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  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 22:57

Début août, quelque part en Israëlo-Palestine :

Eden.jpg

La soldate Eden Abergil prenant une pose "de charme" près d'un palestinien ligoté.

Tout est malsain dans cette photo postée "en toute innocence" sur Facebook.

La haine rend fou et les nouveaux "réseaux sociaux" exhibitionniste.

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Published by Mélusine - dans Proche-Orient
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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 20:59

Je délaisse mon petit blog... Fâchée aussi de ne plus pouvoir ajouter de photos...

En attendant de retrouver le temps, voici un entretien accordé à La Tribune de Genève le 19 mai 2010 par un analyste financier réputé, qui a attiré mon attention. Bonne lecture !

Et tendres pensées à xxxxxx, mon trader préféré (qui ne me lit pas)

 

*

  Un trader romand mise sur la fin de l'euro

 

Alexandre Wohlwend, patron d'Arabesque Wealth Management, en est convaincu : la monnaie européenne ne survivra pas à la crise en cours - Interview par Emmanuel Barraud

 

Pessimisme ou réalisme ? Lors du dernier "concours de prévision de taux de change" organisé à Genève par le courtier en ligne Dukascopy, Alexandre Wohlwend avait prédit un euro à 1,28 dollar, quand les autres - dont les spécialistes des grandes banques - l'attendaient entre 1,32 et 1,42. Ce jour-là, le 16 avril, il a plongé à 1,24. Un résultat dont ce gestionnaire de fortune spécialisé dans l'échange des devises (forex) n'entend pas tirer une gloire facile. "Mais certains ont pu se dire à cette occasion que, seul contre tous, je n'avais peut-être pas tout tort".

 

Tout le monde ou presque pense que la disparition de l'euro est impossible. Vous estimez au contraire qu'elle est inéluctable. Pourquoi ?

Je considère que la constitution de l’Europe autour de la monnaie unique est un non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire a montré que toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des déséquilibres dans les économies qui la partagent, ce que Robert Mundell, Prix Noble d'économie en 1988, appelle le "choc asymétrique". L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles et économiques en Europe sont énormes. La crise grecque n’est que le premier symptôme.

 

Combien de temps survivra-t-il ?
Je ne veux pas me hasarder dans un pronostic chiffré, mais cela pourrait être assez rapide. J’estime qu’avant cinq ans les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro pour revenir à leur monnaie nationale.

 

Le plan de sauvetage à 750 milliards d'euros ne servira-t-il donc à rien ?
C'est une fuite en avant. On le voit à la réaction des Bourses : en ce moment l’Europe est euphorique parce qu'elle est droguée à l'endettement. Or, cette "solution" ne fait qu’augmenter la dose de drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables, ce qui risque d’entraîner une crise sociale importante.

 

A quoi ressemblera cette chute ?

Je prévois que celle-ci s'effectuera par paliers. L'euro restera un certain temps entre 1,20 et 1,26 dollar, puis viendra une période où il s'échangera entre 1,12 et 1,14. Enfin, si la "ligne de flottaison" historique à 1,08 dollar est rompue, alors ce sera le plongeon final. Ce qui fera le jeu des Etats-Unis.

 

Comment cela ?

Ce sont eux qui ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour "contaminer" l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profit maximum à court terme. Le problème, c’est qu’ils ont créé un endettement abyssal et démantelé leur industrie, rapidement imités en cela par les États européens. En outre, depuis qu’ils ont séparé le dollar de l’étalon-d’or, ils ont créé de la monnaie à tout va, jusqu’à faire baisser de 98% la valeur du billet vert par rapport à l’once d’or ! Bref le dollar est lui aussi moribond et la disparition de l’euro lui profitera en lui permettant de rester momentanément en vie.

 

Après l'euro, le dollar... Et ensuite ?
Le danger vient de Chine. Avec les 2.200 milliards de dollars que ce pays détient en bons du Trésor américain, chaque Chinois possède une créance virtuelle de 15.000 dollars envers les États-Unis... Pour l’instant, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésor, qu’elle finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie américaine. Et fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul garant d’une stabilité économique à long terme.

Et la Suisse dans tout ça ?

On le voit déjà aujourd'hui : les pays qui s'en sortent le mieux sont ceux qui, comme le nôtre, ont conservé leur monnaie. Pour l'instant, je conseille donc aux investisseurs européens qui sont en Suisse d'y rester bien au chaud, et de parier avec nous sur la baisse - notamment - de l'euro. Les Bourses devraient beaucoup souffrir de la crise actuelle. Or, même en temps de crise, il est possible de faire fructifier son argent en se tournant vers le marché des changes, ce que nous proposons à nos clients.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:14
Sans doute aviez-vous déjà noté la quasi absence de publicité sur Géopolis. Oh, on avait bien fait la réclame d'un scooter Peugeot (Géopolis contre-attaque : A bas les scooters Peugeot !), mais une rubrique "Pub", voilà qui nous manquait ! Qu'à cela ne tienne, la voici, avec pour commencer :

bottle

L'eau de B'eau Pal, qui nous vient du cœur de l'Inde, est pleine de propriétés intéressantes qui vont vous la rendre indispensable. Embouteillée à la source, elle tire ses qualités uniques de 25 ans d'infiltration lente de toxines sur le site de la plus grave catastrophe industrielle de tous les temps...

Déjà proposée gratuitement en Angleterre par l'Association Yes Men, spécialiste ès canulars, l’eau de B’eau Pal n'a curieusement rencontré aucun succès auprès des Londoniens... Mais l’opération a permis d’attirer l’attention sur les conséquences de l’explosion de l’usine de pesticides de l'entreprise US Union Carbide à Bhopal (Inde) dont les victimes n'ont toujours pas été indemnisées. L'explosion, survenue dans la nuit du 3 décembre 1984 dans un bidonville de la capitale de l'Etat du Madhya Pradesh, avait provoqué le dégagement dans l'atmosphère et dans l'eau de 40 tonnes d'isocyanate de méthyle, causant la mort d'environ 25.000 personnes en quelques heures. Il y aurait en outre plus de 100.000 personnes atteintes de maladies chroniques (cancers, maladies respiratoires, problèmes de reins, problèmes oculaires, ménopauses précoces, enfants difformes...) liées à la contamination par divers polluants tel l'isocyanate de méthyle, mais aussi le dichlorométhane, le tétrachlorure de méthane et le chloroforme. Selon Courrier international (2 décembre 2009), un rapport d'une organisation caritative locale signale qu'aujourd'hui encore à Bhopal les nappes phréatiques, les légumes et le lait maternel sont contaminés par des quantités toxiques de nickel, de chrome, de mercure, de plomb et d'autres substances organiques volatiles.

Voir aussi (âmes sensibles s'abstenir) : International Campaign for Justice in Bhopal (ICJB).
Et surtout, exigez l'eau de B'eau Pal !
logo.png
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 17:09
Les Russes, vous savez, sont des humains très étranges. Leurs missiles aussi sont très étranges. Dans les états-majors, on ne parle plus que de ça - non, pas la grippe du cochon !, mais... - le nouveau missile russe. Il s'est manifesté dans le ciel de Norvège dans la nuit du 9 au 10 décembre, laissant les spectateurs babas.

http://img.maxisciences.com/spirale/le-phenomene-lumineux_9548_w460.jpgTrès joli !

Et au bout de 2 minutes, ça s'est transformé en Lune noire :
http://img.maxisciences.com/spirale/la-spirale-lumineuse-s-est-attenuee-au-bout-d-environ-2-minutes_9549_w460.jpg
Devinette : Qu'est-ce que c'est ?

Réponse 1. - Damavoï, le tout nouveau missile russe.

Réponse 2. - Une soucoupe volante, pleine de Martiens.

Réponse 3. - Une mystérieuse spirale lumineuse.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:40
La Kunsthalle de Francfort expose jusqu'au 3 janvier 2010 une œuvre phare de l'art socialiste "réaliste" dans sa version chinoise (Kunst für Millionen : 100 Skulpturen der Mao-Zeit - "L'Art pour les foules : 100 sculptures du temps de Mao"). Cela a beau être pure propagande, cet ensemble de sculptures grandeur nature est assez étonnant et vaut le détour. Créé en 1965 par un collectif d'artistes - ah ça, les collectifs, les Maos adorent ! - un collectif donc issu de l'Institut des Beaux-Arts du Sichuan, il comprend une centaine de statues en bronze regroupées en tableaux qui se déploient en une vaste fresque de 70m de long emblématique de la Chine d'Ancien Régime - du moins dans l'esprit de ses auteurs et du nouveau régime, le Paradis sur terre comme chacun sait ! L'histoire, bien sûr, est larmoyante à souhait. Le tout n'en demeure pas moins saisissant par le réalisme de son style et l'ampleur du programme sculpté.

Les paysans laborieux apportent leur redevance de grains à un grand propriétaire terrien. Ils sont maltraités par le régisseur et ses sbires...
Les malheureux(ses) qui ne peuvent payer sont réduits en esclavage...

Mais un groupe de jeunes paysans courageux, déterminés (et musclés), se prépare à la révolte...
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 22:08
Sans doute avez-vous déjà entendu parler de ce semencier industriel US qui ne jure que par les OGM, les pesticides... et les gaz de combat !, le mal nommé Monsanto, qui devrait plutôt s'appeler Monsatan en tant que grand pourrisseur de l'humanité. A ce propos, on lira le livre éclairant de la journaliste d'investigation Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto : De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Paris (La Découverte), 2009.


Voilà que cette entreprise totalitaire s'en prend aux potagers américains, comme nous l'apprend un petit article paru dans FEE (France Ecologie Environnement), n° 22, automne 2009, p. 12, que je reprends :

USA : Monsanto propose une loi pour interdire les potagers

De petites fermes ou des particuliers faisant pousser leurs légumes pourraient être placés sous la supervision directe du gouvernement fédéral [US] grâce à une nouvelle législation présentée au Congrès.

La Résolution 875 a été présentée à la Chambre sous le nom de "Acte de Modernisation de la Sécurité Alimentaire 2009" en février par Rosa DeLauro dont le mari, Stanley Greenburg, dirige les recherches pour la firme Monsanto - le leader mondial de la production d'herbicides et de semences génétiquement modifiées.

La nouvelle loi viserait à réduire les risques de contamination via la nourriture par bactéries, produits chimiques, toxines naturelles ou artificielles, virus, parasites, prions et autres agents pathogènes pour l'homme.

Elle concernerait les établissements qui produisent, stockent, font transiter ou vendent toute catégorie de nourriture. Fermes agricoles et aquacoles, ranchs, vignobles seraient soumis à une stricte régulation gouvernementale.

Des "experts" de l'industrie alimentaire, mandatés par le gouvernement, pourraient venir demander de mettre aux normes de petites exploitations, causant des mises en faillite nombreuses...

*
Il n'y aurait pas que des faillites à craindre, bien sûr, mais encore la disparition de toute forme de culture naturelle. Et quand les USA s'y mettent, l'Union Européenne ne tarde pas à suivre...

Dracula, alias Hugh Grant, patron de Monsanto...
bientôt dans votre jardin !

J'en profite pour donner le sommaire de ce numéro de FEE :
  • C. Timmerman, "Productivisme agricole : Vers la fin d'un modèle ?"
  • R. Levasseur, "Ports de plaisance : Un test de la volonté écologiste du gouvernement"
  • ASPAS, "Utilisation ubuesque du budget de l'Ecologie : Borloo débourse 190.000 € pour... treize huttes de chasse !"
  • G. Lean (The Independent), "Un plan secret européen pour activer la production d'OGM"
  • C. Cassier, "Fermeture d'une école à cause de l'implantation d'une antenne relais"
  • "Différence entre beurre et margarine"
  • A. Richter, "164 secteurs industriels seront exemptés de taxe carbone"...
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:31
De nouveau une petite semaine en Allemagne , mais cette fois Francfort-sur-le-Main. Et la même tristesse qui vous prend qu'à Cologne, cet autre fleuron de l'art du Moyen Age rhénan rasé par les bombes en 1944. Mais à Francfort, on s'est acharné à reconstruire à l'identique, d'où cette impression étrange et émouvante d'un gothique tout neuf qui conserve tout de même à la ville beaucoup de son charme. Ajoutez à cela un quartier des affaires dont les gratte-ciel, d'une bien meilleure facture que ceux de la Défense, s'intègrent assez au paysage, des musées en veux-tu en voilà, et un magasin d'ours en peluche... Surtout les ours en peluche !

Domenico Quaglio, Vue de Francfort, 1831 (Städel)
J'étais devant... et dedans !

Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
Ce n'est pas le bois de Vincennes,
Mais c'est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen...
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 20:28
« Des bombes tombent du ciel sur des villages sans défense dont les habitants n’ont plus qu’à fuir dans la campagne, où le bétail est passé à la mitraille, où les cabanes prennent feu sous les tirs de balles incendiaires : on appelle ceci pacification. »
George Orwell, Politics and the English Language, avril 1946.

Comme l'écrivait Orwell, de nos jours, discours et écrits politiques participent largement de la défense de l’indéfendable. Et les hommes politiques de recourir à l’euphémisme, à l’esquive et à la confusion brumeuse. Allons plus loin : au mensonge pur et simple avec la plus totale effronterie.

Tout ceci pour dire que je suis de retour !
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 15:37
De Glasgow aux Highlands, des terres du clan Campbell à la plaine de Stirling, une semaine dans les brumes d'Ecosse. Mission secrète, bien sûr. Et je ne bois plus que de la Guinness !

Ma photo grise
Eclaircie sur le Loch Lomond

Fougères, bruyères, ajoncs et sorbier des oiseleurs sur les Hautes Terres des ducs d'Argyll
Ajoutez-y fées et lutins, distilleries clandestines... comme un air de celtitude :
Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés ?
- Nous tendons des embuscades. Viens rejoindre notre armée !
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:01
On nous parle beaucoup de la diffusion de l'Islam en France, parfois pour s'en inquiéter, plus souvent pour applaudir à cette supposée "religion de paix" et nous annoncer le début du ramadan à grand renfort de tambours médiatiques. La question est, bien entendu, le corollaire de celle plus large des vagues de migrations que connaît l'Occident depuis quelques décennies et des bouleversements culturels qui en résultent. Or, c'est réduire le multiculturalisme à l'Islam, qui n'est pourtant pas la seule religion nouvellement venue. D'autres, plus discrètement pour l'heure mais de façon non moins effective, prennent aussi pied chez nous.

Depuis 1985, le dieu hindou Ganesha a son temple à Paris, au 72 de la rue Philippe de Girard dans le 18e arrondissement. Aujourd'hui 30 août 2009 était sa fête (http://www.templeganesh.fr/fetegan.htm). Les Tamouls parisiens, une communauté nombreuse bien connue des restaurateurs qui les emploient en cuisines à bas prix quelque soit la spécialité du restaurant..., ont donc promené dans les rues pavoisées du quartier deux chars fleuris portant les statues cultuelles, entourés de danseurs, porteurs d'offrandes et musiciens, le tout dans un grand chamarrage de guirlandes et de femmes en leurs plus beaux saris. Ganesha est un dieu à tête d'éléphant fort sympathique qui porte chance et aime bien les friandises. Ma foi, s'il fallait vraiment se faire autres que nous sommes, je m'en ferais volontiers sectatrice, ce qui ne me changerait pas beaucoup d'ailleurs ! Comprenne qui pourra.

d'Amour et de Paix
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 22:49
La jeune femme est charmante. Pourtant, à lire son curriculum, on comprend qu'elle ait mis les turbans en ébullition ! Fille d'un ingénieur nucléaire, Rémi Reiss, qui serait cadre à Areva*, à 24 ans elle a déjà effectué des stages chez Framatome et/ou au CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) et rédigé un mémoire intitulé "Comprendre la politique iranienne dans la crise nucléaire". Avec cela, diplômée de Sciences Po Lille. Par ailleurs, elle a appris le persan très jeune avec sa nounou, le parle parfaitement et se passionne pour l'Iran... Joli profil d'espionne !

Arrêtée le 1er juillet 2009 à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à quitter le territoire, libérée sous caution le 16 août avec assignation à résidence à l'ambassade de France dans l'attente du verdict de la justice iranienne, elle est sous le coup d'une accusation d'espionnage**. Dans un entretien accordé au Parisien d'aujourd'hui 25 août 2009, l'ambassadeur de la République islamique d’Iran en France, Seyed Medhi Miraboutalebi, expose la position officielle de son pays sur cette affaire. Avec l'intelligence diplomatique qui le caractérise, Bernard Kouchner a encore raté une occasion de se taire, cf. Kouchner et les Yoghourts , qualifiant incontinent les propos de l'ambassadeur de fariboles et l'accusant ouvertement de mensonge : "Ce monsieur a parlé, il a tort de le faire d'ailleurs, parce que ce qu'il dit est faux". Pourtant ce que dit Monsieur Miraboutalebi, que ce soit fondé ou pas, n'est pas dénué d'intérêt, et la moindre des choses diplomatiques serait de rester courtois.

Si Monsieur l'ambassadeur veut bien transmettre, nous avons une proposition à faire à nos amis les mollahs. On vous échange notre apprentie espionne contre le nommé Bernard Kouchner. Gardez-le tant que vous voudrez !


Nouvelles précisions, de sources bien informées :
* Monsieur Reiss, employé par cette filiale du CEA, aurait rejoint en 2008 la structure européenne (EFDA-JET) qui travaille sur la fusion nucléaire magnétique (ITER).
** Il est possible que le parcours et les qualités de Clotilde Reiss aient attiré l'attention du VEVAK (Ministère iranien des renseignements et de la sécurité nationale) avant même son séjour en Iran et qu'elle ait fait l'objet d'une surveillance de la part des agents de renseignement du VEVAK postés en France...

*

 

Le Parisien : Qu’est-ce que l’Iran reproche à Clotilde Reiss ?
Medhi Miraboutalebi.
Mme Reiss a fait des études de géopolitique, elle s’intéresse à l’Iran, elle parle persan, mais elle n’est pas professeur de français. A partir de là, trois questions se posent. Pourquoi envoie-t-on une étudiante en géopolitique enseigner le français à la place d’un professeur de langue ? Pourquoi va-t-elle à Ispahan, la région où sont précisément installés nos centres d’enrichissement d’uranium ? Et enfin, pourquoi choisit-elle une université technologique où l’on n’étudie pas les sciences sociales, qui sont pourtant sa spécialité ?
 
Vous ne croyez donc pas qu’il s’agisse d’une simple étudiante ?
Cette jeune femme a effectué entre juin et septembre 2007 un stage sur les technologies nucléaires à la direction des applications militaires du CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Elle a rédigé un mémoire intitulé : « Comprendre la politique iranienne dans la crise nucléaire ». Ce document justifie nos doutes à son égard.
 
Faites-vous une relation avec le fait que son père travaille au CEA ?
Nous étions au courant, mais nous ne prenons pas en compte cet élément.
 
Pour autant, vous ne disposez que de soupçons, vous n’avez rien de concret contre Clotilde Reiss…
Son dossier compte huit chefs d’accusation. Elle les a tous reconnus lors de son procès. Cette dame est partie en Iran avec un visa de trente jours pour enseigner le français. Sur place, elle a fait une demande de prolongation. Lorsque son visa a expiré une deuxième fois, elle aurait dû quitter le pays, mais elle a continué à séjourner illégalement. En apparence, elle est partie pour donner des cours de français à Ispahan. Alors pourquoi s’est-elle retrouvée pendant quinze jours dans les manifestations de Téhéran ?
 
Etait-elle surveillée en Iran ?
Oui, nous la surveillions dès lors qu’elle était sur le territoire iranien. Sinon, comment aurions-nous pu l’arrêter ?
 
Selon vous, c’est donc une espionne ?
C’est l’un des chefs d’accusation, mais personne ne peut se prononcer à la place du magistrat.
 
Vous affirmez qu’elle a tout avoué. En France, on pense qu’elle y a été forcée…
Ces pratiques n’existent pas en Iran pour une raison simple : nos croyances religieuses nous interdisent de mentir et de faire avouer sous la contrainte. L’ambassadeur de France a rendu visite à Mme Reiss et a pu constater que ses conditions de détention étaient tout à fait confortables.
 
Sait-on quand le jugement sera rendu ?
L’accusée a été interrogée et a pu être libérée sous caution (NDLR : 300 000 $, soit 213 000 €) en attendant le verdict, comme l’autorisent les lois iraniennes. A présent, c’est au juge de décider entre la prison, la liberté ou l’amende. Pour la date, je vous invite à lui poser vous-même la question. Ce qui est certain, c’est que ce sera moins long qu’en France.
 
Les relations entre la France et l’Iran sont extrêmement tendues…
Le ministre français des Affaires étrangères dit que la France n’a pas de relations avec les autorités iraniennes. Cela veut dire quoi ? N’est-ce pas justement de sa responsabilité ? Que fait la France pour améliorer les liens ? Depuis deux mois, je fais tout mon possible pour que le climat s’apaise et éviter que les choses ne dégénèrent. La France a choisi de s’ingérer dans les affaires iraniennes immédiatement après l’élection et diffuser ses messages de propagande à l’opinion publique.
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Published by Mélusine - dans Golfe persique
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:08
En fait, l'Europe se porte comme à son habitude, mais c'est l'UE qui se meurt. On annonçait un vent d'Irlande, il est venu de l'Est : l'Allemagne, rien que ça !, vient de rejeter le Traité de Lisbonne. Dans un arrêt du 30 juin 2009, la Cour constitutionnelle allemande, qui siège à Karlsruhe, s'oppose en effet à toute perte de pouvoir du Parlement allemand, compte-tenu du manque de démocratie des institutions de l'UE. La presse française, toute entichée de sujets "de plage", n'en parle que très peu. Sans doute aussi parce que nos députés et sénateurs qui, réunis en congrès à Versailles, ont adopté la chose à la va vite le 4 février 2008, vont bientôt passer pour des neuneus.

La Cour de Karlsruhe avait été saisie de plusieurs plaintes de députés de la CSU bavaroise qui accusaient le Traité réformé européen, dit Traité de Lisbonne d'affaiblir le Parlement allemand et d'être contraire aux principes de la démocratie, si bien que les droits fondamentaux des citoyens en sont lésés. La Cour leur a donné raison et son arrêt stoppe net la procédure de ratification du traité par l'Allemagne (l'adoption était jusqu'ici en bonne voie devant le Bundestag et le Bundesrat).

Les attendus méritent d'être cités : "L'Union Européenne ne peut être réalisée sans qu'il subsiste un espace politique suffisant au sein des Pays membres qui permette l'organisation des relations économiques, culturelles et sociales. Ceci concerne en particulier les domaines qui influencent la vie des citoyens, mais aussi les décisions politiques qui dépendent étroitement de traditions établies ou qui ont déjà fait l'objet de débats et de décisions dans l'espace public des institutions démocratiques et parlementaires nationales".

En conséquence, du fait du "déficit de démocratie structurel" qui caractérise l'Union européenne, les droits de co-décision du Parlement allemand devront selon la Cour être inscrits dans la loi de manière à "garantir l'efficacité du droit de vote" des citoyens allemands et en sorte que l'Union européenne "n'outrepasse pas les compétences qui lui ont été octroyées".

Ceci revient à favoriser une reprise en main des affaires européennes par les peuples et leurs représentants élus au détriment des apparatchiks de Bruxelles. En toutes lettres : "Le Traité n'est pas assez participatif. Or nous ne pouvons bâtir l'Europe que de manière démocratique. L'Union européenne ne peut pas être seulement dirigée par des bureaucrates et des gouvernements". Selon la Cour constitutionnelle, le Bundestag et le Bundesrat ne sont pas assez associés aux transferts de compétence en direction de l'Union Européenne, ce qui constitue une violation de la Loi Fondamentale allemande.

Pour éviter que les compétences de l'Union Européenne ne soient étendues en cachette, la Cour de Karlsruhe exige que le Bundestag donne son accord en légiférant chaque fois que l'Union Européenne s'octroiera de nouvelles attributions. Jusqu'à présent, le Parlement allemand ne pouvait qu'émettre un avis ou, au mieux, exercer un droit de veto. Pour les juges constitutionnels, un tel "laissez-faire" (en français dans l'arrêt) est anticonstitutionnel.

Rappel : "Rédigé après l'échec du projet de Constitution européenne en 2005, le Traité de Lisbonne, censé rendre l'UE plus efficace et plus influente dans le monde, n'entrera en vigueur que s'il est ratifié par les 27 pays de l'UE. A ce jour, 23 pays l'ont ratifié. Son devenir est suspendu à la tenue d'un nouveau référendum en Irlande et à sa ratification complète en République tchèque et en Pologne. Pour les "élites" européennes, la ratification du Traité de Lisbonne est primordiale, parce qu'il est à 97% l'équivalent du TCE [le projet de Constitution européenne rejeté par référendum par les Français et les Hollandais] (selon son rédacteur constitutionnel, Valéry Giscard d'Estaing) et qu'il consacre le retour du § III du TCE sans en porter le titre ("la concurrence libre et non faussée qui permet la création de richesses et qui tend au plein emploi")." Ne nous réjouissons pas trop vite, la portée de l'arrêt du 30 juin sera certainement limitée... La suite ici : Renovezmaintenant67.eu.

Des signes annonciateurs : La chute de la maison Europe.
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 12:25
Il était récemment question ici de colonialisme, à tort à mon sens ( Dialogue avec nos lecteurs ). Mais en voici un cas d'école : la visite officielle du Gringo en Afrique et l'accueil toujours folklorique et tellement spontané que les potentats locaux lui concoctent. "Quelle joie de vivre, ces Africains !", et autres phrases-clichés toutes faites. Cela se passe durant la Seconde Guerre mondiale, dans un village du Rwanda. La rencontre du puritanisme baptiste, témoin de Jéhovah en plus, avec l'espièglerie des femmes autochtones, j'imagine la tête du général... Tordant ! Et puis, bien fait ! La morale de l'histoire ? On peut en tirer de toutes sortes sur la diversité culturelle. J'en retiendrai une en forme de lapalissade : L'étranger n'est pas chez lui chez les autres !

*
Une visite au Rwanda

Le général Eisenhower s'apprêtait à aller passer ses troupes en revue au Rwanda. Le gouverneur local tenait à ce que toutes les femmes africaines se tiennent sur le bord de la route de terre battue lorsque le général passerait dans sa jeep et poussent des cris de bienvenue en agitant les bras. Le seul problème, c'est que les femmes indigènes ne portaient pour tout vêtement qu'un collier de perles de couleur et, quelquefois, une mince lanière de cuir autour de la taille.

Impossible, donc. Le gouverneur appela le chef de la tribu et lui exposa l'affaire. "Tout ira bien", dit l'homme. Si le gouverneur pouvait fournir quelques dizaines de blouses et de jupes, il se faisait fort de veiller à ce que les femmes s'en revêtent pour cet événement. Le gouverneur et les missionnaires procurèrent les vêtements.

Le jour de la grande parade, néanmoins, on découvrit, quelques minutes à peine avant que la jeep d'Eisenhower ne fît son apparition sur la route, que les femmes africaines portaient les jupes, mais pas les blouses, qu'elles avaient laissées chez elles, car elles ne leur plaisaient pas. Et elles étaient là, bien rangées des deux côtés de la route, en jupe mais les seins nus, et pas de sous-vêtements, pas un fil de plus sur elles.

En entendant cela, le gouverneur faillit avoir une attaque. Il tança le chef de tribu, qui lui certifia avoir parlé avec la déléguée des femmes et avoir reçu d'elle l'assurance que celles-ci étaient d'accord pour se couvrir les seins à l'arrivée du général.
- Tu en es sûr ? hurla le gouverneur.
- Parfaitement sûr.

Il était trop tard pour discuter. On ne peut donc qu'imaginer la réaction du général Eisenhower quand, à l'arrivée de sa jeep, les femmes aux seins nus soulevèrent l'une après l'autre leur jupe dans un geste gracieux pour s'en couvrir le visage.

(Extrait de C.P. Estès, Femmes qui courent avec les loups, 1992)
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 23:24
Connaissez-vous les Yoghourts ? Jusqu'ici totalement ignorés des géographes, les Yoghourts sont une population d'Asie centrale qui gagne pourtant à être connue et appréciée. D'après des renseignements exceptionnels recueillis par le Quai d'Orsay, ils résident dans la région de l'ancien Turkestan oriental, quelque part du côté de la Chine-qui-est-un-grand-pays, et seraient environ 7 millions, cf. http://www.diplomatie.gouv.fr:BienvenuschezlesYoghourts. Depuis des temps immémoriaux, les Yoghourts cuisinent d'excellents raviolis, et ceci est de la plus haute importance. Car ce sont de fins gastronomes que ces Yoghourts. Des gens distraits aussi. Voyez un peu : ils ont toujours pensé qu'ils étaient chez eux chez eux ! Ils sont fous ces Yoghourts ! Mais nos amis les Chinois sont là pour leur rappeler qu'ils se trompent. Chinois et Yoghourts ont d'ailleurs en commun de vieilles coutumes tout à fait pittoresques appelées "affrontements ethniques". Tout ce qu'il y a de plus traditionnel. On sait bien que dans ces pays lointains les gens sont tous un peu arriérés et primitifs. Aussi ne s'étonnera-t-on pas que leur folklore soit un tantinet rustique. Car il n'est pas de ces événements festifs qui ne se solde par quelques morts. Quelques centaines même, mais on ne va pas chipoter. Mais les Yoghourts sont des gens très bien. Ce sont des Musulmans plutôt ouverts et pas du tout sectaires (bref, pas comme le Muz ordinaire), quoiqu'un peu terroristes quand même.

Prochainement : Bernard Kouchner en visite officielle chez les Yoghourts.

Mercredi 8 juillet 2009, déclaration du Ministre des Affaires étrangères sur France Info...

Voir aussi :
Le droit de savoir : Michel Collon parle de Kouchner
Bernard Kouchner, bombardier sans frontières

Dernière minute : D'aucuns ont aussi évoqué des massacres de "Ouïgours" perpétrés dans une obscure province du fin fond de la Chine, mais c'est certainement par confusion ou par méconnaissance. Il vaut mieux laisser ces questions aux spécialistes.
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:49
Un lecteur nous signale un texte du 6 mai 2007 du psychiatre Serge Hefez, Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices, qui aboutit grosso modo aux mêmes conclusions que mon portrait de Nicolas Sarközy d'avril 2007, soit un mois avant les élections présidentielles... du 6 mai 2007, qui l'ont porté au pouvoir ( Pervers narcissique à tendance paranoïaque ). Je reproduis ci-après ma réponse au commentaire, qui fait état de nos divergences.

D'abord, tous les propos bizarres de Sarközy ne sont pas nécessairement symptomatiques de perversion narcissique ou de paranoïa. Il y a aussi chez lui beaucoup d'ignorance, doublée d'un absolu j'm'enfoutisme, qui fait qu'il dit souvent n'importe quoi.

Soyons précis dans les termes. Par exemple, je ne considère pas symptomatiques les deux phrases suivantes, citées par M. Hefez, et ne suis pas convaincue par l'interprétation qu'il en donne :

"• Le déni : «La France n’a jamais commis de génocide», en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur [Jacques Chirac])."

D'abord, collaboration n'est pas génocide. Je ne suis pas sûre que la proposition inverse soit plus pertinente : "La France" a commis un génocide, des génocides, a toujours commis des génocides... Qu'est-ce que ça veut dire ? Certes, la phrase de Sarko, c'est du n'importe quoi. Mais la première réponse qui me vient à l'esprit, c'est plutôt le génocide vendéen, car celui auquel pense M. Hefez ne s'est pas principalement produit sur le territoire national et la France n'en était pas l'instigatrice. Donc... lui aussi dit un peu n'importe quoi ! Sans compter que Sarko lui-même fait grand usage de la politique de repentance instaurée par son prédécesseur et qu'à mon sens nous n'avons justement pas "besoin de repentance", mais juste de vérité.

"• La diffamation sans y toucher : «ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme."


Je ne sais pas si c'est du mépris ou du colonialisme, mais de la rhétorique politique, oui. Sarko n'est d'ailleurs pas le premier à l'avoir dit (je pense à Brigitte Bardot, par exemple), et cherchait en reprenant le propos à se donner une image d'homme de droite qu'il n'est pas. Si on veut lever l'anonymat du "On", il faut renoncer au baillon du politiquement correct et appeler un chat un chat, et un musulman préparant la fête de l'Aïd selon les rituels de sa religion, un musulman. De fait, oui, il y a aujourd'hui en France des égorgements de moutons sans pitié pour les pauvres bêtes. Si la phrase de Sarko est perverse, ce n'est pas par "colonialisme" mais parce que le sort des moutons que nous sommes, il s'en fout !

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 23:53
Où il sera encore question du fonctionnement abracadabrant de la démocratie à la française, un système qui semble ne pouvoir se passer d'argent sale... Nous évoquions le financement par les Gabonais des campagnes aux élections présidentielles de plusieurs notables de droite comme de gauche, notamment Jacques Chirac : "La démocratie ne nous intéresse pas" . Voici que l'on apprend que celle d'Edouard Balladur en 1995 aurait été payée par... les Pakistanais !

Comment croire une seule seconde que la générosité du Gabon d'Omar Bongo ou de la République islamique du Pakistan soit gratuite ? Les financiers attendent toujours un retour sur investissement. La politique apparente, celle que présentent les médias, avec ses ressorts officiels, ses déclarations de principe, ses protestations de vertu, est parfois très éloignée de la politique réelle de gouvernants qui accèdent au pouvoir déjà grevés de dettes secrètes et de bienfaiteurs à rétribuer.

Mais pour les principaux intéressés, bien sûr, tout ceci n'est que fable. Interrogé le 19 juin 2009 par le journaliste Philippe Alfroy sur les derniers éléments de l'enquête concernant l'attentat de Karachi (voir la dépêche AFP ci-après), le président de la République française Nicolas Sarközy, à l'époque des faits ministre du budget, ne trouve en effet rien de mieux à répondre que : "Qui peut croire à une fable pareille ?", avant de s'esclaffer. Mais bien sûr, après toutes sortes de mimiques : "Pardon hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de choses comme ça."

Sinistre, sanglante fable, qui se sera cette fois terminée par la mort de onze expatriés français un matin de mai 2002 à Karachi.

*
Attentat de Karachi - Sarkozy rejette la piste de la corruption
AFP - 20 juin 2009

Paris - L'enquête sur un attentat qui avait tué 11 ingénieurs français en 2002 à Karachi s'oriente vers la piste d'un contentieux franco-pakistanais doublé de commissions occultes reversées à des hommes politiques à Paris, une hypothèse qualifiée de «fable» hier par Nicolas Sarkozy.

Les victimes françaises de cet attentat commis le 8 mai 2002 par un kamikaze dans la capitale économique du Pakistan étaient des salariés des arsenaux d'État français DCN. Trois Pakistanais avaient également été tués.

L'avocat des familles de sept des 11 ingénieurs a affirmé, après une rencontre jeudi avec les juges antiterroristes français, que l'enquête avait été relancée sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais lié à la vente en 1994 de sous-marins.

Celle-ci aurait donné lieu au versement de commissions au Pakistan, mais aussi à des rétro-commissions en France ayant pu financer la campagne présidentielle en 1995 de l'ex-premier ministre français Edouard Balladur.

«C'est ridicule [...] c'est grotesque [...], qui peut croire une fable pareille ?», a répondu le président français hier à la presse à l'issue du Sommet européen à Bruxelles. «Si vous avez des éléments, donnez-les à la justice!» a-t-il lancé, agacé.

Selon l'avocat des familles, Me Olivier Morice, l'attentat aurait été organisé en représailles au non versement de commissions. «Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995», a affirmé Me Morice. Selon l'avocat, la piste islamiste, longtemps privilégiée «est totalement abandonnée» par la justice française, les enquêteurs disposant de nouveaux éléments pour accréditer la thèse du contentieux franco-pakistanais.

L'avocat des familles pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions de M. Balladur et Jacques Chirac. Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années» mais souligné que tout s'était déroulé de manière «parfaitement régulière».

Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles avaient transité des commissions. Un de ces documents faisait état en septembre 2002 d'une «instrumentalisation» de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée «pour obtenir le versement de commissions non honorées».

Le versement de commissions, interdit par une convention de l'OCDE de 2000, était encore légal en 1994. D'éventuelles rétro-commissions dont auraient pu bénéficier à cette époque des décideurs français sont en revanche réprimées par la loi.

L'éventuel financement de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique.

Les policiers avaient alors trouvé une note mentionnant l'aval du directeur de cabinet de M. Balladur, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, pour la création d'une des sociétés par lesquelles transitaient des commissions.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:56
Même si c'est prétentieux pour un petit blog de rien du tout, on ne s'appelle pas Géopolis pour rien. Composé de deux mots grecs, : la Terre, et polis : la cité-Etat, "Géopolis" renvoie bien sûr à la géopolitique, comprise comme "l'étude des rapports entre données géographiques et politique des Etats", ou au sens où je l'entends plus directement, synonyme de "politique internationale" (les relations entre les Etats de la Terre).

Une autre acception est possible, si l'on met l'accent sur les données physiques du territoire, la géographie, qui explique que ce soit aussi le nom choisi pour le site de la Confédération française des acteurs des Sciences de la Terre : http://www.geopolis-fr.com, où il ne sera pas tant question de géopolitique que de minerais, de volcans, de géologie, mais à y bien regarder les deux sont liés (pétrole, uranium...).

En revanche, pour un scooter...  Le Géopolis 125 est en effet un nouveau deux roues motorisé de la marque Peugeot lancé en 2007, 125cm3 donc et 150kg (poids à sec, dit la fiche technique - tout mouillé c'est plus lourd), que notre lecteur pourra acquérir pour la modique somme de 3.500 à 4.000 €, ou que nous lui offrirons gracieusement s'il trouve la réponse à la question secrète que je n'ai pas encore posée*. Que dire de plus ? En rouge ou noir, ce n'est pas trop mal. Mais quelle idée de lui donner ce nom-là ! Encore une billevesée de publicitaire ! Le scooter Géopolis, voyons un peu, c'est pour que l'acheteur potentiel s'imagine faire le tour du monde avec, ou quelque chose comme ça.
La chose !

*Voir notre grand jeu-concours subventionné par Peugeot Citroune.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 14:34
"La démocratie ne nous intéresse pas." Ce n'est pas le mot d'un mollah iranien, mais une citation de feu le président du Gabon, Omar Bongo († juin 2009), grand ami et parrain des dirigeants français. Et, comme c'est bizarre, aucun d'eux jusqu'à N. Sarközy compris, ne s'est jamais indigné du caractère frauduleux de ses réélections successives depuis son accession au pouvoir en 1967.

Eléctions présidentielles au Gabon ces 40 dernières années :

1973, Omar Bongo, candidat unique, est élu avec 99,6% des voix. Excusez du peu.

1979, il est réélu avec un score meilleur encore : 99,8% des voix.

1986, score en progression : 99,97% des voix.

1993, après l'introduction du multipartisme, son score tombe officiellement à 51% des voix, en forçant un peu le destin (dixit Jacques Foccart lui-même).

1998, il fait 66% des voix, contre seulement 16,5% à son principal opposant, l'ingénieur Pierre Mamboundou (Union du Peuple Gabonais). Vous avez dit fraude ?

2005, 79,18% des voix. L'accusation de fraude massive, formulée par l'opposition gabonaise, n'a pourtant pas été reprise de façon très audible par la "Communauté internationale"...

Si l'on ajoute à cela que plusieurs des principaux opposants au régime gabonais sont morts assassinés (Germain Mba en 1970, le poète Dieudonné Ndouna-Depenaud en 1977...) et que Pierre Mamboundou en a encore réchappé de justesse en 2006, on mesure le caractère démocratiquement exemplaire du Gabon de Bongo ! Mais chut ! Silence médiatique.

C'est que le grand démocrate Bongo a aussi joué un grand rôle pour la démocratie en France en finançant les campagnes de Jacques Chirac et en "conseillant" Nicolas Sarközy lors de l'élection présidentielle de 2007... La démocratie française portée par les pauvres Gabonnais ! C'est qu'avec ses quelque 70 comptes en banque à l'étranger détournant les revenus du pétrole dont son pays est exportateur, Omar Bongo pouvait se le permettre.

"Le bonheur n'est qu'un rêve inachevé,
Un seul instant suffit pour tout confondre."
Dieudonné Ndouna-Depenaud, "Le mort n'est pas mort", extrait du recueil de poèmes Rêves de l'aube (Libreville, 1975)
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 22:47
Deux points de vue opposés sur l'Iran aujourd'hui.

Pour moi, il ne fait pas de doute que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad - Nejad pour les intimes - ait été réélu ce dimanche tout à fait démocratiquement. Parce que s'il s'avérait, comme le disent des personnes aussi désintéressées que nos bons amis américains, qu'il y ait eu dans les élections de ce dimanche quelques fraudes, votes achetés ou sous influence, et matraquage médiatique, il n'y aurait là-encore rien que de très démocratique. Il suffit pour s'en convaincre de voir comment nos médias ont fait les dernières élections européennes, passant sous silence des listes sérieuses pour mieux promouvoir celles de l'Omniprésident et des faux écologistes de Cohn-Bendit et compagnie, aussi financés par l'Elysée. Nos Messieurs des gouvernements occidentaux sont vraiment mal placés pour donner des leçons de morale.

La réalité, c'est qu'en dehors de Téhéran, Nejad reste très apprécié dans son pays, en particulier auprès des couches populaires qui constituent tout de même la très large majorité des 70 millions d'habitants et plus que compte l'Iran. Sa politique ouvertement populiste, ici au meilleur sens du terme c'est-à-dire favorisant les plus modestes, y est sans doute pour beaucoup. La participation a atteint les 85%, ce qui là aussi contraste avec les élections prétendument représentatives de chez nous. Quoi qu'il en soit des vertus du système, Nejad est donc réélu avec 62,6% des voix contre 33,7% à Mir Hossein Moussavi, le candidat préféré des beaux quartiers de la capitale. Au demeurant, le vrai dirigeant du régime, l'ayatollah Ali Khamenei, vient de saluer la victoire de Nejad. La messe est dite, du moins pour l'instant. Parce que dans les rues de Téhéran, ça commence à chauffer.

C'est mon point de vue, et je le partage ! Je vous renvoie à ce sujet au blog du journaliste Georges Malbrunot : Iran : Pourquoi une telle surprise ?. Ah, mais que c'est malheureux me direz-vous. Peut-être. Il n'en demeure pas moins que l'Iran tel qu'il est, ses mollahs et son Nejad dont les médias occidentaux nous ont fait un épouvantail, l'Iran donc est un des rares pays à ne pas se plier aux diktats du Nouvel Ordre Mondial, et ça c'est plutôt sympathique. Cependant, les opposants iraniens au régime ont une toute autre idée de la situation présente, notamment le Conseil national de la Résistance iranienne de Madame Maryam Radjavi.

Sources : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/ ; http://www.ncr-iran.org/fr/index.php

Car tout n'est pas rose au pays des roses. Et la France joue un vilain petit rôle dans l'affaire. C'est en tout cas ce que nous rapporte notre envoyé spécial au Sénat, Sam Fonta, qui nous présente ici les derniers épisodes d'une sombre affaire façon Irlandais de Vincennes où notre gouvernement a encore trempouillé.

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La France et les mollahs ou la danse du serpent
par Sam Fonta

Le 11 février 2009 (30 ans, jour pour jour, après la prise de pouvoir de Khomeiny à Téhéran), une réunion publique s’est tenue au Sénat, sous l’égide du « Comité Français pour un Iran Démocratique » qui rassemble députés, sénateurs et anciens ministres de tous bords. À cette occasion, des élus, des avocats et des responsables d’associations ont, sous la présidence de Jean-Pierre Michel, sénateur de la Haute-Saône, éclairé les divers aspects du lourd contentieux qui oppose, depuis plus de cinq ans, la justice française et l’opposition iranienne résidant dans notre pays. Intervenant juste après une décision historique de l’Union européenne vis-à-vis de la résistance iranienne, la réunion des parlementaires fut l’occasion de dresser un bilan dont il convient d’exposer les aspects essentiels.

En juin 2003, après avoir assuré pendant vingt ans leur protection, les autorités françaises orchestrèrent contre les militants de l’opposition iranienne, en exil à Auvers-sur-Oise (Conseil National de la Résistance Iranienne et Organisation des Moudjahidins du Peuple Iranien), une mise en scène médiatique autour de 1300 gendarmes et policiers convoqués pour appréhender une centaine d’opposants à la dictature théocratique et islamiste de Téhéran. Certains d’entre eux furent inculpés sur le champ « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ce revirement radical était consécutif au ballet diplomatique franco-iranien qui, entre le voyage de Dominique de Villepin en avril 2003 et celui du ministre du Commerce extérieur le mois suivant, permit à la France d’obtenir de juteux contrats pour de puissantes entreprises hexagonales, Total en tout premier lieu.

Près de six ans plus tard, ce choix de sacrifier les résistants iraniens en leur imputant ce contre quoi ils luttent – un terrorisme sanglant – apparaît désormais aussi pervers qu’intenable. Les supposés « terroristes » attendent toujours un procès sans cesse repoussé car il ne pourrait qu’aboutir à leur relaxe et ils ont, entre temps, entrepris et gagné 21 actions en justice contre les autorités françaises. Il apparaît aujourd’hui clairement que le pouvoir politique a, dans cette affaire, instrumentalisé la lutte anti-terroriste à partir de dossiers vides : les seuls éléments à charge reposaient en dernier lieu sur des « preuves » fabriquées, envoyées de Téhéran par les officiers tortionnaires des unités de répression du régime. Aujourd’hui, les résistants iraniens sont ainsi libres de leurs mouvements et peuvent se réunir de nouveau à Auvers. l’État français, désavoué à de multiples reprises, persiste dans son égarement malgré les interpellations de plus en plus véhémentes des parlementaires. Une telle attitude relève sans doute d’un entêtement orgueilleux, mais plus vraisemblablement d’une crainte de déplaire à la junte religieuse de la République Islamiste.

Ce déni de justice et de respect des procédures démocratiques a fini par troubler les élus. Adrien Zeller, Président de la Région Alsace, a ainsi souligné ce qu’il y a d’inquiétant pour des citoyens français à constater que les autorités de notre pays font si peu cas des principes des Droits de l’Homme et des décisions de juridictions parfaitement compétentes telle la Cour européenne de Justice. Cette dernière a, par deux fois et avec des attendus fort sévères, intimé l’ordre aux gouvernements de l’Union de retirer la résistance iranienne (CNRI et OMPI) de la liste officielle des organisations terroristes. Le 27 janvier 2009, après des recours dilatoires de la France pour retarder l’inévitable, le Conseil des Ministres de l’UE a tiré le bilan des décisions judiciaires en lavant les résistants iraniens de l’accusation de terrorisme. La France, seule contre tous, tente actuellement une ultime et dérisoire procédure qui ne peut qu’échouer alors que nos partenaires ont déjà tourné le dos à cette posture indigne. Ainsi, le Ministère des Finances britannique vient de dégeler les avoirs de la résistance iranienne dans les banques anglaises.

La stupéfiante soumission de la France envers les mollahs iraniens, concernant des femmes et des hommes qui luttent pour abolir un système de terreur organisée, attire désormais vers Paris les regards surpris et réprobateurs de ceux, nombreux en Europe (parmi lesquels 2000 parlementaires), qui ont pris le parti de défendre l’opposition au régime sanguinaire et corrompu de Téhéran.

Car enfin, pourquoi persister dans une telle attitude de dépendance envers un pouvoir criminel qui incarne ce qu’il y a de plus opposé aux fondements de la République française ? Pour remporter des contrats industriels, précieux en période de crise ? Mais les Anglais ou les Allemands sont certains d’en obtenir autant, sinon plus, tout en conservant leur dignité. Pour éviter que les machiavels en turban ne dirigent vers Paris les réseaux terroristes bien réels qu’ils nourrissent ? Mais alors, quelle lâcheté, au moment même où les plus hautes autorités de notre pays répètent à l’envi « qu’il faut être ferme » dans le dossier du nucléaire iranien, donnant au passage de risibles leçons à l’administration Obama.

Il existe en outre, comme l’a relevé l’avocat Mario Stasi, un enjeu humanitaire : celui des milliers d’opposants iraniens réfugiés à Achraf, en Irak. La position isolée et absurde de la France peut en effet être invoquée demain par le gouvernement irakien pour justifier, dans un marchandage cynique et mortel avec les maîtres de Téhéran, le renvoi des réfugiés vers les potences qui les attendent. Arrogante, foncièrement injuste, niant sans vergogne la réalité au-delà de ce qui est admissible, telle apparaît en définitive l’attitude officielle adoptée sur cette question par le pays des Droits de l’Homme et de l’ingérence humanitaire.

La posture dans laquelle s’entêtent désormais sans espoir le Quai d’Orsay et l’Élysée, nous fait penser à celle d’un apprenti charmeur de serpent qui, soufflant dans son instrument, aurait réussi à faire sortir de son panier un cobra au venin mortel mais ne saurait plus comment l’y faire rentrer. Pensant que, s’il s’arrête de jouer, le serpent le mordra, il continue de souffler jusqu’à épuisement pour repousser le moment fatal. Personne ne lui a dit que le serpent était en réalité sourd et que seuls les battements de pied rythmant la musique le tiennent en respect ! Il en est de même des mollahs : il suffit de marteler une position ferme avec détermination et constance pour rendre leur poison inopérant. Tous ceux pour qui le respect d’eux-mêmes et des hôtes que la France a accueillis n’est pas un vain mot, auront en tous cas à cœur de lutter sans faiblesse, comme s’y sont engagés les parlementaires réunis au Sénat le 11 février, pour effacer au plus vite les effets de ce dévoiement persistant et injustifiable de nos dirigeants.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 19:54
Curieusement, le plus grand succès de ce blog, l'article le plus lu de Géopolis, champion toutes catégories depuis sa mise en ligne en avril 2007, n'est pas un article de géopolitique à proprement parler.

Sous le titre de Pervers narcissique à tendance paranoïaque , il s'agissait d'une analyse en creux de la personnalité d'un certain... Nicolas Sarközy, qui à l'époque n'était pas encore président de la République française.

Le pervers narcissique, manipulateur, comédien et généralement bien intégré en société, est beaucoup plus difficilement repérable que d'autres "cas" psychopathologiques. Et pourtant sa fréquentation peut se révéler particulièrement destructrice pour ses victimes, tant dans le cadre professionnel que dans celui de la vie privée, comme l'ont révélé au profane les ouvrages de la psychiatre Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement moral.

Une de nos lectrices, psychothérapeute confirmée, consacre au sujet trois sites plus spécialement destinés à venir en aide aux victimes de manipulation. Il s'agit de http://manipulateurs.wordpress.com/, http://pervers-narcissiques.fr/ et http://baboline.unblog.fr/. Ces sites sont d'autant plus utiles, sensibles et informés que leur auteur a elle-même été victime d'un pervers narcissique.

Las ! Celui-ci, bien qu'il ne soit nommé nulle part, s'est reconnu dans les descriptions de pervers narcissiques qui y sont données... Sans bien mesurer que les symptômes décrits n'ont pas de caractère subjectif mais se trouvent caractérisés dans tout Manuel diagnostique de psychiatrie, et que par conséquent le fait qu'il croit s'y reconnaître fait effectivement de lui un pervers narcissique auquel s'ajoute ipso facto la tendance paranoïaque (il se croit visé), l'énergumène a porté plainte pour... atteinte à son image ! Il en faut de l'impudence pour demander en justice l'interdiction de sites et blogs comme ceux susdits, qui sont pourtant essentiels pour l'aide aux victimes... Mais a-t-on jamais vu un pervers narcissique se soucier des victimes ?

Je remets ici un extrait du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux : "Le pervers ressent une jouissance extrême, vitale, à voir l'autre souffrir, à le maintenir dans le doute, à l'asservir et à l'humilier. Étant incapable de relation véritable, il ne peut en établir que dans un registre pervers de malignité destructrice. Les êtres humains ne sont plus pour lui des êtres humains, mais des objets de jeu et de plaisir. Il aime chosifier l'autre, et faire en sorte que sa victime ne puisse jamais s’en sortir, ne serait-ce que pour l'empêcher de témoigner contre lui." Nous y sommes !

Pour mémoire, voici une liste de traits propres à la personnalité manipulatrice empruntée à la psychologue Laetitia Boutry dont la vidéo est en lien sur le blog de Baboline :

- le pouvoir : le manipulateur se situe systématiquement dans un rapport de force avec l'autre,

- la séduction : il est souvent charmant, séduisant, a du bagou et utilise son charisme pour parvenir à ses fins, obtenir ce qu'il veut de l'autre,

- la domination : employant volontiers l'ironie, il a besoin d'humilier et de dévaloriser l'autre pour se sentir fort,

- la culpabilisation : fin psychologue, il s'appuie sur les failles de l'autre, pointe ses défauts en en rajoutant et y insistant à plaisir,

- le refus d'endosser ses responsabilités : rien n'est jamais de sa faute, il ne se remet jamais en cause,

- la capacité à mentir sans vergogne dès qu'il est pris sur le fait,

- la confusion : il revient sur ses dires quand ça l'arrange, rétablit les choses à sa manière et sème le trouble dans l'esprit d'autrui en le faisant douter de ce qui s'est vraiment dit ou fait...

Tiens, tiens... mais c'est que ça me rappelle quelqu'un tout ça... Toute ressemblance n'est pas du tout fortuite !
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 22:05
Tchad (Sahel) - Les récoltes sont engrangées, la saison des pluies s'annonce, voici venu le temps... des razzias ! Vieille coutume, qui se confond plus ou moins avec les mouvements de rébellion appuyés par les Soudanais dans le Sud-Est du pays contre l'autocrate tchadien Idriss Déby. Pour calmer le jeu, l'Union européenne a envoyé début 2008 une force d'interposition composée pour moitié de militaires français, pour moitié d'Irlandais, Polonais, Suédois, Autrichiens, Russes, etc. qui ont surtout pris position autour de la ville d'Abéché, région de Ouaddaï, frontalière du Soudan. Voili, voilà. Et surtout, merci à Benji pour les photos.

Vue d'hélicoptère

Cultures

Récoltes
Photos : http://www.bellapicture.bookfoto.com/
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 17:47
C'est un épilogue tout provisoire, bien sûr, car, comme je le disais ici : La grippe du cochon volant (1) , la prochaine grippe sera mortelle ! Mais je viens de tomber sur un article du journal Le Monde en date du jeudi 21 mai 2009, p. 19 : "Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus - Les élevages industriels sont des bombes sanitaires", qui aborde le même sujet, cf. http://www.lemonde.fr/en-finir-avec-les-usines-a-virus.html. L'article est signé de José Bové, qu'on ne présente plus, et de Marie-Christine Blandin, qui a été rapporteur au Sénat d'un rapport sur la grippe aviaire. Deux remarques d'abord :

1. Les auteurs auraient pu citer leurs sources. Je ne parle pas de mon modeste blog, mais des spécialistes américains comme J. Tietz, F.W. Engdahl dont j'ai repris le texte, ou encore l'association écologiste et tiers-mondiste GRAIN (Genetic Resources Action International) basée en Espagne (http://www.grain.org/front/) qui ont attiré l'attention sur le cas scandaleux du groupe Smithfield Foods, le plus grand producteur mondial de viande de porc aux hormones, cf. La grippe du cochon volant (3) .

2. Ils n'abordent qu'une moitié de la question, à savoir les ravages de l'élevage industriel, incubateur de nouveaux virus transmissibles à l'homme. Mais pas un mot sur l'industrie pharmaceutique qui produit à la fois les antibiotiques dont sont gavés les animaux de ces fermes industrielles concentrationnaires, et les antiviraux destinés à soigner les humains qui seraient victimes des virus qu'ils incubent... Double bénéfice ! J. Bové et M.C. Blandin feignent de croire que cette grippe du cochon serait, je cite, "manifestement plus virulente que les grippes habituelles", ce qui est manifestement faux puisque la grippe hivernale fait tous les ans des centaines de milliers de morts sans qu'on en parle, cf. La grippe du cochon volant (2) .  Et pas un mot sur l'administration massive de l'inefficace et nocif Tamiflu, cf. La grippe du cochon volant (4) .

Pour le reste, tout à fait d'accord : il faut en finir avec l'élevage industriel !

Je reprend deux passages de l'article du Monde qui complètent les informations précédentes :

"Le choix d'élevages hors sol et de logiques industrielles implique nécessairement de forts risques pathogènes. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants. Qui oserait nier que de telles conditions favorisent la mutation adaptative constante des virus et des bactéries ? Il n'est guère surprenant qu'une étude de l'Inserm (Aubry-Damon et coll.) ait montré récemment la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez les salariés d'élevages industriels de porcs."

"Les institutions internationales et nationales n'ont pas tiré les leçons du précédent de la grippe aviaire H5N1. Les tentatives d'incriminer la faune sauvage et les petits élevages de plein air, ainsi que les migrateurs, comme sources de l'épidémie a priori, se sont révélées des impostures."

Et oui, les oies sauvages n'étaient pas en cause.
Ceci est un appel au boycott contre 1. Smithfield Foods et autres groupes équivalents, et leurs viandes pleines d'antibiotiques (et d'hormones, même si celles-là ne sont pas encore autorisées dans l'Union européenne). 2.  Novavax, Roche, GlaxoSmithKline et autres profiteurs de grippe, y compris Sanofi Pasteur, parce que la célébrité du nom de Pasteur cache bien des turpitudes. Voilà ! Rien que ça !!!

Quand l'animal n'est plus que machine, l'homme n'est pas grand chose non plus.
______________________

Mise en garde : M. José Bové est candidat aux élections européennes du 7 juin 2009 pour le compte du groupe Europe-Ecologie. Ne serait-ce qu'en raison de la présence dans ce groupe d'un certain Daniel Cohn-Bendit, tête de liste en Ile-de-France, bien connu pour ses frasques en mai 68, moins pour ses textes pédophiles, j'appelle aussi à boycotter cette liste.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:10
Voici enfin le dernier volet de l'enquête de F.W. Engdahl (cf.  La grippe du cochon volant (1) , (2) , (3)).

Le degré de concentration de la production intégrée de viande de porc de Smithfield Foods a peu à voir avec les méthodes traditionnelles d'élevage. Dans ses implantations maintenant disséminées à travers le monde, les cochons Smithfield vivent par centaines ou par milliers dans des fermes en forme d'entrepôts, rangés comme des sardines. Les truies sont inséminées artificiellement, nourries et délivrées de leurs porcelets dans des cages si étroites qu'elles ne peuvent se retourner.

Comme le note Jeff Tietz, "une quarantaine de porcs mâles adultes de 250 livres n'occupe souvent qu'un enclos réduit où ils se piétinent l'un l'autre jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il n'y a ni lumière du jour, ni paille, ni terre, ni air frais. Les sols sont de claies pour permettre l'évacuation des excréments dans une fosse sous les enclos, mais beaucoup d'autres choses y tombent : placentas, porcelets morts-nés ou écrabouillés, batteries usagées, flacons d'insecticides, seringues d'antibiotiques, tout ce qui est assez petit pour passer dans les larges tuyaux de drainage qui alimentent la fosse.  Ceux-ci sont maintenues fermés jusqu'à ce que les détritus s'accumulent..."

Le témoin poursuit à propos des conditions néfastes de l'élevage dans ces fermes industrielles : "Les animaux deviennent sensibles aux infections, et dans une population aussi dense, il suffit que microbes, parasites ou champignons se déclarent sur un seul pour se propager instantanément à tous. En conséquence, les fermes porcines emploient une large gamme d'antibiotiques et de vaccins, et sont saturées d'insecticides. Sans ces substances (oxytétracycline, draxxine, ceftiofur, tiamuline), les maladies les emporteraient. Les cochons des fermes industrielles sont donc maintenus dans un état comateux jusqu'à leur abattage. Quand un porc tombe malade, les employés le shootent souvent aux médicaments pour qu'il puisse gagner l'abattoir sur ses propres pattes. Car aussi longtemps que l'animal peut se déplacer, il peut être abattu légalement et vendu pour sa viande."

Tietz n'est pas le seul à avoir remarqué l'échelle gargantuesque des problèmes posés par les fermes industrielles de Smithfield Foods. L'Agence gouvernementale US pour la protection de l'environnement (EPA) a mis plusieurs fois Smithfield Foods à l'amende pour les dommages causés aux nappes phréatiques par les rejets de lisier de ses fermes industrielles à Tar Heel et ailleurs aux USA. En Virginie où elle à son siège, la firme a été condamnée à payer 12,6 millions de dollards en 1997 pour 6.900 infractions aux règlements sur la propreté des eaux - la 3e condamnation civile la plus élevée jamais rendue par l'EPA pour ce type d'infraction. En cause : les déchets générés par l'abattage des porcs et l'équarrissage. Pourtant il ne semble pas que les amendes aient changé les pratiques de l'entreprise en quoi que ce soit.

Smithfield Foods a disséminé ses élevages industriels de porcs à d'autres pays où la législation sur l'environnement est supposée moins contraignante, notamment en Roumanie, en Pologne et, bien sûr, dans les zones rurales du Mexique. Il y a plusieurs années, la ferme industrielle de Smithfield en Roumanie avait fait l'objet de sérieuses accusations de la part des autorités locales et des services de santé roumains. Smithfield avait alors refusé aux autorités locales l'accès à ses élevages porcins alors que les habitants se plaignaient de la puanteur émanant de centaines de carcasses de cochons qu'on y laissait pourrir des jours entiers. "Nos médecins n'ont pas pu mener de missions d'inspection dans les fermes américaines," déclarait Csaba Daroczi, directeur adjoint des Services Vétérinaires de Timisoara. "Chaque fois qu'ils ont essayé, ils ont été jetés dehors par les gardes. Smithfield nous a proposé de signer une convention qui nous aurait astreints à les prévenir trois jours avant chaque inspection." Il est apparu par la suite que Smithfield avait cherché à dissimuler une épidémie majeure de fièvre porcine survenue dans ses fermes industrielles de Roumanie...

Entrée en lice du cartel du médicament

Plutôt que d'ordonner une enquête indépendante sur les germes pathogènes générés par les rejets toxiques des fermes industrielles de Smithfield Foods et autres producteurs dans l'état de Veracruz - Mexique, et ailleurs, l'OMS semble de plus en plus encline à créer un climat favorable à la distribution de masse de produits qui se sont déjà avérés dangeureux, et parfois mortels, à savoir les antiviraux comme le Tamiflu.

Le 14 avril, soit près de deux semaines avant que débute la panique autour des cas de grippe du cochon (ou A H1N1 comme on préfère dire maintenant) au Mexique, le groupe pharmaceutique US Novavax annonçait que des essais pré-cliniques venaient prétendument de montrer "qu'un vaccin expérimental à base de particules virales du type H1N1 obtenues à partir de la souche de la grippe espagnole de 1918 protégeait à la fois contre la grippe espagnole et contre des souches très pathogènes de grippe aviaire H5N1". Le vaccin génétiquement modifié de Novavax, affirmait l'entreprise, "protège les souris et les furets" et apporte aussi opportunément une protection "contre les souches virales H1N1 et H5N1".

Le 24 avril, l'OMS publia un communiqué de presse relatant que "les virus de la grippe du cochon (A H1N1) identifiés dans l'épidémie mexicaine n'avaient jusqu'à présent jamais été détectés ni chez le cochon, ni chez l'homme", ajoutant que ces virus se montraient sensibles à l'oseltamivir. L'Oseltamivir est le nom technique du Tamiflu, le médicament inventé par la société Gilead Sciences - dont le propriétaire n'est autre que Donald Rumsfeld [ancien Secrétaire à la Défense des USA sous G.W. Bush] - et distribué sous licence par les laboratoires Roche. Comme par hasard, la FDA (Food and Drug Administration US) émit dès les 27 avril une autorisation d'urgence pour l'administration de Tamiflu aux enfants de moins d'un an par les services de santé US. Le document de la FDA précisait qu'il avait été décidé "d'autoriser l'usage d'un médicament non approuvé ni évalué ou dans un usage non évalué du fait d'une situation d'urgence". Cela laisse entendre que le gouvernement des USA est prêt à laisser distribuer à la population paniquée - et laisse déjà - des drogues expérimentales, telles que le vaccin de Novavax, les stocks de Tamiflu et d'autres antiviraux comme le Relenza (zanamivir) du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline.

Or les données connues à ce jour sur les "cas confirmés" de grippe H1N1 dans le monde, soit 985 cas de grippe du cochon, ne justifient nullement que l'on soumette les populations humaines à des médicaments dont les effets secondaires incluent déjà des cas de mort, complications sévères et symptômes grippaux et qui, comme le Tamiflu, n'ont jamais passé pour prévenir ou soigner la grippe.

Tout le psychodrame des dernières semaines ressemble de plus en plus à un mauvais remake d'un roman de Science Fiction. Pour ajouter encore à l'étrangeté du roman, en novembre 2004, dans les premiers jours de la panique mondiale causée par l'annonce d'une hypothétique grippe aviaire, alors que le Tamiflu était présenté pour la première fois par Donald Rumsfeld et ses autres promoteurs comme le remède miracle, l'OMS publia un extraordinaire scénario de fiction. Pour une agence de l'ONU qui produit d'ordinaire d'ennuyeuses notes scientifiques à l'intention des professionnels de santé du monde, le rapport de 2004 était étonnament prémonitoire du scénario actuel de panique due à la grippe du cochon. Dans un passage de pure fiction intitulé "Un jour viendra", l'OMS écrivait donc il y a 4 ans :

"Des rumeurs d'un début d'épidémie d'une maladie respiratoire de gravité inhabituelle apparue dans deux villages d'une province reculée sont parvenues au ministère de la santé d'un des Etats membres de l'OMS. Une inspection est diligentée vers cette province et apprend que l'épidémie a commencé un mois plus tôt. Les enquêteurs identifient au moins 50 cas de contamination. Toutes les tranches d'âge sont touchées. Vingt patients sont traités dans l'hôpital de la province. Cinq personnes sont déjà mortes de pneumonie et d'insuffisance respiratoire sévère. La surveillance des zones avoisinantes est accrue et de nouveaux cas sont identifiés dans toute la province. Des prélèvements sur plusieurs patients sont analysés en laboratoire et trouvés positifs au virus grippal de type A, mais les analyses ne permettent pas de préciser la souche. Les prélèvements sont alors envoyés au laboratoire de référence de l'OMS pour la grippe, où le virus est identifié comme grippe A (H6N1), une souche jamais identifiée chez l'homme auparavant. Le séquençage génétique indique que la majorité des gènes du nouveau virus proviennent d'un virus de grippe aviaire, le reste dérivant d'une souche de grippe humaine."

Si on remplace grippe A (H6N1) par grippe A (H1N1), on croirait entendre parler de la situation actuelle. Le récit de fiction de l'OMS en 2004 peut se lire comme le scénario de ce qui s'est passé depuis avril au Mexique, aux USA et au-delà. Cela conduit à se poser des questions : le monde ne serait-il pas soumis à un jeu de guerre psychologique à grande échelle destiné à favoriser la prise de médicaments dangeureux pour contrer un danger qui n'existe pas ?

Avec la révision à la baisse des cas répertoriés au Mexique et en l'absence de signe d'une nouvelle contagion de grippe espagnole de 1918 ou pire, comme les autorités l'annonçaient il y a encore quelques jours, il est grand temps de lancer une enquête complète sur les fermes industrielles et autres concentrations d'élevages à travers le monde. Grand temps aussi pour les autorités d'arrêter de couvrir le véritable et colossal danger qu'elles représentent.
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:59
Un changement de nom révélateur
Suite de La grippe du cochon volant (2)

Maintenant, non seulement les victimes new-yorkaises de la pire pandémie depuis la Peste Noire montrent des signes de rétablissement remarquable après seulement quelques jours, mais l'OMS annonce aussi un changement de nom au beau milieu des événements. Le 1er mai, l'OMS, le CDC et le National Institute of Health du Maryland ont tous déclaré que le terme de "grippe du cochon" n'était plus approprié, et ce, malgré que, selon le docteur Raul Rabadan, professeur de biologie à l'Université de Columbia, 6 des 8 segments génétiques du virus sont d'une grippe porcine, les deux autres, aviaire et humain, se rencontrant chez le porc depuis quelques décennies. Nous sommes invités à l'appeler à la place grippe A (H1N1). Un nom qui sonne bien !

Le changement de nom est intervenu à la suite d'une intense campagne de lobbying menée par les producteurs de porc US pour l'abandon de l'étiquette "grippe du cochon" car elle portait apparemment tort aux ventes de porc. Le plus grand producteur mondial de porc, l'américain Smithfield Foods of Virginia, faisait certainement partie des industriels du lobby demandant le changement de désignation auprès de l'OMS et du CDC. Ils ont obtenu gain de cause. Mais changement de nom ou pas, la chaîne de production porcine de Smithfield Foods et autres fermes industrielles, ou CAFOs comme on les appelle (Concentrated Animal Feeding Operation), mérite qu'on y regarde de plus près.

Les premiers malades et morts de la grippe du cochon au Mexique ont été enregistré à La Gloria, municipe de Perote, état de Veracruz, où, avant leur signalement officiel, les habitants du coin manifestaient depuis des semaines contre les dangers que faisait planer sur le village la grande ferme - CAFO - locale de Smithfield Foods. Enfants et adultes du voisinage du site présentaient en effet toutes sortes de symptômes. Smithfield Foods est le plus grand producteur industriel de viande de porc. Il est aussi l'un de ceux qui présentent des taux records de problèmes de santé et de sécurité.

Lisier de porc et autres joyeusetés

Comme le signale GRAIN (Genetic Resources Action International, une ONG spécialisée), "le développement de fermes industrielles de grande échelle en Amérique du Nord a créé des conditions parfaites pour l'émergence et la diffusion de nouvelles poussées de grippes hautement virulentes". Le lisier de porc est au centre du problème, ce que le changement de nom proposé par le CDC tend opportunément à dissimuler.

L'étude de GRAIN montre que les fermes industrielles, en concentrant un grand nombre de bêtes, sont un foyer idéal d'agents pathogènes. En 2003, la revue Science mettait en garde contre le fait que la taille croissante des fermes industrielles et l'usage massif de la vaccine qu'on y fait mènerait à brève échéance à l'émergence d'une grippe du cochon. C'est la même histoire avec la grippe aviaire : de grandes fermes industrielles concentrant des dizaines de milliers de poulets produisent quantité de rejets toxiques.

Smithfield Foods, le plus grand boucher de cochons du monde et propriétaire de fermes industrielles, a une impressionnante liste de records en matière de violations des règles d'hygiène et de sécurité, y compris les règlements sanitaires sur l'eau. La plus grande ferme industrielle des USA est celle de Tar Heel en Caroline du Nord. Selon des informateurs locaux, la ville pourrait tout aussi bien être rebaptisée "Lisier de Cochon", étant donnée l'énorme quantité de lisier et assimilés rejetés par la ferme industrielle Simthfield Foods de Tar Heel.

Comme l'a calculé Jeff Tietz, dans une étude sur le problème du lisier de cochon, les meilleures estimations donnent un rejet total annuel de 26 millions de tonnes. De quoi remplir quatre stades de France. Même réparti entre les nombreuses petites unités de production qui entourent les abattoirs, ce n'est pas une quantité qu'on puisse traiter. Tietz ajoute que "la quantité de lisier est tellement énorme que si l'industriel traitait ses rejets comme le font les municipalités, même en ne respectant les normes qu'approximativement, il perdrait de l'argent. Aussi, beaucoup de ses fournisseurs laissent-ils s'échapper de grandes quantités de lisier du plancher incliné de leurs fermes et le laissent stagner gaiement à l'air libre, d'où par l'effet du ruissellement et de la gravité, il s'infiltre dans les nappes phréatiques et le bassin fluvial. Bien que l'entreprise affiche une "culture de la responsabilité environnementale", cette pollution ostentatoire est le pivot du business model de Smithfield.

Le problème que soulignent Tietz et d'autres critiques des fermes industrielles polluantes n'est pas juste le lisier mais la combinaison de celui-ci avec des quantités considérables d'antibiotiques et de produits chimiques toxiques utilisés par Smithfield Foods et les autres industriels du secteur pour maximiser leurs rendements. "Un monceau de lisier est une chose, écrit-il, un monceau de lisier hautement toxique en est une autre : dans l'échelle de toxicité des polluants, on est sans doute plus près des déchets radioactifs que du fumier organique. La raison de cette toxicité tient à la productivité de Smithfield. La firme produit 6 milliards de livres de porc empaqueté par an. C'est une remarquable réussite, une productivité qu'il y a 20 ans on n'imaginait même pas, et le seul moyen d'y parvenir est d'élever les cochons en des concentrations sans précédent".
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:26
Cochons volants, Tamiflu et fermes industrielles : L'OMS s'inspire d'un roman de science-fiction !
par F. William Engdahl - voir La grippe du cochon volant (1)

Plus c'est absurde, mieux ça marche ! Les agences internationales chargées de prévenir les menaces de nouvelles pandémies mondiales, l'OMS et les CDC (Centers for Disease Control américains) se conduisent comme les directeurs d'un film de série B hollywoodien ou les auteurs d'un plagiat de La variété Andromède de Michael Crichton [auteur de SF - sur le thème des ravages d'une mystérieuse bactérie mutante venue de l'espace]. La panique générale autour de l'arrivée d'une nouvelle pandémie, une grippe du cochon transmissible à l'homme, ressemble de plus en plus  à une opération de sidération psychologique dont les seuls bénéficiaires seront les quelques multinationales pharmaceutiques spécialisées dans la production d'antiviraux, Roche, SmithKlineGlaxo et Novavax principalement. Les perdants ce sont tous les autres, nous tous.

Les déclarations en provenance du siège de l'OMS à Genève et de celui des CDC à Atlanta méritent attention. Le 30 avril, l'agence d'Atlanta rendait public un rapport au titre alarmant : "Grippe d'origine porcine (H1N1) : infections virales dans une école de New York". Le rapport décrit en détail le cas de cette école new-yorkaise où "au 28 avril, près de la moitié (45) des infections par le virus aux USA avaient été confirmées parmi les étudiants et membres du personnel". Le CDC déclare ces cas d'infection "génétiquement similaires aux virus isolés par la suite sur des patients au Mexique". On ne nous dit pas ce que signifie en termes scientifiques "génétiquement similaires", mais cela sonne assurément très inquiétant.

A ce stade, les CDC annonçaient 109 victimes avérées de la grippe du cochon aux USA, 45 sur les 109 provenant de cette école de New York. Les chaînes de télévision étaient inondées de messages alarmants sur la propagation incontrôlée de la grippe. Le lendemain 29 avril, le directeur général de l'OMS, le docteur Margaret Chan, relevait l'alerte à la pandémie de grippe du cochon du niveau 4 au niveau 5, dernière étape avant l'alerte générale à la pandémie.

Selon l'OMS, le niveau 5 correspond à des preuves de propagation inter-humaine du virus dans au moins 2 pays d'une zone donnée. Le niveau 6, celui d'une pandémie, correspondrait à une fréquence accrue des cas de transmission dans la population mondiale. En annonçant le relèvement du niveau d'alerte, le docteur Chan a ajouté un commentaire malencontreux de nature à susciter la panique, qui, comme c'était prévisible, n'a pas manqué d'être repris par CNN et les médias mondiaux : "Lors d'une pandémie, c'est vraiment l'humanité toute entière qui est menacée", et cela bien que le directeur-général de l'OMS n'ait pas lancé d'alerte de niveau 6.

Un communiqué de presse du CDC d'Atlanta indiquait que le déploiement de 25% des réserves US d'antiviraux serait achevé le 3 mai. Ces réserves de médicaments sont destinées à aider les états et territoires US à répondre à la pandémie. De plus, le Gouvernement fédéral et les industriels ont lancé la recherche d'un vaccin contre le nouveau type de virus grippal H1N1. L'arsenal anti-pandémie commençait à tourner à plein régime.

Des 45 enfants de l'école new-yorkaise dont le CDC avait solennellement annoncé qu'ils étaient des cas confirmés d'infection par le virus H1N1 d'origine porcine, 95% présentaient des symptômes tels que fièvre avec toux et / ou maux de gorge, correspondant à la grippe selon la définition du CDC.

Très bien. Mieux vaut être prudent lorsqu'on traite d'une nouvelle forme de "variété Andromède". Mais toux, maux de gorge, fièvre ? Ne sont-ce pas là des symptomes ordinaires des plus vagues ? Pas pour le CDC apparemment. Ces 45 gosses furent aussitôt ajoutés aux statistiques en hausse de cas confirmés, justifiant les réponses d'urgence, les déclarations du président des USA, une catastrophe économique pour la fragile économie mexicaine du fait du tarissement soudain du tourisme, et dans le monde la peur d'une nouvelle Peste Noire ou du moins d'une nouvelle version de la grippe espagnole de 1918.

Le CDC s'est empressé d'ajouter cette précision : "Les symptômes chez ces patients apparaissent similaires à ceux d'une grippe saisonnière". Ceux assez courageux pour parcourir les pages du rapport du CDC de New York liront vers la fin que "au 27 avril, 37 patients (84%) ont signalé que leurs symptômes étaient stables ou en voie d'amélioration, 3 (7%) ont présenté une aggravation des symptômes (dont deux ont par la suite montré des signes d'amélioration) et 4 (9%) sont arrivés à complète guérison". Un seul patient avait dû être hospitalisé pour une syncope et était ressorti de l'hôpital après une nuit passée en observation. Et le CDC d'ajouter : "A ce jour, cette épidémie en milieu scolaire est la plus grande concentration de cas de grippe du cochon signalée aux USA".

Outre les 109 "cas confirmés" des USA, incluant le décès d'un enfant mexicain au Texas, le CDC ajoutait au 29 avril un total de 57 cas confirmés dans le monde dont 7 morts (au Mexique). La répartition par pays est la suivante : Mexique 26, Canada 13, Royaume Uni 5, Espagne 4, Allemagne et Nouvelle Zélande 3 chacun, Israël 2, Autriche 1. Est-ce un nouvel exemple de "Chicken Little" criant que le ciel va tomber ?

[Allusion au dessin animé américain "Chicken Little", sorti en 2005 : Chicken Little est un petit poulet dont la ténacité dépasse de loin sa taille minuscule. Il essaie désespérément de faire oublier à la population du village sa grande humiliation : il y a deux ans, un gland lui est tombé dessus et, persuadé qu'il s'agissait d'un morceau de ciel, Chicken Little a couru donner l'alerte en hurlant "Le ciel s'écroule ! Le ciel s'écroule !". La panique s'est emparée des habitants et leur affolement a failli détruire le village, attirant l'attention des médias...]
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