat préféré des beaux quartiers de la capitale. Au demeurant, le vrai dirigeant du régime, l'ayatollah Ali Khamenei, vient de saluer la victoire de Nejad. La messe est dite, du moins pour l'instant. Parce que dans les rues de Téhéran, ça commence à chauffer.

C'est mon point de vue, et je le partage ! Je vous renvoie à ce sujet au blog du journaliste Georges Malbrunot : Iran : Pourquoi une telle surprise ?. Ah, mais que c'est malheureux me direz-vous. Peut-être. Il n'en demeure pas moins que l'Iran tel qu'il est, ses mollahs et son Nejad dont les médias occidentaux nous ont fait un épouvantail, l'Iran donc est un des rares pays à ne pas se plier aux diktats du Nouvel Ordre Mondial, et ça c'est plutôt sympathique. Cependant, les opposants iraniens au régime ont une toute autre idée de la situation présente, notamment le Conseil national de la Résistance iranienne de Madame Maryam Radjavi.

Sources : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/ ; http://www.ncr-iran.org/fr/index.php

Car tout n'est pas rose au pays des roses. Et la France joue un vilain petit rôle dans l'affaire. C'est en tout cas ce que nous rapporte notre envoyé spécial au Sénat, Sam Fonta, qui nous présente ici les derniers épisodes d'une sombre affaire façon Irlandais de Vincennes où notre gouvernement a encore trempouillé.

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La France et les mollahs ou la danse du serpent
par Sam Fonta

Le 11 février 2009 (30 ans, jour pour jour, après la prise de pouvoir de Khomeiny à Téhéran), une réunion publique s’est tenue au Sénat, sous l’égide du « Comité Français pour un Iran Démocratique » qui rassemble députés, sénateurs et anciens ministres de tous bords. À cette occasion, des élus, des avocats et des responsables d’associations ont, sous la présidence de Jean-Pierre Michel, sénateur de la Haute-Saône, éclairé les divers aspects du lourd contentieux qui oppose, depuis plus de cinq ans, la justice française et l’opposition iranienne résidant dans notre pays. Intervenant juste après une décision historique de l’Union européenne vis-à-vis de la résistance iranienne, la réunion des parlementaires fut l’occasion de dresser un bilan dont il convient d’exposer les aspects essentiels.

En juin 2003, après avoir assuré pendant vingt ans leur protection, les autorités françaises orchestrèrent contre les militants de l’opposition iranienne, en exil à Auvers-sur-Oise (Conseil National de la Résistance Iranienne et Organisation des Moudjahidins du Peuple Iranien), une mise en scène médiatique autour de 1300 gendarmes et policiers convoqués pour appréhender une centaine d’opposants à la dictature théocratique et islamiste de Téhéran. Certains d’entre eux furent inculpés sur le champ « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ce revirement radical était consécutif au ballet diplomatique franco-iranien qui, entre le voyage de Dominique de Villepin en avril 2003 et celui du ministre du Commerce extérieur le mois suivant, permit à la France d’obtenir de juteux contrats pour de puissantes entreprises hexagonales, Total en tout premier lieu.

Près de six ans plus tard, ce choix de sacrifier les résistants iraniens en leur imputant ce contre quoi ils luttent – un terrorisme sanglant – apparaît désormais aussi pervers qu’intenable. Les supposés « terroristes » attendent toujours un procès sans cesse repoussé car il ne pourrait qu’aboutir à leur relaxe et ils ont, entre temps, entrepris et gagné 21 actions en justice contre les autorités françaises. Il apparaît aujourd’hui clairement que le pouvoir politique a, dans cette affaire, instrumentalisé la lutte anti-terroriste à partir de dossiers vides : les seuls éléments à charge reposaient en dernier lieu sur des « preuves » fabriquées, envoyées de Téhéran par les officiers tortionnaires des unités de répression du régime. Aujourd’hui, les résistants iraniens sont ainsi libres de leurs mouvements et peuvent se réunir de nouveau à Auvers. l’État français, désavoué à de multiples reprises, persiste dans son égarement malgré les interpellations de plus en plus véhémentes des parlementaires. Une telle attitude relève sans doute d’un entêtement orgueilleux, mais plus vraisemblablement d’une crainte de déplaire à la junte religieuse de la République Islamiste.

Ce déni de justice et de respect des procédures démocratiques a fini par troubler les élus. Adrien Zeller, Président de la Région Alsace, a ainsi souligné ce qu’il y a d’inquiétant pour des citoyens français à constater que les autorités de notre pays font si peu cas des principes des Droits de l’Homme et des décisions de juridictions parfaitement compétentes telle la Cour européenne de Justice. Cette dernière a, par deux fois et avec des attendus fort sévères, intimé l’ordre aux gouvernements de l’Union de retirer la résistance iranienne (CNRI et OMPI) de la liste officielle des organisations terroristes. Le 27 janvier 2009, après des recours dilatoires de la France pour retarder l’inévitable, le Conseil des Ministres de l’UE a tiré le bilan des décisions judiciaires en lavant les résistants iraniens de l’accusation de terrorisme. La France, seule contre tous, tente actuellement une ultime et dérisoire procédure qui ne peut qu’échouer alors que nos partenaires ont déjà tourné le dos à cette posture indigne. Ainsi, le Ministère des Finances britannique vient de dégeler les avoirs de la résistance iranienne dans les banques anglaises.

La stupéfiante soumission de la France envers les mollahs iraniens, concernant des femmes et des hommes qui luttent pour abolir un système de terreur organisée, attire désormais vers Paris les regards surpris et réprobateurs de ceux, nombreux en Europe (parmi lesquels 2000 parlementaires), qui ont pris le parti de défendre l’opposition au régime sanguinaire et corrompu de Téhéran.

Car enfin, pourquoi persister dans une telle attitude de dépendance envers un pouvoir criminel qui incarne ce qu’il y a de plus opposé aux fondements de la République française ? Pour remporter des contrats industriels, précieux en période de crise ? Mais les Anglais ou les Allemands sont certains d’en obtenir autant, sinon plus, tout en conservant leur dignité. Pour éviter que les machiavels en turban ne dirigent vers Paris les réseaux terroristes bien réels qu’ils nourrissent ? Mais alors, quelle lâcheté, au moment même où les plus hautes autorités de notre pays répètent à l’envi « qu’il faut être ferme » dans le dossier du nucléaire iranien, donnant au passage de risibles leçons à l’administration Obama.

Il existe en outre, comme l’a relevé l’avocat Mario Stasi, un enjeu humanitaire : celui des milliers d’opposants iraniens réfugiés à Achraf, en Irak. La position isolée et absurde de la France peut en effet être invoquée demain par le gouvernement irakien pour justifier, dans un marchandage cynique et mortel avec les maîtres de Téhéran, le renvoi des réfugiés vers les potences qui les attendent. Arrogante, foncièrement injuste, niant sans vergogne la réalité au-delà de ce qui est admissible, telle apparaît en définitive l’attitude officielle adoptée sur cette question par le pays des Droits de l’Homme et de l’ingérence humanitaire.

La posture dans laquelle s’entêtent désormais sans espoir le Quai d’Orsay et l’Élysée, nous fait penser à celle d’un apprenti charmeur de serpent qui, soufflant dans son instrument, aurait réussi à faire sortir de son panier un cobra au venin mortel mais ne saurait plus comment l’y faire rentrer. Pensant que, s’il s’arrête de jouer, le serpent le mordra, il continue de souffler jusqu’à épuisement pour repousser le moment fatal. Personne ne lui a dit que le serpent était en réalité sourd et que seuls les battements de pied rythmant la musique le tiennent en respect ! Il en est de même des mollahs : il suffit de marteler une position ferme avec détermination et constance pour rendre leur poison inopérant. Tous ceux pour qui le respect d’eux-mêmes et des hôtes que la France a accueillis n’est pas un vain mot, auront en tous cas à cœur de lutter sans faiblesse, comme s’y sont engagés les parlementaires réunis au Sénat le 11 février, pour effacer au plus vite les effets de ce dévoiement persistant et injustifiable de nos dirigeants.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 19:54
Curieusement, le plus grand succès de ce blog, l'article le plus lu de Géopolis, champion toutes catégories depuis sa mise en ligne en avril 2007, n'est pas un article de géopolitique à proprement parler.

Sous le titre de Pervers narcissique à tendance paranoïaque , il s'agissait d'une analyse en creux de la personnalité d'un certain... Nicolas Sarközy, qui à l'époque n'était pas encore président de la République française.

Le pervers narcissique, manipulateur, comédien et généralement bien intégré en société, est beaucoup plus difficilement repérable que d'autres "cas" psychopathologiques. Et pourtant sa fréquentation peut se révéler particulièrement destructrice pour ses victimes, tant dans le cadre professionnel que dans celui de la vie privée, comme l'ont révélé au profane les ouvrages de la psychiatre Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement moral.

Une de nos lectrices, psychothérapeute confirmée, consacre au sujet trois sites plus spécialement destinés à venir en aide aux victimes de manipulation. Il s'agit de http://manipulateurs.wordpress.com/, http://pervers-narcissiques.fr/ et http://baboline.unblog.fr/. Ces sites sont d'autant plus utiles, sensibles et informés que leur auteur a elle-même été victime d'un pervers narcissique.

Las ! Celui-ci, bien qu'il ne soit nommé nulle part, s'est reconnu dans les descriptions de pervers narcissiques qui y sont données... Sans bien mesurer que les symptômes décrits n'ont pas de caractère subjectif mais se trouvent caractérisés dans tout Manuel diagnostique de psychiatrie, et que par conséquent le fait qu'il croit s'y reconnaître fait effectivement de lui un pervers narcissique auquel s'ajoute ipso facto la tendance paranoïaque (il se croit visé), l'énergumène a porté plainte pour... atteinte à son image ! Il en faut de l'impudence pour demander en justice l'interdiction de sites et blogs comme ceux susdits, qui sont pourtant essentiels pour l'aide aux victimes... Mais a-t-on jamais vu un pervers narcissique se soucier des victimes ?

Je remets ici un extrait du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux : "Le pervers ressent une jouissance extrême, vitale, à voir l'autre souffrir, à le maintenir dans le doute, à l'asservir et à l'humilier. Étant incapable de relation véritable, il ne peut en établir que dans un registre pervers de malignité destructrice. Les êtres humains ne sont plus pour lui des êtres humains, mais des objets de jeu et de plaisir. Il aime chosifier l'autre, et faire en sorte que sa victime ne puisse jamais s’en sortir, ne serait-ce que pour l'empêcher de témoigner contre lui." Nous y sommes !

Pour mémoire, voici une liste de traits propres à la personnalité manipulatrice empruntée à la psychologue Laetitia Boutry dont la vidéo est en lien sur le blog de Baboline :

- le pouvoir : le manipulateur se situe systématiquement dans un rapport de force avec l'autre,

- la séduction : il est souvent charmant, séduisant, a du bagou et utilise son charisme pour parvenir à ses fins, obtenir ce qu'il veut de l'autre,

- la domination : employant volontiers l'ironie, il a besoin d'humilier et de dévaloriser l'autre pour se sentir fort,

- la culpabilisation : fin psychologue, il s'appuie sur les failles de l'autre, pointe ses défauts en en rajoutant et y insistant à plaisir,

- le refus d'endosser ses responsabilités : rien n'est jamais de sa faute, il ne se remet jamais en cause,

- la capacité à mentir sans vergogne dès qu'il est pris sur le fait,

- la confusion : il revient sur ses dires quand ça l'arrange, rétablit les choses à sa manière et sème le trouble dans l'esprit d'autrui en le faisant douter de ce qui s'est vraiment dit ou fait...

Tiens, tiens... mais c'est que ça me rappelle quelqu'un tout ça... Toute ressemblance n'est pas du tout fortuite !
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 22:05
Tchad (Sahel) - Les récoltes sont engrangées, la saison des pluies s'annonce, voici venu le temps... des razzias ! Vieille coutume, qui se confond plus ou moins avec les mouvements de rébellion appuyés par les Soudanais dans le Sud-Est du pays contre l'autocrate tchadien Idriss Déby. Pour calmer le jeu, l'Union européenne a envoyé début 2008 une force d'interposition composée pour moitié de militaires français, pour moitié d'Irlandais, Polonais, Suédois, Autrichiens, Russes, etc. qui ont surtout pris position autour de la ville d'Abéché, région de Ouaddaï, frontalière du Soudan. Voili, voilà. Et surtout, merci à Benji pour les photos.

Vue d'hélicoptère

Cultures

Récoltes
Photos : http://www.bellapicture.bookfoto.com/
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 17:47
C'est un épilogue tout provisoire, bien sûr, car, comme je le disais ici : La grippe du cochon volant (1) , la prochaine grippe sera mortelle ! Mais je viens de tomber sur un article du journal Le Monde en date du jeudi 21 mai 2009, p. 19 : "Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus - Les élevages industriels sont des bombes sanitaires", qui aborde le même sujet, cf. http://www.lemonde.fr/en-finir-avec-les-usines-a-virus.html. L'article est signé de José Bové, qu'on ne présente plus, et de Marie-Christine Blandin, qui a été rapporteur au Sénat d'un rapport sur la grippe aviaire. Deux remarques d'abord :

1. Les auteurs auraient pu citer leurs sources. Je ne parle pas de mon modeste blog, mais des spécialistes américains comme J. Tietz, F.W. Engdahl dont j'ai repris le texte, ou encore l'association écologiste et tiers-mondiste GRAIN (Genetic Resources Action International) basée en Espagne (http://www.grain.org/front/) qui ont attiré l'attention sur le cas scandaleux du groupe Smithfield Foods, le plus grand producteur mondial de viande de porc aux hormones, cf. La grippe du cochon volant (3) .

2. Ils n'abordent qu'une moitié de la question, à savoir les ravages de l'élevage industriel, incubateur de nouveaux virus transmissibles à l'homme. Mais pas un mot sur l'industrie pharmaceutique qui produit à la fois les antibiotiques dont sont gavés les animaux de ces fermes industrielles concentrationnaires, et les antiviraux destinés à soigner les humains qui seraient victimes des virus qu'ils incubent... Double bénéfice ! J. Bové et M.C. Blandin feignent de croire que cette grippe du cochon serait, je cite, "manifestement plus virulente que les grippes habituelles", ce qui est manifestement faux puisque la grippe hivernale fait tous les ans des centaines de milliers de morts sans qu'on en parle, cf. La grippe du cochon volant (2) .  Et pas un mot sur l'administration massive de l'inefficace et nocif Tamiflu, cf. La grippe du cochon volant (4) .

Pour le reste, tout à fait d'accord : il faut en finir avec l'élevage industriel !

Je reprend deux passages de l'article du Monde qui complètent les informations précédentes :

"Le choix d'élevages hors sol et de logiques industrielles implique nécessairement de forts risques pathogènes. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants. Qui oserait nier que de telles conditions favorisent la mutation adaptative constante des virus et des bactéries ? Il n'est guère surprenant qu'une étude de l'Inserm (Aubry-Damon et coll.) ait montré récemment la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez les salariés d'élevages industriels de porcs."

"Les institutions internationales et nationales n'ont pas tiré les leçons du précédent de la grippe aviaire H5N1. Les tentatives d'incriminer la faune sauvage et les petits élevages de plein air, ainsi que les migrateurs, comme sources de l'épidémie a priori, se sont révélées des impostures."

Et oui, les oies sauvages n'étaient pas en cause.
Ceci est un appel au boycott contre 1. Smithfield Foods et autres groupes équivalents, et leurs viandes pleines d'antibiotiques (et d'hormones, même si celles-là ne sont pas encore autorisées dans l'Union européenne). 2.  Novavax, Roche, GlaxoSmithKline et autres profiteurs de grippe, y compris Sanofi Pasteur, parce que la célébrité du nom de Pasteur cache bien des turpitudes. Voilà ! Rien que ça !!!

Quand l'animal n'est plus que machine, l'homme n'est pas grand chose non plus.
______________________

Mise en garde : M. José Bové est candidat aux élections européennes du 7 juin 2009 pour le compte du groupe Europe-Ecologie. Ne serait-ce qu'en raison de la présence dans ce groupe d'un certain Daniel Cohn-Bendit, tête de liste en Ile-de-France, bien connu pour ses frasques en mai 68, moins pour ses textes pédophiles, j'appelle aussi à boycotter cette liste.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:10
Voici enfin le dernier volet de l'enquête de F.W. Engdahl (cf.  La grippe du cochon volant (1) , (2) , (3)).

Le degré de concentration de la production intégrée de viande de porc de Smithfield Foods a peu à voir avec les méthodes traditionnelles d'élevage. Dans ses implantations maintenant disséminées à travers le monde, les cochons Smithfield vivent par centaines ou par milliers dans des fermes en forme d'entrepôts, rangés comme des sardines. Les truies sont inséminées artificiellement, nourries et délivrées de leurs porcelets dans des cages si étroites qu'elles ne peuvent se retourner.

Comme le note Jeff Tietz, "une quarantaine de porcs mâles adultes de 250 livres n'occupe souvent qu'un enclos réduit où ils se piétinent l'un l'autre jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il n'y a ni lumière du jour, ni paille, ni terre, ni air frais. Les sols sont de claies pour permettre l'évacuation des excréments dans une fosse sous les enclos, mais beaucoup d'autres choses y tombent : placentas, porcelets morts-nés ou écrabouillés, batteries usagées, flacons d'insecticides, seringues d'antibiotiques, tout ce qui est assez petit pour passer dans les larges tuyaux de drainage qui alimentent la fosse.  Ceux-ci sont maintenues fermés jusqu'à ce que les détritus s'accumulent..."

Le témoin poursuit à propos des conditions néfastes de l'élevage dans ces fermes industrielles : "Les animaux deviennent sensibles aux infections, et dans une population aussi dense, il suffit que microbes, parasites ou champignons se déclarent sur un seul pour se propager instantanément à tous. En conséquence, les fermes porcines emploient une large gamme d'antibiotiques et de vaccins, et sont saturées d'insecticides. Sans ces substances (oxytétracycline, draxxine, ceftiofur, tiamuline), les maladies les emporteraient. Les cochons des fermes industrielles sont donc maintenus dans un état comateux jusqu'à leur abattage. Quand un porc tombe malade, les employés le shootent souvent aux médicaments pour qu'il puisse gagner l'abattoir sur ses propres pattes. Car aussi longtemps que l'animal peut se déplacer, il peut être abattu légalement et vendu pour sa viande."

Tietz n'est pas le seul à avoir remarqué l'échelle gargantuesque des problèmes posés par les fermes industrielles de Smithfield Foods. L'Agence gouvernementale US pour la protection de l'environnement (EPA) a mis plusieurs fois Smithfield Foods à l'amende pour les dommages causés aux nappes phréatiques par les rejets de lisier de ses fermes industrielles à Tar Heel et ailleurs aux USA. En Virginie où elle à son siège, la firme a été condamnée à payer 12,6 millions de dollards en 1997 pour 6.900 infractions aux règlements sur la propreté des eaux - la 3e condamnation civile la plus élevée jamais rendue par l'EPA pour ce type d'infraction. En cause : les déchets générés par l'abattage des porcs et l'équarrissage. Pourtant il ne semble pas que les amendes aient changé les pratiques de l'entreprise en quoi que ce soit.

Smithfield Foods a disséminé ses élevages industriels de porcs à d'autres pays où la législation sur l'environnement est supposée moins contraignante, notamment en Roumanie, en Pologne et, bien sûr, dans les zones rurales du Mexique. Il y a plusieurs années, la ferme industrielle de Smithfield en Roumanie avait fait l'objet de sérieuses accusations de la part des autorités locales et des services de santé roumains. Smithfield avait alors refusé aux autorités locales l'accès à ses élevages porcins alors que les habitants se plaignaient de la puanteur émanant de centaines de carcasses de cochons qu'on y laissait pourrir des jours entiers. "Nos médecins n'ont pas pu mener de missions d'inspection dans les fermes américaines," déclarait Csaba Daroczi, directeur adjoint des Services Vétérinaires de Timisoara. "Chaque fois qu'ils ont essayé, ils ont été jetés dehors par les gardes. Smithfield nous a proposé de signer une convention qui nous aurait astreints à les prévenir trois jours avant chaque inspection." Il est apparu par la suite que Smithfield avait cherché à dissimuler une épidémie majeure de fièvre porcine survenue dans ses fermes industrielles de Roumanie...

Entrée en lice du cartel du médicament

Plutôt que d'ordonner une enquête indépendante sur les germes pathogènes générés par les rejets toxiques des fermes industrielles de Smithfield Foods et autres producteurs dans l'état de Veracruz - Mexique, et ailleurs, l'OMS semble de plus en plus encline à créer un climat favorable à la distribution de masse de produits qui se sont déjà avérés dangeureux, et parfois mortels, à savoir les antiviraux comme le Tamiflu.

Le 14 avril, soit près de deux semaines avant que débute la panique autour des cas de grippe du cochon (ou A H1N1 comme on préfère dire maintenant) au Mexique, le groupe pharmaceutique US Novavax annonçait que des essais pré-cliniques venaient prétendument de montrer "qu'un vaccin expérimental à base de particules virales du type H1N1 obtenues à partir de la souche de la grippe espagnole de 1918 protégeait à la fois contre la grippe espagnole et contre des souches très pathogènes de grippe aviaire H5N1". Le vaccin génétiquement modifié de Novavax, affirmait l'entreprise, "protège les souris et les furets" et apporte aussi opportunément une protection "contre les souches virales H1N1 et H5N1".

Le 24 avril, l'OMS publia un communiqué de presse relatant que "les virus de la grippe du cochon (A H1N1) identifiés dans l'épidémie mexicaine n'avaient jusqu'à présent jamais été détectés ni chez le cochon, ni chez l'homme", ajoutant que ces virus se montraient sensibles à l'oseltamivir. L'Oseltamivir est le nom technique du Tamiflu, le médicament inventé par la société Gilead Sciences - dont le propriétaire n'est autre que Donald Rumsfeld [ancien Secrétaire à la Défense des USA sous G.W. Bush] - et distribué sous licence par les laboratoires Roche. Comme par hasard, la FDA (Food and Drug Administration US) émit dès les 27 avril une autorisation d'urgence pour l'administration de Tamiflu aux enfants de moins d'un an par les services de santé US. Le document de la FDA précisait qu'il avait été décidé "d'autoriser l'usage d'un médicament non approuvé ni évalué ou dans un usage non évalué du fait d'une situation d'urgence". Cela laisse entendre que le gouvernement des USA est prêt à laisser distribuer à la population paniquée - et laisse déjà - des drogues expérimentales, telles que le vaccin de Novavax, les stocks de Tamiflu et d'autres antiviraux comme le Relenza (zanamivir) du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline.

Or les données connues à ce jour sur les "cas confirmés" de grippe H1N1 dans le monde, soit 985 cas de grippe du cochon, ne justifient nullement que l'on soumette les populations humaines à des médicaments dont les effets secondaires incluent déjà des cas de mort, complications sévères et symptômes grippaux et qui, comme le Tamiflu, n'ont jamais passé pour prévenir ou soigner la grippe.

Tout le psychodrame des dernières semaines ressemble de plus en plus à un mauvais remake d'un roman de Science Fiction. Pour ajouter encore à l'étrangeté du roman, en novembre 2004, dans les premiers jours de la panique mondiale causée par l'annonce d'une hypothétique grippe aviaire, alors que le Tamiflu était présenté pour la première fois par Donald Rumsfeld et ses autres promoteurs comme le remède miracle, l'OMS publia un extraordinaire scénario de fiction. Pour une agence de l'ONU qui produit d'ordinaire d'ennuyeuses notes scientifiques à l'intention des professionnels de santé du monde, le rapport de 2004 était étonnament prémonitoire du scénario actuel de panique due à la grippe du cochon. Dans un passage de pure fiction intitulé "Un jour viendra", l'OMS écrivait donc il y a 4 ans :

"Des rumeurs d'un début d'épidémie d'une maladie respiratoire de gravité inhabituelle apparue dans deux villages d'une province reculée sont parvenues au ministère de la santé d'un des Etats membres de l'OMS. Une inspection est diligentée vers cette province et apprend que l'épidémie a commencé un mois plus tôt. Les enquêteurs identifient au moins 50 cas de contamination. Toutes les tranches d'âge sont touchées. Vingt patients sont traités dans l'hôpital de la province. Cinq personnes sont déjà mortes de pneumonie et d'insuffisance respiratoire sévère. La surveillance des zones avoisinantes est accrue et de nouveaux cas sont identifiés dans toute la province. Des prélèvements sur plusieurs patients sont analysés en laboratoire et trouvés positifs au virus grippal de type A, mais les analyses ne permettent pas de préciser la souche. Les prélèvements sont alors envoyés au laboratoire de référence de l'OMS pour la grippe, où le virus est identifié comme grippe A (H6N1), une souche jamais identifiée chez l'homme auparavant. Le séquençage génétique indique que la majorité des gènes du nouveau virus proviennent d'un virus de grippe aviaire, le reste dérivant d'une souche de grippe humaine."

Si on remplace grippe A (H6N1) par grippe A (H1N1), on croirait entendre parler de la situation actuelle. Le récit de fiction de l'OMS en 2004 peut se lire comme le scénario de ce qui s'est passé depuis avril au Mexique, aux USA et au-delà. Cela conduit à se poser des questions : le monde ne serait-il pas soumis à un jeu de guerre psychologique à grande échelle destiné à favoriser la prise de médicaments dangeureux pour contrer un danger qui n'existe pas ?

Avec la révision à la baisse des cas répertoriés au Mexique et en l'absence de signe d'une nouvelle contagion de grippe espagnole de 1918 ou pire, comme les autorités l'annonçaient il y a encore quelques jours, il est grand temps de lancer une enquête complète sur les fermes industrielles et autres concentrations d'élevages à travers le monde. Grand temps aussi pour les autorités d'arrêter de couvrir le véritable et colossal danger qu'elles représentent.
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:59
Un changement de nom révélateur
Suite de La grippe du cochon volant (2)

Maintenant, non seulement les victimes new-yorkaises de la pire pandémie depuis la Peste Noire montrent des signes de rétablissement remarquable après seulement quelques jours, mais l'OMS annonce aussi un changement de nom au beau milieu des événements. Le 1er mai, l'OMS, le CDC et le National Institute of Health du Maryland ont tous déclaré que le terme de "grippe du cochon" n'était plus approprié, et ce, malgré que, selon le docteur Raul Rabadan, professeur de biologie à l'Université de Columbia, 6 des 8 segments génétiques du virus sont d'une grippe porcine, les deux autres, aviaire et humain, se rencontrant chez le porc depuis quelques décennies. Nous sommes invités à l'appeler à la place grippe A (H1N1). Un nom qui sonne bien !

Le changement de nom est intervenu à la suite d'une intense campagne de lobbying menée par les producteurs de porc US pour l'abandon de l'étiquette "grippe du cochon" car elle portait apparemment tort aux ventes de porc. Le plus grand producteur mondial de porc, l'américain Smithfield Foods of Virginia, faisait certainement partie des industriels du lobby demandant le changement de désignation auprès de l'OMS et du CDC. Ils ont obtenu gain de cause. Mais changement de nom ou pas, la chaîne de production porcine de Smithfield Foods et autres fermes industrielles, ou CAFOs comme on les appelle (Concentrated Animal Feeding Operation), mérite qu'on y regarde de plus près.

Les premiers malades et morts de la grippe du cochon au Mexique ont été enregistré à La Gloria, municipe de Perote, état de Veracruz, où, avant leur signalement officiel, les habitants du coin manifestaient depuis des semaines contre les dangers que faisait planer sur le village la grande ferme - CAFO - locale de Smithfield Foods. Enfants et adultes du voisinage du site présentaient en effet toutes sortes de symptômes. Smithfield Foods est le plus grand producteur industriel de viande de porc. Il est aussi l'un de ceux qui présentent des taux records de problèmes de santé et de sécurité.

Lisier de porc et autres joyeusetés

Comme le signale GRAIN (Genetic Resources Action International, une ONG spécialisée), "le développement de fermes industrielles de grande échelle en Amérique du Nord a créé des conditions parfaites pour l'émergence et la diffusion de nouvelles poussées de grippes hautement virulentes". Le lisier de porc est au centre du problème, ce que le changement de nom proposé par le CDC tend opportunément à dissimuler.

L'étude de GRAIN montre que les fermes industrielles, en concentrant un grand nombre de bêtes, sont un foyer idéal d'agents pathogènes. En 2003, la revue Science mettait en garde contre le fait que la taille croissante des fermes industrielles et l'usage massif de la vaccine qu'on y fait mènerait à brève échéance à l'émergence d'une grippe du cochon. C'est la même histoire avec la grippe aviaire : de grandes fermes industrielles concentrant des dizaines de milliers de poulets produisent quantité de rejets toxiques.

Smithfield Foods, le plus grand boucher de cochons du monde et propriétaire de fermes industrielles, a une impressionnante liste de records en matière de violations des règles d'hygiène et de sécurité, y compris les règlements sanitaires sur l'eau. La plus grande ferme industrielle des USA est celle de Tar Heel en Caroline du Nord. Selon des informateurs locaux, la ville pourrait tout aussi bien être rebaptisée "Lisier de Cochon", étant donnée l'énorme quantité de lisier et assimilés rejetés par la ferme industrielle Simthfield Foods de Tar Heel.

Comme l'a calculé Jeff Tietz, dans une étude sur le problème du lisier de cochon, les meilleures estimations donnent un rejet total annuel de 26 millions de tonnes. De quoi remplir quatre stades de France. Même réparti entre les nombreuses petites unités de production qui entourent les abattoirs, ce n'est pas une quantité qu'on puisse traiter. Tietz ajoute que "la quantité de lisier est tellement énorme que si l'industriel traitait ses rejets comme le font les municipalités, même en ne respectant les normes qu'approximativement, il perdrait de l'argent. Aussi, beaucoup de ses fournisseurs laissent-ils s'échapper de grandes quantités de lisier du plancher incliné de leurs fermes et le laissent stagner gaiement à l'air libre, d'où par l'effet du ruissellement et de la gravité, il s'infiltre dans les nappes phréatiques et le bassin fluvial. Bien que l'entreprise affiche une "culture de la responsabilité environnementale", cette pollution ostentatoire est le pivot du business model de Smithfield.

Le problème que soulignent Tietz et d'autres critiques des fermes industrielles polluantes n'est pas juste le lisier mais la combinaison de celui-ci avec des quantités considérables d'antibiotiques et de produits chimiques toxiques utilisés par Smithfield Foods et les autres industriels du secteur pour maximiser leurs rendements. "Un monceau de lisier est une chose, écrit-il, un monceau de lisier hautement toxique en est une autre : dans l'échelle de toxicité des polluants, on est sans doute plus près des déchets radioactifs que du fumier organique. La raison de cette toxicité tient à la productivité de Smithfield. La firme produit 6 milliards de livres de porc empaqueté par an. C'est une remarquable réussite, une productivité qu'il y a 20 ans on n'imaginait même pas, et le seul moyen d'y parvenir est d'élever les cochons en des concentrations sans précédent".
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:26
Cochons volants, Tamiflu et fermes industrielles : L'OMS s'inspire d'un roman de science-fiction !
par F. William Engdahl - voir La grippe du cochon volant (1)

Plus c'est absurde, mieux ça marche ! Les agences internationales chargées de prévenir les menaces de nouvelles pandémies mondiales, l'OMS et les CDC (Centers for Disease Control américains) se conduisent comme les directeurs d'un film de série B hollywoodien ou les auteurs d'un plagiat de La variété Andromède de Michael Crichton [auteur de SF - sur le thème des ravages d'une mystérieuse bactérie mutante venue de l'espace]. La panique générale autour de l'arrivée d'une nouvelle pandémie, une grippe du cochon transmissible à l'homme, ressemble de plus en plus  à une opération de sidération psychologique dont les seuls bénéficiaires seront les quelques multinationales pharmaceutiques spécialisées dans la production d'antiviraux, Roche, SmithKlineGlaxo et Novavax principalement. Les perdants ce sont tous les autres, nous tous.

Les déclarations en provenance du siège de l'OMS à Genève et de celui des CDC à Atlanta méritent attention. Le 30 avril, l'agence d'Atlanta rendait public un rapport au titre alarmant : "Grippe d'origine porcine (H1N1) : infections virales dans une école de New York". Le rapport décrit en détail le cas de cette école new-yorkaise où "au 28 avril, près de la moitié (45) des infections par le virus aux USA avaient été confirmées parmi les étudiants et membres du personnel". Le CDC déclare ces cas d'infection "génétiquement similaires aux virus isolés par la suite sur des patients au Mexique". On ne nous dit pas ce que signifie en termes scientifiques "génétiquement similaires", mais cela sonne assurément très inquiétant.

A ce stade, les CDC annonçaient 109 victimes avérées de la grippe du cochon aux USA, 45 sur les 109 provenant de cette école de New York. Les chaînes de télévision étaient inondées de messages alarmants sur la propagation incontrôlée de la grippe. Le lendemain 29 avril, le directeur général de l'OMS, le docteur Margaret Chan, relevait l'alerte à la pandémie de grippe du cochon du niveau 4 au niveau 5, dernière étape avant l'alerte générale à la pandémie.

Selon l'OMS, le niveau 5 correspond à des preuves de propagation inter-humaine du virus dans au moins 2 pays d'une zone donnée. Le niveau 6, celui d'une pandémie, correspondrait à une fréquence accrue des cas de transmission dans la population mondiale. En annonçant le relèvement du niveau d'alerte, le docteur Chan a ajouté un commentaire malencontreux de nature à susciter la panique, qui, comme c'était prévisible, n'a pas manqué d'être repris par CNN et les médias mondiaux : "Lors d'une pandémie, c'est vraiment l'humanité toute entière qui est menacée", et cela bien que le directeur-général de l'OMS n'ait pas lancé d'alerte de niveau 6.

Un communiqué de presse du CDC d'Atlanta indiquait que le déploiement de 25% des réserves US d'antiviraux serait achevé le 3 mai. Ces réserves de médicaments sont destinées à aider les états et territoires US à répondre à la pandémie. De plus, le Gouvernement fédéral et les industriels ont lancé la recherche d'un vaccin contre le nouveau type de virus grippal H1N1. L'arsenal anti-pandémie commençait à tourner à plein régime.

Des 45 enfants de l'école new-yorkaise dont le CDC avait solennellement annoncé qu'ils étaient des cas confirmés d'infection par le virus H1N1 d'origine porcine, 95% présentaient des symptômes tels que fièvre avec toux et / ou maux de gorge, correspondant à la grippe selon la définition du CDC.

Très bien. Mieux vaut être prudent lorsqu'on traite d'une nouvelle forme de "variété Andromède". Mais toux, maux de gorge, fièvre ? Ne sont-ce pas là des symptomes ordinaires des plus vagues ? Pas pour le CDC apparemment. Ces 45 gosses furent aussitôt ajoutés aux statistiques en hausse de cas confirmés, justifiant les réponses d'urgence, les déclarations du président des USA, une catastrophe économique pour la fragile économie mexicaine du fait du tarissement soudain du tourisme, et dans le monde la peur d'une nouvelle Peste Noire ou du moins d'une nouvelle version de la grippe espagnole de 1918.

Le CDC s'est empressé d'ajouter cette précision : "Les symptômes chez ces patients apparaissent similaires à ceux d'une grippe saisonnière". Ceux assez courageux pour parcourir les pages du rapport du CDC de New York liront vers la fin que "au 27 avril, 37 patients (84%) ont signalé que leurs symptômes étaient stables ou en voie d'amélioration, 3 (7%) ont présenté une aggravation des symptômes (dont deux ont par la suite montré des signes d'amélioration) et 4 (9%) sont arrivés à complète guérison". Un seul patient avait dû être hospitalisé pour une syncope et était ressorti de l'hôpital après une nuit passée en observation. Et le CDC d'ajouter : "A ce jour, cette épidémie en milieu scolaire est la plus grande concentration de cas de grippe du cochon signalée aux USA".

Outre les 109 "cas confirmés" des USA, incluant le décès d'un enfant mexicain au Texas, le CDC ajoutait au 29 avril un total de 57 cas confirmés dans le monde dont 7 morts (au Mexique). La répartition par pays est la suivante : Mexique 26, Canada 13, Royaume Uni 5, Espagne 4, Allemagne et Nouvelle Zélande 3 chacun, Israël 2, Autriche 1. Est-ce un nouvel exemple de "Chicken Little" criant que le ciel va tomber ?

[Allusion au dessin animé américain "Chicken Little", sorti en 2005 : Chicken Little est un petit poulet dont la ténacité dépasse de loin sa taille minuscule. Il essaie désespérément de faire oublier à la population du village sa grande humiliation : il y a deux ans, un gland lui est tombé dessus et, persuadé qu'il s'agissait d'un morceau de ciel, Chicken Little a couru donner l'alerte en hurlant "Le ciel s'écroule ! Le ciel s'écroule !". La panique s'est emparée des habitants et leur affolement a failli détruire le village, attirant l'attention des médias...]
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:59
Après la grippe aviaire, après la grippe du cochon, voici venir la grippe du cochon volant. Et celle-là, elle sera terrible, épouvantable, mortelle. Une épidémie, que dis-je, une pandémie... Des milliards de morts. La Peste Noire que ce sera. Horrible, atroce. Temblez !!! Votre heure est proche !

Bon, vous avez peur. Très peur. Parfait. Maintenant, vous êtes à point pour acheter du Tamiflu-u. Du Tamiflu-flu. Du Tamifluuuuu !

A ce propos, je viens de recevoir un papier du diplomate indien Gajendra Singh intitulé "Flying Pigs, Tamiflu and Factory Farms" que je me propose de traduire ici par extraits. Gajendra Singh a été conseiller de l'ambassade de l'Inde à Paris dans les années 1973-1975, ambassadeur de son pays au Sénégal, en Roumanie et en Jordanie successivement, et enfin ambassadeur en Turquie de 1992 à 1996. Il publie régulièrement dans des revues de langue anglaise. Il présente ici un texte d'un de ses correspondants américains, l'économiste et spécialiste de géopolitique Frederick William Engdahl, auteur de plusieurs ouvrages remarqués : A Century of War : Anglo-American Oil Politics and the New World Order, traduit sous le titre Pétrole, une guerre d'un siècle : L'Ordre mondial anglo-américain (éd. Godefroy, 2007) ; Seeds of Destruction : The Hidden Agenda of Genetic Manipulation, 2007, traduit OGM, semences de destruction : l'arme de la faim (éd. Godefroy, 2008, avec préface d'un certain José Bové) ; et tout récemment Full Spectrum Dominance : Totalitarian Democracy in the New World Order.

*

Cochons volants, Tamiflu et fermes industrielles

Le scénario fictif présenté par l'Organisation Mondiale de la Santé en 2004 [sur une pandémie de grippe aviaire annoncée mais qui n'a pas eu lieu] peut se lire comme le manuel de ce qui s'est déroulé depuis avril dernier aux USA, au Mexique et au-delà. C'est à se demander si le monde n'est pas soumis à un jeu de guerre psychologique de grande ampleur visant à amener les populations à prendre des doses massives de drogues dangereuses pour faire face à un danger qui, en fait, n'existe pas comme on prétend.

Au Mexique, où cette grippe du cochon a commencé et d'où elle s'est, à ce qu'il paraît, propagée pour se transformer en épidémie, la situation revient progressivement à la normale dans la capitale depuis que le pays a enregistré une baisse dans les cas de contamination par le virus de la grippe du cochon. Un peu plus d'un millier de cas ont été signalés dans une vingtaine de pays au total. Ceux confirmés aux USA sont passés de 226 à 286, sur 36 états, mais la plupart des patients ne présentent que des symptômes légers. Un décès seulement est avéré, celui d'un enfant mexicain de 2 ans en visite au Texas. L'ONU reconnaît n'avoir aucune preuve d'une dissémination massive en Europe et en Asie qui justifierait le déclenchement d'une alerte maximale.

La réalité apparaît quelque peu différente comme le révèle F. William Engdahl dans le texte ci-après : La grippe du cochon volant (2) .
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 23:43
Passé un bref moment de fierté patriotique, l'annonce que le prix Nobel de médecine 2008 venait distinguer une équipe française laisse comme une impression de malaise. Malaise d'abord parce que seuls deux des divers chercheurs impliqués dans l'identification du prétendu "virus du sida" ont été ainsi distingués, les autres étant, on ne sait trop pourquoi, passés à la trappe par un comité Nobel qu'on suppose pourtant bien informé. Malaise ensuite parce que cette distinction intervient alors même que l'implication dudit virus dans le déclenchement du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) est de plus en plus contestée.

En 1983, un rétrovirus dénommé depuis VIH est identifié par une équipe de l'Institut Pasteur dans un prélèvement effectué sur un patient souffrant d'une inflammation des ganglions lymphatiques. En avril 1984, le professeur américain Robert Gallo, sur la base d'un échantillon de ce même prélèvement envoyé par le laboratoire français, lance dans les médias le "virus du SIDA", cause toute trouvée du nouveau syndrome, dont il revendique la découverte. La petite guerre qui s'ensuit tournera comme on sait à l'avantage des Français, mais on a un peu vite oublié dans l'affaire que le lien entre ce virus et les maladies regroupées sous le nom de SIDA... n'est toujours pas démontré ! Car un syndrome n'est pas une maladie mais un ensemble de symptômes qui, en l'espèce, pourraient bien avoir des causes très diverses, des causes dont le VIH ne fait peut-être même pas partie !

Qu'on en juge : ce virus, mis en cause dans la mort de millions de personnes, n'aurait été détecté que sur une seule : le patient français, du moins si l'on en croit un ouvrage publié en 2005 (Etienne De Harven et Jean-Claude Roussez, Les dix plus gros mensonges sur le sida). De fait, il n'est jamais observé au microscope et les médecins en sont réduits à des tests indirects pour détecter son éventuelle présence. De plus, il est supposé incubé de 5 à 10 ans, alors qu'un virus qui se respecte agit en quelques jours. Enfin, si l'on en croit certains spécialistes, les rétrovirus, catégorie à laquelle le VIH appartient, ne semblent pas de nature à porter atteinte au système immunitaire puisqu'ils sont inactifs.

Nonobstant, les revues scientifiques et surtout les grands laboratoires pharmaceutiques qui les financent, ont fait du "virus du sida" un fait médiatique. C'est que les enjeux financiers sont énormes et, le prix Nobel aidant, mais est-ce un hasard ?, on n'abandonnera pas de si tôt une manne aussi juteuse (financements publics, générosités privées, vente de multithérapies aux patients en panique, préservatifs, sidactions et compagnie).

Rappelons quelques faits qui eux semblent établis. Dans les années 1970, des homosexuels américains apparaissent atteints de diverses maladies rares, dont un cancer de la peau appelé sarkome de Kaposi. Ces pathologies préexistantes furent alors abusivement identifiées comme composantes d'un même syndrome, ce qui supposait une cause unique : le SIDA était né. On sait aujourd'hui que la principale d'entre elles, le sarkome de Kaposi, est en fait généralement causé par la consommation de drogues aphrodisiaques très prisées parmi ces homosexuels et n'a donc rien à voir avec le VIH...

Mais l'Afrique, me direz vous ? Oui, l'Afrique se meurt, mais pas du SIDA d'après l'enquête percutante de Neville Hodgkinson, "AIDS : The plague that never was", publiée dans le Sunday Times de Londres, 3 octobre 1993. Les tests sont si peu fiables et le matraquage médiatique si intense qu'il semble bien qu'on ait re-diagnostiqué SIDA les maux traditionnels du continent que sont la malnutrition (et les faiblesses immunitaires qu'elle entraîne), la malaria, la tuberculose, la lèpre... d'où le nombre faramineux d'Africains atteints du SIDA. Peut-être aussi à l'occasion un excellent prétexte pour essayer sur des cobayes humains certains remèdes de cheval comme les affectionnent nos bons laboratoires...

Mais l'essentiel dans tout ça c'est bien entendu de dire que c'est la faute au pape !

Voir le documentaire :
SIDA : le doute (1)
SIDA : le doute (2)
SIDA : le doute (3)
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 21:09
Rien écrit depuis un mois. Il y a eu l'Allemagne et une grosse panne d'ordinateur, entr'autres.

Le cavalier de Bamberg
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:00
Michel Collon, journaliste d'investigation belge, n'est pas le premier à dénoncer l'imposture Bernard Kouchner, cf. Bernard Kouchner, bombardier sans frontières , mais ses propos sont d'une parfaite clarté. Et j'y souscris à la virgule près. Si, après ça, vous gobez encore les mensonges de "l'homme préféré des Français" (mon œil !), c'est à désespérer de l'intelligence humaine !

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 20:22
Certains le savent, mais bien peu osent le dire ou le voir en face. Pourtant il est de plus en plus évident que l'agriculture industrielle nous conduit à notre perte. Arrêtons les frais ! L'être humain est un animal terrestre créé en symbiose avec son milieu naturel. Comme n'importe quelle autre créature, privez-le de son substrat (l'air qu'il respire, l'eau qu'il boit, la terre qui le nourrit) et il crèvera. Petit à petit, mais de façon inexorable, les sols, gorgés de pesticides, deviennent stériles. On ne voit plus de fleurs des champs, plus de papillons, de coccinelles. Les abeilles sont moribondes. Les petits oiseaux se font rares ; les grands plus encore. Et on voudrait nous faire croire que tout va bien pour l'homme ?!

Propos de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, sur la microbiologie des sols
Extrait du documentaire de Jean Druon "Alerte à Babylone"

Voir aussi :
Conférence au Comice de Feurs en mars 2007 (1)
Conférence au Comice de Feurs en mars 2007 (2)

Citons encore Claude Bourguignon : "...l’espérance de vie n’augmente plus dans les pays occidentaux. Elle commence même à chuter. C’est le cas des États-Unis. Ils avaient la plus grande espérance de vie du monde occidental en 1950, ils occupent désormais la dernière place. Or ils ont été les premiers à se nourrir de bouffe industrielle. En Angleterre aussi, l’espérance de vie diminue. C’est le pays qui a le plus d’obèses en Europe et qui consomme le plus de nourriture industrielle. De manière générale, l’obésité est en croissance exponentielle dans les pays occidentaux. En France, 17 % des enfants sont obèses. Et on n’a jamais vu un obèse faire de vieux os. Et puis l’agriculture chimique ne date que des années 60. Les gens qui vivent jusqu’à 80 ans en ce moment ont mangé bio jusqu’à l’âge de 40 ans. Leur corps, leur squelette, leur cerveau ont été constitués à partir d’aliments de meilleure qualité qu’aujourd’hui. À l’inverse, les enfants nés à partir des années 70 n’ont connu que la malbouffe. Je pense qu’ils ne feront pas de vieux os. Il suffit de voir les enfants d’aujourd’hui : otites, bronchiolites, asthme… ils sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an en Europe, ce n’est pas un hasard. Il y a du souci à se faire !"

La lune est morte, la terre aussi...
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:13
Oui, je vais être noire, très noire. Aux âmes sensibles : n'allez pas plus loin, vous allez vomir.

Décombres. Anéantissement. Mort. Je ne peux même pas montrer les photos tellement c'est atroce.

Vous avez entendu parler du Zyklon B, mais le phosphore blanc, l'uranium, ou encore le tungstène, composant des DIME (Dense Inert Metal Explosive, fabriqués par Boeing), vous connaissez ? Vous savez ce que ça fait sur des humains ?

Témoignages :

Israël utilise une arme expérimentale à Gaza
Des bombes plus que meurtrières

En plus du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, l’armée israélienne a utilisé un nouveau type de bombe dans la bande de Gaza. Le DIME, un explosif expérimental, provoque des blessures très graves, difficilement traitables.

Deux médecins norvégiens [de l'association humanitare Norwac], seuls Occidentaux présents dans l'hôpital de la ville de Gaza expliquent le désarroi des médecins locaux devant un nouveau type de blessés, des personnes aux jambes amputées, brûlées... Un médecin palestinien témoignait de son impuissance dimanche sur Al-Jazeera, parlant d’une matière qui "provoque la mort et brûle les vaisseaux". Israël s’en ait déjà servi en 2006 au Liban et à Gaza.

"A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés (…). Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont ajouté les deux médecins norvégiens."

cf. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gz4XI2em7iIRbmhvbUK3FKzePhIA

Déjà en 2006 :

Ces blessures mystérieuses que personne n’expliquait

Général Abou Houli a 43 ans et a été brancardier pendant des années à Deir Al Balah, au volant des ambulances pendant les incursions militaires. Mais le matin de ce 19 juillet, alors qu’il porte secours aux victimes d’une explosion dans le dédale des ruelles étroites de Mughazi Camp, survient quelque chose : un engin tombe du ciel, probablement lancé par un drone israélien. Il plane devant lui avec un léger sifflement, il ne fait aucun bruit même quand il touche terre. Tout d’un coup la détonation : Anwar se retrouve par terre, une jambe coupée à la hauteur du tibia, le corps lacéré par des coupures microscopiques et par une poudre qui semble rester sous la peau, en le brûlant. Pendant le transport à l’hôpital, la poudre lui ronge la peau, coagule les vaisseaux sanguins, nécrose les tissus, comme si elle les « vieillissait ». Les médecins se retrouvent impuissants face à la nécrose rapide et ne peuvent qu’amputer, sans trouver d’éclats qui expliquent les coupures et les brûlures.

La suite de l'article d'Annalena Di Giovanni ici :
http://kelpolitique.blogspot.com/2006/10/dime-petite-et-mortelle-voici-larme.html

Des précisions :

"Si ce qui a été testé à Gaza étaient des Dime, comme cela semble très probable, les effets produits semblent plus graves que ceux des anciennes bombes en acier. Quelques centaines d’éclats sont remplacés par une nuée déchirante de particules incandescentes qui pénètrent, coupent et brûlent leurs victimes jusqu’aux os. En l’espace de quelques minutes, elles provoquent la nécrose de membres entiers, et se déposent, à la fin, à l’intérieur du corps sans possibilité d’extraction."

Et pour ceux qui survivent à leurs blessures, le sursis sera probablement de courte durée :

"Des tests réalisés jusqu’à présent dans les laboratoires militaires du Maryland auraient mis en évidence, selon le New Scientist de février 2005, une mortalité de 100 % sur les cobayes : exposés à des fragments de tungstène, en l’espace de 5 mois, ils développent tous la même forme rare de cancer, le rabdo sarcome."

Sharif Sarhan est photographe à Gaza et lui-aussi montre cela.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 23:03
Je m'apprêtais à publier un nouvel article d'une absolue noirceur, Gaza oblige. Seulement voilà, on me dit que je suis sombre et anti-tout... Mais non, mais non : je suis fanatique de Poutinechou ! C'est vrai que je dois souvent faire figure de révoltée aux yeux des lecteurs de passage. Alors j'en profite pour préciser qu'effectivement ce blog est en partie un éxutoire. Il m'arrive d'écrire par dépit de n'avoir pas prise directe sur les événements, écrire étant aussi une façon de les ressaisir et de leur faire un sort. J'écrirais moins si j'avais une armée à disposition, une armée de petits soldats de plomb ! Donc, sur certains sujets, je mords ! Mais c'est aussi un jeu. Une façon de fixer mes pensées. Avec l'ambition tout à fait irréaliste de faire réfléchir l'imprudent qui s'égare par ici hors des ornières médiatiques...

Donc voici comment je suis perçue par mon lecteur, que je remercie au passage d'avoir consacré à Géopolis un de ses premiers commentaires. Même si je ne me reconnais pas complètement dans ses propos, c'est amusant de voir quel effet on fait.

"Géopolis"

Geopolis est un blog de géopolitique.

L'auteur apparaît sous le nom de Mélusine, figure légendaire de la fécondité.

Mélusine a des sympathies royalistes, et catholiques traditionalistes.

Il est très agréable de lire le blog d'une bloggeuse cultivée. La qualité de rédaction et la richesse des références s'en ressentent tout de suite, même pour des sujets anodins.

Mais Mélusine se crispe dans sa posture "anti" : anti-Sarkozy, anti-OGM, anti-socialistes, anti-Israël, anti-USA.

Pour Mélusine, le discours de Jean Paul II sur les juifs comme "frères aînés dans la foi" est critiquable car la religion juive actuelle serait la religion rabinique, postérieure au christianisme, et non la religion du Temple. [ Le pagano-christianisme ]

Dans la même veine, Mélusine pense que les tours du World Trade Center ont été à la fois heurtées par les avions et démolies par une société spécialisée dans la démolition par explosifs. Tout a été coordonné pour justifier la politique américaine ultérieure. [ Le World Trade Center détruit par les thermites ! ]

Mélusine est sombre. Pourtant, elle ravirait la blogosphère en cultivant les vertus théologales de charité et d'espérance.
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 20:26
C'est un article du Daily Express de Londres du 3 janvier 2009 qui a levé le lièvre. Sous le titre elliptique de "50 millions invités en Europe", il y est question de l'un des aspects les plus tortueux de la politique de l'Union européenne (UE) : la pression à la baisse sur les salaires des Européens par le biais de la traite humaine. La chose est déjà hautement contestable par temps de vaches grasses, mais lorsqu'elles sont maigres... Parce que, n'est-ce pas, la crise est là, avec les maux que chacun sait : faillites, licenciements, chômage, misère... Je traduis.

50 millions invités en Europe

Un centre de l'UE pour le recrutement de travailleurs migrants vers l'Europe vient d'ouvrir en secret dans l'Etat du Cap Vert en Afrique de l'Ouest. Cette agence de recrutement relève de la seconde phase du projet avalisé par Bruxelles d'attirer 50 millions de travailleurs africains supplémentaires pour les installer dans divers pays de l'Union à 27, y compris en Grande Bretagne.

L'agence de Praia, capitale de ce petit Etat insulaire frappé par la pauvreté, suit la création en octobre 2008 d'une agence comparable dans l'Etat du Mali, dans le désert africain. Le projet fait partie d'un plan controversé de l'UE visant à aider les Africains à trouver un travail légal en Europe.

Ces agences fourniront des informations sur les offres de travail dans les Etats de l'UE et dispenseront conseils et formations aux éventuels migrants. Les autorités de l'UE les présentent comme le dispositif pilote des agences qu'elles entendent mettre en place à travers les pays d'Afrique et d'Europe de l'Est.

Mais, alors que des 10aines de milliers d'Européens craignent pour leur emploi en cette période de marasme économique, l'opportunité de ce dispositif visant à attirer une nouvelle vague de migrants en Europe a été récemment remise en question par Nigel Farage, dirigeant de l'UKIP (United Kingdom Independence Party, eurosceptique) : "Que diable avons nous à ouvrir des agences de recrutement en Afrique alors que 400.000 personnes vont perdre leur emploi en Grande Bretagne dans les 6 prochains mois ?".

Matthew Elliot, de l'Association des contribuables, ajoute : "Alors que la recession commence à se faire sentir à travers toute l'Europe et que les populations affrontent les licenciements et le chômage, il est absurde que l'UE gaspille l'argent du contribuable en des projets à ce point inappropriés".

Le projet en question fait partie du grand "Plan pour la mobilité des travailleurs entre l'Afrique et l'Europe" du commissaire européen (UE) Louis Michel. Son initiative a reçu l'aval des dirigeants européens qui croient que la libéralisation du travail aidera à endiguer la marée montante de l'immigration illégale venue d'Afrique.

Le Ministère de l'Intérieur britannique insiste sur le fait que la nouvelle agence de l'UE ouverte ce mois-ci au Cap Vert n'aura pas d'incidence sur la Grande Bretagne...
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 01:00
Que dire qui n'ait déjà été dit, toujours en vain. 50 ans que ça dure.

L'Etat du peuple juif, comme il se nomme, s'est construit, se construit sur l'anéantissement des habitants de Palestine. Rien de surprenant. C'était inévitable, mathématique même, à partir du moment où, en 1948, une pièce rapportée, le mythe "Israël", s'est fiché de force dans la carte du Proche-Orient, faisant voler en éclats l'équilibre précaire d'une région où se croisent trop de cultures et trop d'enjeux.

Israël ou l'état de guerre permanent, la guerre à tout ce qui n'est pas Israël ou inféodé, la guerre à son prochain - le Liban, voisin trop prospère qui lui faisait concurrence, - la guerre aux Arabes, la guerre comme mode d'existence, comme pensée, comme absolu, comme vengeance contre le genre humain qui a permis "la Shoah". Voilà qui justifie tout, couvre tous les crimes, les bombes à sous-munitions, le phosphore, les missiles envoyés sciemment sur des cibles civiles, des enfants, au très vertueux prétexte d'éliminer quelque prétendu "terroriste". Une guerre où les dommages collatéraux dépassent de loin les atteintes directes à la cible, Hamas ou autre... A vomir !

Dieudonné a raison. En s'obnubilant sur "la Shoah" - on a même trouvé un nom spécial pour mettre l'exécution de Juifs à part des autres massacres de l'Histoire, - on tait les souffrances endurées par d'autres, y compris celles que nous-mêmes avons subies, celles que certains de nous subissent, et surtout on tait les massacres d'aujourd'hui, ceux qui se passent sous nos yeux et qu'on ne veut pas voir, qu'on ne veut surtout pas voir lorsque leurs auteurs sont des Juifs. Permis de tuer.

A vomir, je vous dis. Chaque petit Français doit porter le poids des souffrances d'un petit Juif d'un autre siècle (encore une invention à Sarko), mais il n'y aura pas de larmes pour les habitants de Gaza, affamés, sans eau ni électricité, écrasés sous les bombes et les chenilles des chars.

Dies irae !
Extrait du Requiem de Mozart interprété en la cathédrale de Salzbourg
par le Berlin Philharmonic Orchestra sous la direction de Claudio Abbado
(concert en hommage à Herbert von Karajan, 1999)

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 00:23
Prospérité
Kyoto, sur le chemin du Pavillon d'Or

Sérénité
Kyoto, jardin zen du temple Daisen

Saké !
Tokyo, barils sur l'allée du sanctuaire impérial
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 00:17
La guerre rend fou, pas seulement les chiens de guerre, pas seulement les victimes, mais ceux qui la font, qui la vivent, qui la voient. En 1939, il y avait encore deux cent mille vétérans de 1914-18 dans les hôpitaux psychiatriques d'Angleterre... Après la guerre du Vietnam, sur trois millions de GI's mobilisés, sept cent mille ont souffert de profonds troubles mentaux... Et beaucoup de militaires français, retour du Rwanda, ne vont pas tellement mieux.

Nés d'une vision d'horreur même fugace, mais qui semble s'être imprimée irrémédiablement dans la mémoire, les troubles post-traumatiques - pensées fixes, cauchemars, nuits d'insomnie, peur panique, phobies et déchéance, parfois jusqu'au suicide, - sont bien plus répandus qu'on n'imagine. Peut-être un soldat sur trois ou quatre en sera atteint, comme le laisse entendre Jean-Paul Mari, grand reporter pour le Nouvel Observateur, qui vient de consacrer un livre au sujet et à sa propre expérience.

C'était déjà le thème de Danse avec Bachir. Soit dit en passant, les films d'horreur jouent des mêmes ressorts et je ne serais guère surprise qu'ils provoquent les mêmes effets sur le spectateur, même si en théorie ils permettent encore tant bien que mal une mise à distance, parce que "ce n'est pas réel". Mais lorsque c'est réel...



Jean-Paul Mari, Sans blessures apparentes, Paris (Robert Laffont), 2008.
http://sansblessuresapparentes.blogspot.com (le site internet ne semble pas fonctionner très bien)

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