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  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 20:44

Un appel au bon sens. Sincérité, authenticité, altruisme, révolte aussi : le témoignage d'Alex nous arrive du Japon où ce Français, marié à une Japonaise et père de famille, vit expatrié. Voici quelques-unes de ses vidéos sur les conséquences de Fukushima sur la vie des Japonais... et des Français. Car les rejets radioactifs continuent dans l'Océan et dans l'atmosphère. Des agriculteurs se suicident, 35.000 enfants vont recevoir des dosimètres pour calculer les doses de radiation qu'ils absorbent quotidiennement... De quoi faire réfléchir. Tout ça pour économiser même pas 10 € sur la facture d'électricité !

 

12 avril 2011

 

15 juin 2011 ("power plant" = centrale nucléaire)

Et l'on apprend que les trois-quarts des centrales nucléaires des USA (104 réacteurs sur 65 sites) connaissent des fuites radioactives, vers les nappes phréatiques notamment. Cf. http://conscience-du-peuple.blogspot.com/

Et en France ? Tout va très bien !

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:57

Voili, voilou. Over-blog vient de me proposer de rentabiliser mon petit blog. Est-ce bien honnête ? Pas vraiment sûre de faire fortune avec ça !, mais désormais il y aura plus de pub sur Géopolis. Plus, parce qu'en fait il y en avait déjà, mais gracieusement. 

Publicité : L'eau de Bhopal

Géopolis contre-attaque : A bas les scooters Peugeot !

En voici une nouvelle, tirée de la campagne de 'France Nature Environnement' contre les abus de l'agro-industrie (février 2011) :

killbees

Les pesticides tuent les abeilles - www.fne.asso.fr

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:15

En ces jours de Pâques, consultons Dieu : Il est plein de sagesse et dans sa grande prévoyance nous a donné pour première lecture le récit de sa Création. Extraits.

En disant : "Que la terre produise des végétaux, à savoir des herbes renfermant une semence, des arbres fruitiers portant, selon leur espèce, un fruit qui perpétue sa semence sur la terre", Dieu condamne sans appel les OGM et autres graines "Terminator", génétiquement modifiées pour être stériles, de l'entreprise Monsanto - de son vrai nom Mondiablo.

Puis Dieu ajoute : "Que les eaux fourmillent d'une multitude animée, vivante, et que des oiseaux volent au dessus de la terre à travers l'espace des cieux... Croissez et multipliez, remplissez les eaux, habitants des mers ; oiseaux, multipliez sur la terre !... Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bétail, reptiles, bêtes sauvages de chaque sorte". Il a donc explicitement voulu la biodiversité, caractéristique fondamentale de Sa création. Par conséquent, toute réduction, volontaire ou par négligence, de la diversité des espèces contrevient à Sa volonté.

Puis, c'est bien connu, Il a créé l'humain pour régner sur tout ça. Mais pas n'importe comment. Comme le soleil règne sur le jour et la lune sur la nuit, l'humain, homme et femme, se voit confier cette diversité pour veiller sur elle (pas pour bousiller la Création !). Et Dieu de recommander aux animaux et à l'humain un régime végétarien diversifié : "je vous accorde tout herbage portant graine sur toute la face de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture. Et aux animaux sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède un principe de vie, j'assigne toute verdure végétale pour nourriture".

Et bien sûr, Dieu n'est pas favorable au travail du dimanche.

Voir aussi :  Monsanto s'invite chez vous !,  La fin des coquelicots et  En haine de l'homme

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 19:38

Demain s'ouvre à Bali (Indonésie) une nouvelle session du TIRPAA (traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, www.planttreaty.org). La France y sera représentée par François Burgaud, directeur des relations extérieures du groupement des semenciers industriels (le GNIS, www.gnis.fr, présidé par  Philippe Gracien, chaud partisan du tout OGM)... Autant dire que les intérêts des paysans, des simples jardiniers et de nous tous, amateurs de variétés goûteuses et de bons fruits d'antan n'y seront pas du tout défendus.

Il faut signaler que le GNIS entend forcer les paysans qui emploient les semences de leurs propres récoltes à verser une "contribution obligatoire" aux semenciers industriels dont ils n'utilisent pas les produits (hybrides stériles et OGM). Rien moins ! Les industriels qui en font partie, tel Graines Baumaux, sont à l'origine des poursuites et tentatives d'intimidation contre les paysans français qui tentent de préserver la diversité des cultures et leur liberté de planter des variétés non hybrides. La courageuse association Kokopelli en a encore récemment fait les frais.

Tout ceci, bien entendu, sous couvert de nobles intentions de Tartufes : le "Progrès", le combat-contre-la-faim-dans-le-monde (bah, voyons !), la sécurité sanitaire, ou encore le principe de précaution... Les vieilles pommes tuent pourtant moins que leurs plats cuisinés à l'exhausteur de goût.

Voir le site de la Confédération paysanne

Sur les procédés orduriers de Graines Baumaux, voir ici : www.gerbeaud.com/actualite-jardin/tomate-kokopelli-baumaux.php et Association Kokopelli

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:02

Les réalisateurs allemands Leslie Franke et Herdolor Lorenz ont déjà consacré quelques documentaires à la question de plus en plus cruciale de l'approvisionnement en eau potable et du traitement des eaux usées :

- L'Or bleu du jardin d'Eden (2003), sur la guerre de l'eau à venir au Proche-Orient,

- Eau, service public à vendre (2005), sur les enjeux financiers de la privatisation de l'approvisionnement en Allemagne,

et le dernier en date, sorti en septembre 2010 : - Water makes money (L'eau fait du fric).

Le groupe Veolia (ex Vivendi Universal) a aussitôt porté plainte pour diffamation et demande l'interdiction du film. Il avait déjà en 2005 fait pression sur les médias allemands pour empêcher la diffusion du documentaire sur l'eau à vendre qui révélait par quels moyens douteux la multinationale avait réussi à mettre la main sur l'approvisionnement de plus de 450 communes outre-Rhin.

En ce domaine, la privatisation s'est traduite par une augmentation considérable des tarifs de l'eau, une baisse de qualité et un défaut d'entretien

Au-delà de l'affiliation des cinéastes à l'extrême-gauche allemande et, je suppose, aux Grünen, qui leur assure un assez large réseau de diffusion (le 3 février 2011, le documentaire sera projeté à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris, et il est aussi programmé sur la chaîne Arte le 22 mars, à l'occasion de la "Journée mondiale de l'eau"), un tel sujet est autrement plus subversif que les traditionnelles enquêtes sur les immigrés ou sur les prétendus dangers de l'extrême-droite.

On fera donc abstraction de la fin de la bande annonce qui apparaît comme une réclame pour la Mairie de Paris, sur laquelle il y aurait pourtant beaucoup à dire, y compris en matière de corruption.

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 16:13

Un renard tire au fusil sur un chasseur... L'information en provenance de la région de Grodnensky en Biélorussie, à la frontière de la Pologne, est tombée mi-janvier, et j'en ris encore. Le chasseur beaucoup moins. Alors qu'il cherchait à achever à coups de crosse l'animal qu'il croyait avoir blessé - Maître Renard sait très bien faire le mort quand il faut, - l'individu de 40 ans s'est trouvé fort bête lorsque le rusé a bondi et a appuyé sur la gâchette. Blessé à la jambe (ou au ventre, selon une autre version) et en état de choc, l'homme a terminé sa partie de chasse à l'hôpital. L'histoire ne dit pas si le goupil a gardé le fusil.

Renard.jpeg

Animal intelligent

Ceci bien sûr est une nouvelle de portée géostratégique.

renard-a-la-chasse.jpg

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 20:40

Le 8 décembre 2008, piquée par une mouche peu avouable, l'Union européenne (UE) décrétait l'interdiction d'ici 2012 des bonnes vieilles ampoules à incandescence. Motif avancé : l'écologie !!! Leur remplacement par d'autres types d'éclairage allait permettre, nous disait-on, d'économiser l'énergie et de réduire les émissions de dioxyde de carbone... Diable ! Sauver la planète, rien que ça ! Le gouvernement français, en bon petit trottin, a même anticipé en décidant leur retrait du marché dès 2010, résultat malencontreux de cette vaste fumisterie que fut le "Grenelle de l'environnement".

 

Pourquoi malencontreux ? Tout simplement parce que les ampoules traditionnelles à filament mises au point par Thomas Edison en 1880 étaient simples d'utilisation, efficaces, sûres et très peu chères. Sûres et très peu chères, mais maintenant interdites ! Alors que les alternatives proposées sont tout le contraire.

 

Ces alternatives sont au nombre de trois et vont être promues successivement afin de renouveler le marché à chaque fois, pour le plus grand bénéfice du groupe néerlandais Philips et de quelques autres.

 

- ampoules fluo-compactes

 

Les ampoules fluo-compactes et les tubes néons de même type contiennent... du mercure à l'état gazeux. Il est donc interdit de les casser sous peine d'intoxication grave. Le législateur européen a simplement oublié que les ampoules se cassent aussi par accident. Mais ce n'est pas tout. Ces ampoules présentent un fort rayonnement électromagnétique haute et basse fréquence qui, en deça de 30 centimètres de distance, dépasse largement les valeurs limites, comme le signale une récente étude suisse de la Foundation for Research on Information Technologies in Society. De même, en 2007, le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques avait relevé des émissions de champs électromagnétiques très élevés, dans la gamme des radiofréquences, jusqu'à 300 V/m à l'allumage.

 

Bref, après avoir été promues à grand renfort de publicité gouvernementale, les ampoules fluo-compactes sont déjà en train d'être retirées du marché...

 

- ampoules halogènes

 

Les ampoules halogènes émettent un rayonnement ultra-violet susceptible d'entraîner les mêmes effets qu'une exposition prolongée au soleil sans protection, à savoir vieillissement prématuré et cancer de la peau. En laboratoire, les souris exposées développent des lésions au bout de 3 mois... Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) précise pudiquement : "Il n'est pas impossible que des expositions dans l'enfance [aux lampes tungstène halogène domestiques] entraînent un cancer à l'âge adulte"...

 

Or, les ampoules qu'on trouve dans le commerce sont souvent dépourvues de filtre et leur étiquettage est très mal fait ou inexistant. J'ai sous la main un emballage d'ampoule Philips "EcoClassic" à fond vert (!) qui n'est signalé comme halogène qu'au dos, dans une police de caractères qui fait moins d'un millimètre de haut. Les composants ne sont pas indiqués et le reste des mentions et mises en garde est écrit tout aussi petit et... en russe !

 

- ampoules à LED

 

Les lampes à diodes électroluminescentes ou LED en sigle anglais, présentées comme la solution écologique, ne valent en fait guère mieux, outre qu'elles éclairent mal. Au point que les autorités sanitaires françaises, qui viennent seulement de réaliser la première expertise sur les effets des éclairages à LED pour la santé (il était peut-être temps !), demandent aux industriels de restreindre leur mise sur le marché... L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) signale en effet que certains éclairages à diodes électroluminescentes peuvent entraîner des dégâts moléculaires sur la rétine. Seraient concernées au moins 30% des ampoules à LED... La lumière bleue qu'ils dégagent expose à une dégradation de la rétine sous l’effet des courtes longueurs d’ondes, avec risque de dégénérescence maculaire et de cataracte.

 

Et tout ceci avec beaucoup de plastique et autres produits non recyclés. Bref l'UE décide de tout et nous, il ne nous reste plus qu'à choisir entre plusieurs maux le moins pire. Le tout bien sûr entre 3 et 30 fois plus cher qu'une inoffensive ampoule classique.

 

Rendez-nous les ampoules d'Edison !

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 17:47
C'est un épilogue tout provisoire, bien sûr, car, comme je le disais ici : La grippe du cochon volant (1) , la prochaine grippe sera mortelle ! Mais je viens de tomber sur un article du journal Le Monde en date du jeudi 21 mai 2009, p. 19 : "Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus - Les élevages industriels sont des bombes sanitaires", qui aborde le même sujet, cf. http://www.lemonde.fr/en-finir-avec-les-usines-a-virus.html. L'article est signé de José Bové, qu'on ne présente plus, et de Marie-Christine Blandin, qui a été rapporteur au Sénat d'un rapport sur la grippe aviaire. Deux remarques d'abord :

1. Les auteurs auraient pu citer leurs sources. Je ne parle pas de mon modeste blog, mais des spécialistes américains comme J. Tietz, F.W. Engdahl dont j'ai repris le texte, ou encore l'association écologiste et tiers-mondiste GRAIN (Genetic Resources Action International) basée en Espagne (http://www.grain.org/front/) qui ont attiré l'attention sur le cas scandaleux du groupe Smithfield Foods, le plus grand producteur mondial de viande de porc aux hormones, cf. La grippe du cochon volant (3) .

2. Ils n'abordent qu'une moitié de la question, à savoir les ravages de l'élevage industriel, incubateur de nouveaux virus transmissibles à l'homme. Mais pas un mot sur l'industrie pharmaceutique qui produit à la fois les antibiotiques dont sont gavés les animaux de ces fermes industrielles concentrationnaires, et les antiviraux destinés à soigner les humains qui seraient victimes des virus qu'ils incubent... Double bénéfice ! J. Bové et M.C. Blandin feignent de croire que cette grippe du cochon serait, je cite, "manifestement plus virulente que les grippes habituelles", ce qui est manifestement faux puisque la grippe hivernale fait tous les ans des centaines de milliers de morts sans qu'on en parle, cf. La grippe du cochon volant (2) .  Et pas un mot sur l'administration massive de l'inefficace et nocif Tamiflu, cf. La grippe du cochon volant (4) .

Pour le reste, tout à fait d'accord : il faut en finir avec l'élevage industriel !

Je reprend deux passages de l'article du Monde qui complètent les informations précédentes :

"Le choix d'élevages hors sol et de logiques industrielles implique nécessairement de forts risques pathogènes. En effet, animaux et humains ne peuvent survivre dans ces conditions qu'en recourant à une panoplie pharmaceutique considérable : tout éleveur industriel de volailles ou de porcs doit soumettre ses animaux à des traitements antibiotiques pratiquement continus, d'autant plus forts que la concentration et le stress des animaux sont importants. Qui oserait nier que de telles conditions favorisent la mutation adaptative constante des virus et des bactéries ? Il n'est guère surprenant qu'une étude de l'Inserm (Aubry-Damon et coll.) ait montré récemment la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques chez les salariés d'élevages industriels de porcs."

"Les institutions internationales et nationales n'ont pas tiré les leçons du précédent de la grippe aviaire H5N1. Les tentatives d'incriminer la faune sauvage et les petits élevages de plein air, ainsi que les migrateurs, comme sources de l'épidémie a priori, se sont révélées des impostures."

Et oui, les oies sauvages n'étaient pas en cause.
Ceci est un appel au boycott contre 1. Smithfield Foods et autres groupes équivalents, et leurs viandes pleines d'antibiotiques (et d'hormones, même si celles-là ne sont pas encore autorisées dans l'Union européenne). 2.  Novavax, Roche, GlaxoSmithKline et autres profiteurs de grippe, y compris Sanofi Pasteur, parce que la célébrité du nom de Pasteur cache bien des turpitudes. Voilà ! Rien que ça !!!

Quand l'animal n'est plus que machine, l'homme n'est pas grand chose non plus.
______________________

Mise en garde : M. José Bové est candidat aux élections européennes du 7 juin 2009 pour le compte du groupe Europe-Ecologie. Ne serait-ce qu'en raison de la présence dans ce groupe d'un certain Daniel Cohn-Bendit, tête de liste en Ile-de-France, bien connu pour ses frasques en mai 68, moins pour ses textes pédophiles, j'appelle aussi à boycotter cette liste.
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 20:22
Certains le savent, mais bien peu osent le dire ou le voir en face. Pourtant il est de plus en plus évident que l'agriculture industrielle nous conduit à notre perte. Arrêtons les frais ! L'être humain est un animal terrestre créé en symbiose avec son milieu naturel. Comme n'importe quelle autre créature, privez-le de son substrat (l'air qu'il respire, l'eau qu'il boit, la terre qui le nourrit) et il crèvera. Petit à petit, mais de façon inexorable, les sols, gorgés de pesticides, deviennent stériles. On ne voit plus de fleurs des champs, plus de papillons, de coccinelles. Les abeilles sont moribondes. Les petits oiseaux se font rares ; les grands plus encore. Et on voudrait nous faire croire que tout va bien pour l'homme ?!

Propos de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, sur la microbiologie des sols
Extrait du documentaire de Jean Druon "Alerte à Babylone"

Voir aussi :
Conférence au Comice de Feurs en mars 2007 (1)
Conférence au Comice de Feurs en mars 2007 (2)

Citons encore Claude Bourguignon : "...l’espérance de vie n’augmente plus dans les pays occidentaux. Elle commence même à chuter. C’est le cas des États-Unis. Ils avaient la plus grande espérance de vie du monde occidental en 1950, ils occupent désormais la dernière place. Or ils ont été les premiers à se nourrir de bouffe industrielle. En Angleterre aussi, l’espérance de vie diminue. C’est le pays qui a le plus d’obèses en Europe et qui consomme le plus de nourriture industrielle. De manière générale, l’obésité est en croissance exponentielle dans les pays occidentaux. En France, 17 % des enfants sont obèses. Et on n’a jamais vu un obèse faire de vieux os. Et puis l’agriculture chimique ne date que des années 60. Les gens qui vivent jusqu’à 80 ans en ce moment ont mangé bio jusqu’à l’âge de 40 ans. Leur corps, leur squelette, leur cerveau ont été constitués à partir d’aliments de meilleure qualité qu’aujourd’hui. À l’inverse, les enfants nés à partir des années 70 n’ont connu que la malbouffe. Je pense qu’ils ne feront pas de vieux os. Il suffit de voir les enfants d’aujourd’hui : otites, bronchiolites, asthme… ils sont tout le temps malades ! Si les dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an en Europe, ce n’est pas un hasard. Il y a du souci à se faire !"

La lune est morte, la terre aussi...
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 15:44
Deux informations qui ne feront pas la une des journaux, glanées sur le site Univers Nature, témoignent de la hargne mise par les délirants qui mènent le monde à détruire l'humain. Lorsque les savants asservissent leurs travaux aux seuls intérêts financiers, la recherche scientifique ne vise plus au mieux mais au pire. Elle est désormais plus féconde à trouver de nouveaux moyens de destruction qu'à soigner ou guérir.

OGM et stérilité

L’Autriche vient de rendre publique une étude sur les effets sanitaires à long terme d’une variété de maïs OGM autorisée pour l’alimentation humaine et animale en Europe depuis 2007. Il s'agit d’un croisement breveté des maïs MON 810 et NK 603 de la multinationale Monsanto.

A l’initiative des ministères autrichiens de la santé et de l’environnement, l’Université de Vienne a comparé l’impact d’une alimentation composée à 33 % de ce maïs OGM et de rations équivalentes qui en sont exemptes, sur plusieurs générations de souris. En l’espace de 20 semaines, les chercheurs ont constaté que le groupe de souris alimenté avec un bol alimentaire comportant des OGM présentait une diminution significative du nombre de portées et de jeunes, notamment à partir des 3e et 4e générations. En outre, le poids des souriceaux est apparu sensiblement plus faible que la normale dès la 3e génération...

Quand on sait que, pour prononcer ses autorisations de mise sur le marché, l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) se fonde essentiellement sur des études à court terme fournies par les semenciers eux-mêmes... Mangeons des OGM !
Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3463

Pesticides et cancer

Selon l’association Alliance Santé Environnement (HEAL), basée à Bruxelles, chaque année en Europe, au minimum un cancer diagnostiqué sur 100 serait imputable à l’exposition à divers pesticides. Une estimation qui pourrait s’avérer bien plus élevée dans les cas de cancer du sein, de la prostate ou des testicules, des leucémies et des lymphomes.

Selon une étude nord-américaine, récemment reprise dans un rapport commandité par le Parlement européen, 30.000 cancers sur les 3 millions de cas recensés chaque année en Europe seraient dus à l’exposition aux substances nocives contenues dans les insecticides, fongicides et autres herbicides. Plus inquiétant encore, on observe une progression à la hausse des cancers touchant les enfants.

L’Alliance Santé Environnement et une autre organisation du même type, le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), vont donc lancer une campagne européenne, « Pesticides et Cancer », à la fois pour  fournir aux autorités des données scientifiques sur les effets des pesticides, fongicides et autres herbicides toxiques, et pour informer les personnes les plus exposées, c'est-à-dire à peu près tout le monde. Cf. http://www.pesticidescancer.eu/

Ce n'est pas un hasard si la campagne d'information débutera par la France : nous sommes les plus gros consommateurs  de pesticides  en Europe...
Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3465
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 23:55
Intermède. A l'écart du brouhaha, une rue pavée serpente. La treille porte une passiflore aux fruits de passion presque mûrs. Un chat somnole. Paris, temps suspendu, rue des Thermopyles.

Un peu plus loin, un graffe :
A prendre dans le sens que vous voudrez.

Et j'ai aussi la photo du chat dédicacée.

Vous inquiétez pas : demain, j'attaque !
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 20:28
Ici un communiqué de l'association Kokopelli, spécialisée dans la distribution des semences de plantes traditionnelles non-hybrides et qui vient de ce fait d'être condamnée par la justice française. Car, oui Mesdames, Messieurs, ces légumes de toujours qui poussaient jadis dans les jardins de nos grands-parents, ces fleurs des champs que vous avez toujours connues, sont interdits à la vente et bientôt INTERDITS tout court ! J'en avais déjà dit un mot ici : La guerre des semences a commencé

logo.jpg

Biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés. L'Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin
Association Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 23:58
Curieux, cette propension des hommes politiques à tout réduire à leur petit entendement. Voilà des lustres que les vrais écologistes (je ne parle pas des Verts) sonnent l'alarme sans émouvoir grand monde, et tout d'un coup, par la lubie d'un certain Albert Gore, on ne parle plus que de réchauffement climatique, au point que c'en devient caricatural. Comme s'il n'y avait que cela. Mais peut-être est-ce le but ? Focaliser sur un seul danger, celui précisément sur lequel le simple particulier a très peu prise, et lui faire oublier tous les autres ? Il vient pourtant d'y avoir deux catastrophes écologiques majeures en moins d'un mois, sans rapport direct avec l'histoire du réchauffement climatique, et dont on a assez peu parlé.

Kertch.jpgPauvre oiseau de la mer Noire

Le 11 novembre dernier, une violente tempête en mer Noire et en mer d'Azov a provoqué le naufrage de plusieurs bateaux dont deux pétroliers et trois cargots transportant du soufre. Les jours suivants, dans le détroit de Kertch, qui sépare les deux mers, 30.000 oiseaux avaient déjà trouvé la mort, englués dans le fioul lourd, et 10.000 poissons également, probablement tués par l'acidification des eaux par le soufre. La côte, où se posent les oiseaux migrateurs en provenance de Sibérie, est polluée sur 50 km. Le fragile écosystème de la mer d'Azov est menacé et on évoque le risque de pluies acides. La catastrophe écologique - l'expression n'est pas de moi mais du gouverneur de la région russe de Krasnodar - a fait d'autres victimes encore puisque plusieurs dauphins de la mer Noire ont péri. Ces dauphins tursiops sont une espèce rare aujourd'hui menacée d'extinction, mais célèbre du temps de la marine soviétique, qui avait constitué un corps d'élite de 70 dauphins formés à dénicher les mines sous-marines ou à en poser, à détecter les hommes-grenouilles ennemis, voire, selon certains, à les mettre à mort sans sommation.

Mar--eNoire2.jpgVagues noires sur les plages de Mallipo (Corée du Sud)

Le 7 décembre en Corée du Sud, ce sont quelque 10.500 tonnes de fioul lourd échappées d'un pétrolier entré en collision avec une barge qui sont venues souiller 50 km d'une fort jolie côte, y compris une réserve naturelle qui sert d'étape sur la route des oiseaux migrateurs. Les pêcheurs et les ostréiculteurs sont directement affectés et il s'agit à nouveau d'une catastrophe considérable à tous points de vue. En 1989, celle provoquée par l'Exxon Valdez en Alaska, la plus grande survenue jusqu'ici et qui faisait 3 fois celle-ci par les quantités de pétrole déversées, avait tué 250.000 à 500.000 oiseaux... Etrange gaspillage d'un pétrole dont on dit tant manquer et que l'on promène pourtant sur les mers du globe dans des bateaux qui ne tiennent pas la mer ! Les marées noires se succèdent et se ressemblent. (Que fait Al Gore ?)

Mar--eNoire.jpg
Eaux de pêche irisées d'hydrocarbures

Cor--eNoire.jpgPauvre oiseau de Corée
Vous avez vu ce qu'ils lui ont fait ! Salauds !
Photos : Reuters
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 23:21
Des semaines de canicule, 45° C, le vent souffle, promoteurs et pyromanes sont de sortie, la Grèce est en flammes...

Bilan de l'été : déjà plus de 60 morts, des dizaines de villages en cendres, les forêts du Péloponnèse ravagées.
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 22:53
Qu'il pleuve en Angleterre, ce n'est pas une franche nouveauté. C'est même assez commune chose. Mais un tel déluge... Imperméable et parapluie n'y suffiront plus.

Que d'eau ! Que d'eau !

Enfin, cela fait quand même de bien jolies photos (Léon Neal, AFP).

Et pendant qu'il pleut sans discontinuer sur le Yorkshire, qu'il pleut au Pakistan, qu'il pleut en Chine sur la région des Trois-Gorges où le barrage du même nom est plein à ras bord, ailleurs sévit une sécheresse torride : 48°C en Roumanie, à peu près autant en Bulgarie, et la Grèce s'embrase.

"La France est un pays au climat tempéré". Tant mieux, tant mieux ! C'est charmant comme ces leçons d'école primaire, mélanges de bon sens et de fierté nationale, d'évidence et de naïveté, avec une pointe de La Palice. Mais qui s'en plaindra ?
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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 13:46
Où va l'agriculture, et nous avec ?
On pourrait croire que la réduction de la diversité biologique, c'est à dire la disparition massive d'espèces animales et végétales à laquelle nous assistons aujourd'hui, serait uniquement due à des facteurs externes ou du moins en partie involontaires, tels que les bouleversements climatiques, la déforestation dans les pays pauvres, etc., ou qu'elle serait la conséquence de l'action criminelle d'individus cupides et réprouvés comme les braconniers qui massacrent l'éléphant pour l'ivoire ou le tigre pour alimenter la pharmacopée chinoise... Oui et non ! En réalité, cette réduction drastique des espèces est délibérée. Elle a été orchestrée depuis 50 ans par les grands groupes de l'industrie agro-alimentaire et va de pair avec la concentration qui s'est opérée dans le domaine de la distribution des semences, comme l'explique ce large extrait d'un texte de Dominique Guillet, président de l'association Kokopelli dont j'avais déjà parlé : "La guerre des semences a commencé", http://geopolis.over-blog.net/article-3204962.html.
*

Quelles semences pour nourrir les peuples ?


La semence, c’est le début de la chaîne alimentaire. Celui qui contrôle la semence, contrôle la chaîne alimentaire et donc contrôle les peuples.

Pendant 12 000 ans, au moins, les paysans et les paysannes du monde entier ont produit leurs propres semences, ont amélioré, sélectionné et créé de nouvelles variétés de céréales, de légumes, de fruits et de plantes à fibres. Qui plus est, les agricultures paysannes étaient des agricultures respectueuses de la Terre Mère. Dans les temps anciens, on ne parlait pas de “protection de ressources génétiques” et “d’agriculture durable” : on savait intimement qu’une civilisation qui perd ses semences et qui détruit ses sols est une civilisation qui est en train de mourir.

Depuis plus d’un siècle, les promoteurs de l’agriculture moderne occidentale, soutenus par les puissances financières de la pétrochimie, se sont acharnés à détruire les semences paysannes et les variétés traditionnelles tout en détruisant les sols en les asphyxiant de poisons violents. L’agrochimie a volé leur terre aux paysans et elle prospère au détriment de l’humanité et de la planète. Le secret de cette réussite est très simple, c’est un véritable tour de prestidigitation. Depuis 1900, l’agriculture moderne a créé des variétés hautement susceptibles à une pléthore de parasites et de maladies (tout en prétendant, bien sûr, le contraire) et qui nécessitent, dans le champ, le recours à une chimie très lourde.

Ce paradigme “farceur”, qui est le fondement de l’agriculture moderne, sévit encore pleinement de nos jours. Prenons le cas de l’Inde qui file véritablement un mauvais coton : elle vient juste de donner son feu vert à la culture et à la commercialisation de trois variétés de coton génétiquement modifié sur des surfaces, représentant un quart des surfaces cotonnières de la planète, qui sont cultivées par un million de petits paysans Indiens. Cette autorisation ouvre la porte à l’introduction d’autres espèces génétiquement modifiées, c’est-à-dire la moutarde, le soja et bien sûr le célèbre “golden rice”, amélioré en vitamine A par l’introduction d’un gène de jonquille et dont il faut consommer plusieurs kilos quotidiennement pour obtenir sa ration de la dite vitamine (une mini-farce). Le terreau Indien a été préparé depuis très longtemps afin de faciliter l’imposition de ces bricolages technologiques. Dès 1986, le professeur Swaminathan partait en croisade afin d’éclairer (d’endormir) la classe politique pour que l’Inde puisse intégrer les OGMs sans trop de remous. Le professeur Swaminathan, qui fut le père de la révolution verte en Inde et directeur de l’IRRI (l’institut des Philippines qui a créé les variétés de riz “à haut rendement”) est un grand ami de Monsanto et il se fait actuellement l’apôtre, en Inde, du développement de l’agriculture biologique (et durable s’entend) par l’adoption des organismes génétiquement modifiés (une méga farce). Pendant ce temps, les paysans producteurs de coton se suicident (de 10 à 15 000 en l’espace de quelques années) et près de 300 millions de personnes en Inde souffrent de la faim ou de la malnutrition.

Il faut remonter au début des années 1900 pour découvrir les différents tours de prestidigitation qui sont sortis du grand chapeau des mentors, ou menteurs, de l’agrochimie. Plusieurs niveaux de réalités illusoires peuvent être ainsi appréhendés : des réalités scientifiques, juridiques et techniques qui s’entrelacent intimement pour former de beaux mirages dans le désert de la pensée unique.

En 1907, Hugo de Vries redécouvre les “lois génétiques” de Mendel et deux écoles de génétique s’affrontent alors farouchement : l’école des Mendéliens et l’école des Biometriciens. Les Mendéliens étudient avant tout les caractères monogéniques dans les plantes : la fleur d’une espèce, ou variété, donnée est soit blanche, soit rouge, lorsque la couleur est codée par un seul gène. Les Biometriciens étudient avant tout les caractères polygéniques dans les plantes : la fleur d’une espèce, ou variété, donnée peut être blanche ou rouge mais aussi rose, dans ses nombreuses nuances, lorsque la couleur rouge est codée par plusieurs gènes. Dès le début de leur carrière, les Mendéliens ont la chance de découvrir une résistance à une rouille de blé de caractère monogénique et ils érigent cette simple découverte en philosophie : les résistances des plantes aux différentes agressions (champignons, virus, bactéries, etc.) se doivent d’être monogéniques. Le grand phytopathologiste Vanderplank qualifiera par la suite la résistance monogénique de résistance verticale et la résistance polygénique de résistance horizontale.

Comble de malchance pour les vendeurs de chimie, la quasi-totalité des variétés traditionnelles paysannes (améliorées depuis des centaines d’années, voire des millénaires, par sélection massale) possédait une résistance polygénique ou horizontale : lorsque, dans une plante, un niveau de résistance flanchait, d’autres faisaient front. Comble de chance pour les vendeurs de chimie, lorsque la résistance monogénique ou verticale, des variétés agricoles nouvellement créées à partir de 1910, succombait, la plante mourrait si le paysan ne faisait pas appel à la chimie.

Que pensez-vous qu’il arrivât ? Les variétés traditionnelles furent totalement éradiquées au profit de variétés modernes dotées de résistances monogéniques verticales. Au jour d’aujourd’hui, ce sont 36 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année en fongicides et autres pesticides et malgré cela, ce sont 20 % des récoltes alimentaires qui sont perdues tous les ans, à l’échelle planétaire, sous l’assaut de bactéries, champignons, virus… Qui plus est, l’augmentation du nombre de maladies végétales est proportionnelle à l’augmentation, au fil des ans, de l’usage de la chimie lourde dans les champs. Aujourd’hui, ce sont plus de 300 maladies graves qui “attaquent” les plantes alimentaires. Tout cela constitue un cercle vicieux inexorable : l’augmentation de la chimie dans les sols, par les disharmonies qu’elle suscite, permet à de nouvelles maladies végétales de se manifester et les scientifiques ont beau jeu d’introduire tous les ans de nouvelles variétés exprimant de nouvelles résistances.

Peu de gens semblent se poser la question évidente de savoir pourquoi des variétés modernes prétendument résistantes requièrent tous les ans l’utilisation de 36 milliards de dollars de produits phytosanitaires et pourquoi, malgré cet arsenal, un cinquième des récoltes planétaires est perdu annuellement. Serait-ce un enchantement collectif ?

Il faut préciser, à ce point de notre exposé, que vers les années 1920, l’introduction des hybrides F1 a grandement précipité l’éradication systématique des variétés traditionnelles. Les hybrides F1, à l’instar du dogme de la résistance monogénique des Mendéliens, constituent un autre morceau de choix dans la soupe d’une pseudoscience que l’on pourrait aisément qualifier de mythologie. Bercés par les illusions d’une super productivité, les paysans ont abandonné leurs variétés anciennes, qui se reproduisaient conformément au type, pour adopter des hybrides de première génération. Les variétés F1 (obtenues à partir de lignées dites pures mais, en fait, complètement affaiblies) sont dégénérescentes, par définition, et induisent un marché captif royal : les paysans, les maraîchers et les jardiniers doivent racheter leurs semences tous les ans. Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches à l’INRA en France, a amplement démontré la supercherie du concept d’hétérosis ou de vigueur hybride.

Une autre vague d’envoûtement collectif se manifeste dès 1961, lors de la Convention de Paris, par la création de l’UPOV : une Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales. Les Etats, ou plutôt les multinationales qui les “conseillent”, se créent de toutes pièces un cadre légal qui leur permet d’asseoir leur hégémonie sur un secteur qu’ils ne contrôlaient encore que peu, c’est-à-dire le secteur semencier : en l’espace de 30 ans, plus d’un millier de maisons semencières sont rachetées dans l’hémisphère nord par les multinationales de la pétrochimie. L’UPOV institue la possibilité d’un dépôt de brevet sur toute variété nouvellement créée. Le concept d’obtention végétale est en soi une vaste supercherie : comment peut-on déposer un brevet sur une variété légèrement modifiée ou sélectionnée et qui est le fruit de centaines ou de milliers d’années de labeur paysan ?

Au jour d’aujourd’hui, 10 multinationales contrôlent près de 50 % du secteur semencier planétaire. Les quatre premières sont DuPont (qui a racheté Pioneer Hi-bred), Syngenta (une fusion de Novartis et d’Astra-Seneca, Novartis étant elle-même une fusion de Ciba-Geigy et de Sandoz, les deux plus grands pollueurs du Rhin), Monsanto (très réputé pour son Terminator) et Limagrain (une petite coopérative de la Limagne qui a fait sa fortune grâce aux maïs hybrides F1 de l’Inra, et donc grâce à l’argent du contribuable français). Ces mêmes 10 multinationales, mais ce n’est sans doute qu’une coïncidence, contrôlent également 60 % de l’agrochimie.

Il est édifiant aujourd’hui d’ouvrir le catalogue du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences, créé par Pétain en 1945 et remanié en 1961, comme par hasard, l’année de la Convention de Paris). A la rubrique “tomates”, on découvre que 87 % des variétés inscrites sont des hybrides F1, 11 % sont des variétés fixées (reproductibles conformément au type) protégées par des brevets sur 20 ans et 2 % seulement sont des variétés du domaine public.

Il est essentiel de préciser que tout ce qui est consommé dans l’assiette d’un Européen est enregistré dans l’un des catalogues nationaux de la Communauté Européenne. Cela veut dire qu’il est strictement interdit par la loi de cultiver, pour la consommation ou pour la semence, un légume ou une céréale de toute variété qui ne serait pas inscrite sur l’un de ces catalogues.

L’UPOV a tenté d’engloutir l’Afrique de l’Ouest (qui a poliment refusé, mais pour combien de temps) mais par contre a bel et bien englouti récemment l’Asie. L’UPOV parachève, ainsi, l’œuvre d’une autre vaste mythologie à l’échelle planétaire, à savoir la révolution verte, nommée sans doute ainsi à cause de la couleur du dollar, à la prospérité duquel elle a fortement contribué. La révolution verte, selon la théorie officielle, a créé et mis en culture des variétés hautement productives de riz et de blé qui ont sauvé l’Inde de la faim.

Premièrement, que veut dire haute productivité lorsque l’on sait que, selon les archives Britanniques, l’Inde produisait dans l’Etat du Tamil Nadu, vers 1750, du riz à hauteur de 13 tonnes l’hectare, et ce, dans des conditions d’agriculture totalement durable ? Le professeur Richcharia, grand expert du riz en Inde, avait obtenu, il y a quelques années, des rendements de 10 tonnes l’hectare avec des variétés traditionnelles. Secondement, qu’en est-il de la facture cachée ? Les variétés de la révolution verte ont été hautement productives de par l’utilisation massive d’intrants (fertilisants de synthèse, pesticides, herbicides) et de par l’utilisation de systèmes très modernes d’irrigation intensive. Il en résulte que les nappes phréatiques sont épuisées, que l’air, la terre et l’eau sont extrêmement pollués. De plus, les ressources génétiques ont été éradiquées : il existait plus de 100 000 variétés de riz en Inde avant la révolution verte, il en reste maintenant une cinquantaine. Les paysans pauvres sont allés s’entasser dans les bidonvilles, les paysans ruinés se sont suicidés ou bien ont vendu leurs terres aux banquiers ou à Cargill. Les femmes ont perdu leur rôle privilégié de pourvoyeuse de la nutrition de la cellule familiale. L’agriculture qui était fondamentalement féminine, diversifiée et orientée vers la sécurité alimentaire est devenue une monoculture masculine avec des produits ayant une valeur commerciale sur le marché national ou international.

La grande farce continue : une seconde révolution verte envahit le Tiers Monde, celle des biotechnologies et des organismes génétiquement modifiés alors que, pendant quarante ans, les chantres de la première déclarèrent qu’elle était la solution-miracle et définitive à la faim dans le monde. Les multinationales, dans un grand élan humanitaire, estiment que l’hémisphère nord peut également bénéficier de leurs largesses et profiter des milliards de dollars qu’elles ont investis (avec l’aide financière conséquente des Etats et donc des peuples) dans l’élaboration de créatures végétales tellement fantastiques que l’on y perd son latin : lycopersicon lycopersicum ssp. porcus ou bien zea mays ssp. scorpionus !

Les premières créatures des apprentis sorciers agronomes du début du siècle passé avaient été dénommées “hybrides”, du grec “hybros”, pour monstre ou chimère. Comment va-t-on pouvoir appeler ces nouvelles chimères dont le génome est un méli-mélo de gènes provenant de l’homme, de l’animal, de la plante ainsi que d’antibiotiques, de virus et autres substances pathogènes ? Ce monde de chimères transgéniques n’a pu voir le jour que grâce à la vitesse fulgurante d’évolution de l’informatique.

Nous allons maintenant nous pencher sur la nature de la semence et sur la relation qu’elle entretient avec son environnement. Comme tout être vivant, la semence se définit comme ayant deux facultés complémentaires : celle de se reproduire tout en conservant ses caractéristiques existantes et celle de se modifier, d’évoluer. L’agriculture et la conservation des semences sont fondées sur la première faculté tandis que la sélection et l’amélioration variétales sont fondées sur la seconde. Il existe, de plus, une relation très intime entre d’une part la semence, et ce qu’elle manifeste, à savoir la plante, et d’autre part l’environnement. La semence crée un environnement tout comme l’environnement crée la semence.

Pendant des millénaires, la semence était libre, elle est maintenant emprisonnée. Elle ne peut plus se reproduire : les hybrides F1 sont stériles ou dégénérescents. Cette stérilité atteint son paroxysme avec le gène “Terminator” (qui a été légalisé, il y a quelques mois, de façon très discrète, aux USA) qui programme génétiquement la plante pour se suicider. La culture in vitro (création de plantes à partir de quelques cellules) est un autre exemple de cette annihilation du cycle vital de la plante, de la semence à la semence. [...] Quant à sa capacité d’évolution dans le champ, n’y pensons plus ! Cette capacité a été remplacée par un concept nébuleux de “fixisme”, une autre pièce maîtresse de la mythologie agricole occidentale. Les semences n’évoluent plus en champs, elles sont fabriquées de toutes pièces dans les laboratoires de l’agrochimie.

L’emprisonnement des semences atteint aujourd’hui son paroxysme avec les GURTS “Genetic Use Restriction technologies”, dont la FAO est en train d’étudier les impacts potentiels sur l’agro-biodiversité et les systèmes de production de système agricoles. Qui plus est, non seulement la semence ne peut-elle plus se reproduire et évoluer mais elle ne peut plus produire par elle-même ! Les hybrides F1, les variétés de la révolution verte et les transgéniques ne peuvent se développer que grâce à tout un arsenal d’intrants. Elles sont en quelque sorte stériles et improductives.

C’est dans le cadre de cette imposture qu’il faut resituer la première offensive de l’industrie semencière, au début du siècle passé, qui a vendu très cher, aux paysans, des semences “certifiées”, à savoir indemnes (extérieurement) de tout parasite, mais programmées génétiquement pour être hautement susceptibles à une pléthore de maladies. Ce type de programmation, ou “emprisonnement”, atteint de nos jours son paroxysme avec les gènes dénommés “traitor” ou avec les GURTs. La semence est programmée génétiquement pour ne se développer qu’à condition qu’on la traite dans le champ avec tel ou tel produit chimique.

Nous espérons que cet exposé met clairement en valeur le fait que la nature de la semence génère, appelle un type d’agriculture.
Les anciennes semences, les variétés alimentaires traditionnelles appellent une agriculture durable, respectueuse de la Terre Mère. Les semences F1, ou à haute productivité, ou génétiquement modifiées, appellent une agriculture totalement assistée par la technologie : irrigation massive, fertilisants de synthèse, fongicides, pesticides, herbicides, récolte mécanique, etc. Et réciproquement.

L’agriculture biologique intensive et productiviste offre un exemple poignant de ce principe fondamental : actuellement, 95 % des légumes bios produits sont issus de semences hybrides F1 provenant de l’agrochimie. Lorsque l’on veut produire des hectares de laitues bios, on ne pourra qu’utiliser des variétés très modernes résistantes aux 23 souches de bremia, une pourriture blanche de la laitue. Lorsque l’on veut produire des tomates bios en hiver sous des tunnels en plastique chauffés au fioul, on ne pourra qu’utiliser des variétés très modernes résistantes au verticillium, au fusarium, etc.

Ce type d’agriculture biologique qui a recours à des monocultures, à des cultures hors saison, à des intrants “organiques” qui sont les déchets de l’agro-industrie (farine de sang, farine d’os, farine de plumes, fumiers conventionnels chauffés à très haute température, moult de raisin…) ou à des intrants “organiques” qui sont de la biomasse volée au Tiers-Monde (guano, tourteau de ricin, fibre de coco ...) est très peu différente de l’agriculture conventionnelle et, d’ailleurs, elle en utilise les mêmes semences. On trouve sur les marchés bios, depuis plusieurs années, plus d’une vingtaine de variétés de choux-fleurs possédant un gène de radis (c’est une forme de transgénèse) et nous avons de sérieux doutes quant à la nature de certaines tomates bios dites “long life”.

Depuis plusieurs années également, il se trouve, sur le marché, des semences bios, et même “Demeter” (cultivées selon les cahiers de charge de l’AB) et qui sont des semences hybrides F1 ! À quand les semences OGM bios ?

D’aucuns nous considèreront peut-être comme de doux rêveurs passéistes. Cependant, essayons d’imaginer combien “performantes” seraient les variétés paysannes traditionnelles si l’on avait confié, à la paysannerie, des milliards de dollars (ceux que l’on a utilisés pour faire des bricolages technologiques) afin de les améliorer, de les sélectionner et afin de conserver les ressources génétiques pour nourrir une population planétaire sans cesse croissante.

De bonnes vieilles semences bien fortes et un sol très fertile font des miracles. John Jeavons, avec son association Ecology Action en Californie, a prouvé, depuis trente ans, qu’un jardinage bio intensif peut nourrir annuellement une personne (végétarienne) sur seulement un dixième d’hectare, en climat tempéré. Selon son système, le jardin est constitué de 60 % de plantes à fibres (maïs, tournesols, quinoas, amaranthes à grain..) qui vont permettre de re-fertiliser le sol en faisant du compost végétal, de 30 % de plantes à calories (carottes, betteraves, navets…) et de 10 % de plantes à vitamines et à oligo-éléments (tomates, aubergines, piments, melons…).

En climat tropical, ou sub-tropical, on peut ainsi nourrir deux personnes (végétariennes) par dixième d’hectare seulement, à condition bien sûr d’avoir de l’eau pour irriguer. Selon ces principes de jardinage bio intensif, les 150 millions d’hectares de terre arable qui sont disponibles actuellement en Inde pourraient nourrir trois milliards de végétariens. Où est le problème ? [...]
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=10
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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 10:55
Je ne traiterai pas ici de l'épidémie de défenestration chez les adolescentes corses perturbées, mais de nos propres tentatives de suicide. Le rythme des atteintes que nous nous portons à nous mêmes s'accélère, les moyens employés sont illimités et la pulsion suicidaire devient véritable rage. Etrange, non ? Pourquoi tant de haine de soi chez un être vivant qui se prétend rationnel et aspire à la puissance, à la maîtrise absolue de ce qui l'entoure ? Etre maître de soi comme de l'univers...

Or, que voit-on ? Au-delà des raisons personnelles et de l'expérience vécue par chacun - qui semblent justifier son comportement de prime abord, - les groupes humains paraissent mûs collectivement par des pulsions dont ils n'ont pas même conscience. Prenons le déclin démographique de l'Europe. On aura beau le tourner dans tous les sens : en raison, c'est une absurdité. Un suicide collectif aussi délirant et injustifiable que celui des écervelées d'Ajaccio.

Il y a bien sûr des intérêts immédiats qui font perdre de vue l'intérêt collectif, préférer la jouissance présente à la construction d'un futur viable. Il y a aussi un système de défense psychologique qui s'appelle autrement lâcheté qui fait qu'on refuse de voir le gouffre tout en continuant d'y courir... Plus la dégringolade est manifeste et plus on hait les esprits lucides ! Pourtant faire la sourde oreille à Cassandre précipite la fin...

Pessimisme ? Non, non. Je ne donne pas dans le pessimisme et d'ailleurs je vais très bien, moi ! Pas d'idées noires ; joie de vivre et compagnie. Mais j'ouvre les yeux. Et que vois-je, moi, simple fée ? ...Pauvres humains ! Pauvres hommes, chiens de Pavlov ! Pauvres femmes, poules sans tête ! Pauvres Français menés par le bout du nez ! Triste...

Tenez, l'avortement. Elles vont me dire "droit des femmes", "liberté", "disposer de son corps", etc. Foutaises ! Depuis quand faut-il tuer un bébé pour être libre ? Il y a une dimension religieuse, là-dedans, une dimension de sacrifice humain. Retour au culte de Moloch-Bâal. Vous croyez que ça me choque ? Même pas ! Simplement, c'est aberrant. Aberrant de se faire cureter, de livrer son corps aux médecins et d'abandonner sa progéniture comme "matériel humain", alors que depuis la nuit des temps des plantes que je ne nommerai pas font ça très bien.

Le secret des alcôves sur la place publique. Des poules sans tête, je vous dis ! Et les chiffres, vous avez vu les chiffres ? L'Occident en plein déclin démographique et on y avorte à tour de bras, pour un oui pour un non... Vous parlez d'une logique ! Après on voudra nous faire croire que l'homme est un animal rationnel... Pas le Français, en tout cas !

Autre exemple : la Seconde Guerre Mondiale. Et la première aussi. Une saignée. Suicide de l'Europe, qui a donné la primauté aux USA. Il paraît qu'on s'en plaint maintenant ! Bien sûr, il y a le déroulement des faits, les antagonismes locaux, les raisons - toutes sortes de raisons, d'ailleurs - pour se mettre sur la gueule entre Français et Allemands, Italiens et Autrichiens, Russes et Polonais... et je ne parle même pas des Balkans ! Mais était-ce notre intérêt à tous ?

Mais je m'égare. J'étais partie pour vous parler de l'un des - nombreux - instruments du suicide : le Roundup®.
*

A la liste des effets toxiques de l'herbicide le plus utilisé sur la planète, le Roundup de la firme Monsanto, il convient d'ajouter la toxicité sur les cellules embryonnaires humaines. En effet, dans la continuité de travaux menés en 2005, l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini, de l’Université de Caen, vient de confirmer et de préciser les effets d'une exposition au Roundup de cellules provenant de placenta, en ayant recours à des cellules d’embryon1. La toxicité de l'herbicide, en particulier au niveau de la perturbation des hormones sexuelles, a ainsi été mise en avant à des doses considérées comme non toxiques2.

Selon le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), ces travaux pourront peut-être permettre de mieux comprendre les problèmes de fausses couches, de naissances prématurées, ou de malformations sexuelles chez les bébés, entre autres pour les couples d’agriculteurs, lesquels sont particulièrement exposés à l'herbicide Roundup.

Au-delà de ces précisions, alors que jusqu'à présent on considérait que c'était le glyphosate, le principe actif du Roundup, qui était très toxique, l'étude met en évidence que c’est l'herbicide en lui même qui s'avère être beaucoup plus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être son principe actif. Pour le CRIIGEN, cette nouvelle donnée souligne les lacunes de la réglementation européenne en matière d'homologation des pesticides.
Pascal Farcy, rédacteur en chef d'Univers Nature

1- Les cellules embryonnaires utilisées sont issues d’une lignée cultivée au laboratoire qui ne nécessite pas de destruction d’embryon.
2- Notons que ces doses très faibles (le produit vendu en magasin, dilué jusqu’à 10 000 fois) correspondent aux doses discutées pour être autorisées dans certains OGM tolérants au Roundup aux Etats-Unis...

L'étude est disponible, en anglais, sur le site de la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology :
http://www.springerlink.com/content/d13171q7k863l446/fulltext.html

Cf. http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2644
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 21:09
Parlons chiffons ! Du 13 au 16 octobre 2006 se tenait à Paris la 3e édition du Salon de la mode éthique (cf. www.ethicalfashionshow.com). Pour qui en serait resté au pull informe façon éleveurs de chèvres du Larzac, associé au refus de la féminité, à la consommation de drogues et autres idées folles, la "mode écolo" ce n'est plus du tout ça ! Mais plutôt ceci :


Trois domaines, parfois combinés, étaient mis en valeur : la production textile écologique, le "développement durable" et les matériaux recyclés. Si les stands africains, qui donnaient presque tous dans l'ethno-folklorique, étaient plutôt désertés des visiteurs, les créateurs d'Asie par contre ont rencontré un vif succès. Non pas la Chine, puissance textile certes, mais, comme on sait, peu versée dans l'écologie et qui n'était que médiocrement représentée, mais l'Inde et les pays d'Asie du Sud-Est. L'association thaïlandaise SoiWat présentait les jeunes créateurs de Bangkok dont des pièces uniques d'un des grands noms de la mode de demain... dont j'ai malheureusement oublié le nom !

L'Asie Centrale était représentée par les manteaux traditionnels en soie brochée de la marque mongole Torgo, et là je dois dire que j'ai craqué - le petit manteau noir élégamment porté par une belle des steppes longiligne, sur moi ce n'était pas mal non plus... Où l'on apprend aussi qu'en Mongolie, la fleur de lys est un motif ornemental très prisé. Les vestes modernes coupées dans de la soie de kimono de la marque franco-japonaise Aoi étaient encore plus remarquables, mais là on atteint la haute-couture et les prix qui vont avec.

Côté Occident, les modèles en coton biologique, chanvre ou fibres de bambou de la sympathique Grace Trance sont la meilleure illustration de l'alliance retrouvée entre écologie et féminité (voir ci-dessus). Ils ne sont encore disponibles qu'aux USA et c'est bien dommage. Sympathique aussi, le tour du cou en vison blanc doublé de tissu pied-de-coq de Rachel Fortin, spécialiste en fourrures recyclées (non, je n'ai pas craqué !). Dans notre monde de consommation effrénée et du tout jetable, le recyclage ou récupération de matériaux usés a encore bien du chemin à faire pour s'imposer, mais s'il est un domaine où l'idée passe bien c'est celui de la fourrure. Et Rachel Fortin sait faire du neuf avec du vieux et vous transforme votre manteau de fourrure défraîchi en quelquechose de beaucoup mieux. Il suffit d'aller à Montréal... (cf. www.rachelf.ca)

Enfin une mention spéciale pour Seyes, une jeune marque française de pulls en coton pour hommes et pour femmes à porter tous les jours : culture biologique, commerce équitable et projet de développement durable en Inde (région du Madhya Pradesh), teinture sans métaux lourds et confection "Made in France" avec toutes les garanties et la qualité qui en découlent et, très important aussi, les créations d'emplois, bref l'anti-délocalisation... Et ça marche ! (cf. www.seyes.fr)
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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 15:16

Il y a quelques années, j'avais consulté avec gourmandise le catalogue de graines et semences de fruits, légumes et autres herbes proposées par une petite association française qui portait le nom de "Terre de semences" et s'est rebaptisée depuis d'un plus exotique 'Kokopelli", un mot andin, semble-t-il (www.kokopelli.asso.fr).

Alliant agriculture biologique et développement, elle contribue à préserver les variétés traditionnelles de plantes auxquelles l'agriculture industrielle substitue de plus en plus des hybrides et des OGM. L'association encourage la culture de variétés souvent oubliées, propose à la vente des sachets de graines et préserve ainsi la diversité de notre patrimoine naturel. Rien que pour les tomates, il y en a plusieurs centaines à redécouvrir, des roses, des vertes, des blanches, des noires, des tomates-cerises et des qui font plus de 500 grammes...

Mais voilà que cette association qui devrait être reconnue d'utilité publique est attaquée par des semenciers industriels et, au lieu de la défendre, la justice française vient de la condamner en mars 2006 pour avoir vendu des graines "non inscrites au registre des semences officielles". Même chose pour la coopérative Biotope dans le Gard condamnée en novembre 2005 à une forte amende pour avoir vendu... des bleuets.

C'est que, voyez vous, depuis des millénaires qu'elle fait pousser les plantes de nos champs et de nos jardins, Dame Nature n'avait pas pensé à les inscrire au "registre des semences officielles". La vilaine ! Il faut aussi préciser que chaque inscription d'une variété coûte plus de 300 euros !

Le système a manifestement été conçu pour l'homologation des hybrides par les producteurs industriels. Il est absurde de l'appliquer aux variétés de toujours. Si on laisse faire, c'est à brève échéance l'éradication des espèces naturelles au profit d'hybrides stériles vendus par l'agro-industrie. Car les hybrides constituent déjà l'écrasante majorité des semences mises sur le marché. Ils sont stériles par définition, ne produisent donc pas de graines et obligent ainsi à racheter des graines tous les ans...

On devine à qui cela profite. Pas à l'acheteur en tous cas : qu'il soit agriculteur ou simple jardinier amateur, il devient clientèle captive des semenciers. Sa liberté et le choix des plantes qu'il pourra cultiver s'en trouveront extrêmement limités. Et plus grave encore, les cultures traditionnelles vont disparaître.

Donc faisons savoir à tous que la guerre des semences a commencé, interpellons juges et députés, et pétitionnons sur : www.univers-nature.com

La ronde des tomates

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10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 18:34

Envoyer un navire amianté se faire démanteler dans un pays où les conditions de travail et la protection des ouvriers ne sont pas garanties, ce n'est pas particulièrement moral.

Mais pourquoi avoir fait si grand cas du Clémenceau quand on ferme les yeux sur tant de yachts et de paquebots qui finissent dans les chantiers d'Alang (Inde) ou d'ailleurs ?

Ainsi le Blue Lady (ex-Norway, ex-France) vient d'être autorisé en juin 2006 à pénétrer dans les eaux territoriales indiennes par les autorités de ce pays, ce qu'elles avaient refusé au début de l'année au porte-avion français après une campagne de presse internationale de l'organisation Greenpeace. Avec ses 900 tonnes d'amiante et autres matériaux cancérigènes, le Blue Lady est pourtant selon Greenpeace un "aussi grand danger pour la santé des ouvriers que le Clémenceau".

Pendant ce temps, le "Clem", après quatre mois et demi de navigation hasardeuse, 18.000 kilomètres parcourus et 12 millions d'euros dépensés en pure perte par le contribuable français, est arrivé à Brest le 17 mai.

Quelques remarques.

1. D'abord l'inconséquence et la maladresse du gouvernement français qui avait forcé le départ du porte-avion vers l'Inde alors même que la campagne médiatique prenait de l'ampleur, et dont les déclarations de fermeté ont précédé une piteuse retraite avec le rappel du "Clem" au moment où celui-ci touchait presque à destination.

2. Ensuite l'instrumentalisation des bons sentiments à des fins politiques. Les conditions du démantèlement des yachts privés ne reçoivent aucun écho dans la presse. Le fait qu'il se soit agi d'un navire de guerre de la marine française n'est donc certainement pas pour rien dans l'affaire du Clémenceau. On peut par exemple émettre quelques doutes sur l'attitude du gouvernement égyptien qui avait commencé par refuser le passage du porte-avion par le canal de Suez au prétexte qu'il comportait des produits toxiques pour la santé... quand des centaines de tankers chargés de mazout empruntent ce canal quotidiennement, sans compter les navires de guerre (le Clémenceau, rappelons-le, est démantelé depuis 1997).

3. Les pays pauvres sont devenus des dépotoirs. C'est en partie le fait de législations laxistes, mais pas seulement. Le mode de vie moderne produit une grande quantité de déchets dont on ne sait que faire et dont le retraitement coûte cher. Le sort des bateaux obsolètes comme celui des biens de consommation courante usés ou périmés n'est presque jamais pris en compte au moment de leur production. Alors, soit on les abandonne dans la nature - comme les Américains et les Britanniques qui envoient par le fond leurs porte-avions hors d'usage (tiens, une riche idée : couler le Clem à l'entrée du canal de Suez !) - soit on les donne à des pays dont la main d'oeuvre est moins payée et qui pourront ainsi récupérer à moindres frais des matières premières utiles. Comme les chantiers d'Alang, beaucoup vivent de nos déchets.

Seulement voilà, le schéma ne s'applique pas qu'aux porte-avions. On pourrait parler... de nos vêtements en textiles synthétiques. Quand, armés de bons sentiments, on donne ses vieux vêtements aux organisations caritatives... (cf. Courrier International, n° 603, du 23 mai 2002 : "L'industrie textile zambienne étouffée par les fripes importées"). Bref, la question des déchets ne s'arrête pas au démantèlement du Clémenceau.

4. Enfin, parce que décidément Clémenceau est un nom de baptême néfaste, rappelons un épisode passé inaperçu : En juin 2003, le porte-avion avait déjà été vendu à une société espagnole, Gijonese, en vue d'un désamiantage en Espagne. Et ne voilà-t-il pas qu'en octobre de la même année, il était surpris au large de la Sicile, faisant route vers la Turquie. Pour quoi y faire, on ne sait pas très bien. Toujours est-il que le contrat passé avec Gijonese fut aussitôt résilié par le gouvernement français et le Clémenceau renvoyé à Toulon.

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 16:21

Le diable rend visite à Dieu.

Le Seigneur Dieu lui demande : "Alors Zabulus, comment ça va sur terre ?".

Et Zabulus, la mine réjouie, de répondre : "Mal, Seigneur, tout va parfaitement mal".

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