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  • : Géopolis
  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 18:29
JUSTICE POUR JULIEN  Justice pour Julien

Suite de l'enquête  Vous avez dit racisme ?
  • "A mon arrivée hier soir au parc des princes, j'ai été surpris du dispositif de sécurité mis en place. Très peu de présence policière autour du stade..." "[...] que dire des dirigeants parisiens qui ont mis en place  le même dispositif pour ce match que pour un match contre Troyes ?" (http://sefairefoot.canalblog.com).
Ceci m'a d'ailleurs été confirmé de vive voix depuis par un fidèle du PSG de longue date. Vers 16h, il n'y avait pas encore de forces de l'ordre aux abords du stade, alors que pour les rencontres avec l'OM, par exemple, elles sont omniprésentes dès le milieu d'après-midi.

Le déroulement du match et l'ambiance dans les tribunes présageaient déjà de bagarres à la sortie. Les services de police présents dans le stade en étaient assurément conscients et, à défaut d'avoir été prévus dès le début, des renforts auraient pu, auraient dû être acheminés durant la seconde mi-temps. Mais là-encore, il n'en fut rien... Suivons encore notre premier témoin :
  • "Réalisant que la sécurité est défaillante et que les forces de l'ordre ne sont pas assez présentes, le PSG réagit enfin. A quelques minutes du terme, le speaker annonce que les visiteurs doivent rester en tribunes. Problème : de nombreux parisiens sont venus soutenir l'Hapoël en tribunes latérales. [...] Les fans de Boulogne enlèvent les bâches, et quittent le stade. Ceux d'Auteuil font de même..."
Et les affrontements peuvent commencer. La sortie des supporters du Hapoël ayant été différée, c'est avec les CRS - une vieille tradition - que les premiers ont lieu, d'abord autour du Parc, puis sur la place de la Porte de Saint-Cloud voisine.

  • Autre témoignage : "A la fin du match, j'ai dû faire demi-tour quand des gens nous ont prévenu qu'il y avait des incidents au bout de la rue du Commandant Guilbaud entre CRS et supps de Boulogne. Je suis donc passé par une rue parallèle où qu'elle ne fût pas ma surprise d'y trouver des dizaines de CRS et de policiers en tout genre à pied, en voiture, à côté du bus, stationnés là à rien faire... Je me suis dit: "Mais que font-ils là ? Ne seraient-ils pas plus utiles porte de Saint-Cloud ?"
Jusqu'ici les témoignages sont concordants, à quelques nuances près suivant l'endroit où chacun était placé dans le stade. Mais pour ce qui est du récit du drame, les versions des trois principaux protagonistes se révèlent contradictoires sur plusieurs points essentiels. Je résume en essayant de ne retenir que les extraits les moins sujets à caution :

Yanniv Hazout, étudiant en management de 23 ans, est à l'ordinaire supporter du PSG, mais, de confession juive, il est venu ce soir-là avec des amis soutenir le club israélien. Ils sont placés en tribune présidentielle, à proximité de la tribune Auteuil. Entrevue pour le magazine Sport (extraits) :

Quel chemin décidez-vous d'emprunter pour quitter le stade ?
  • - On quitte la tribune présidentielle et on longe la tribune Auteuil avant de retrouver le boulevard Murat. Plus on s'approche de la place de la Porte de Saint-Cloud et plus on rencontre de supporters du PSG appartenant au kop de Boulogne. A cette heure-là, il y a encore beaucoup de monde dans la rue et on sent une tension... On voyait au loin des échauffourées entre les CRS et les supporters parisiens."
Comment la soirée a-t-elle basculé?
  • - Des supporters du PSG étaient placés de chaque côté du trottoir et tenaient des propos antisémites. Ils lançaient des " sales juifs ! " à la cantonade. A cet instant, nous arrivons à proximité de la place de la Porte de Saint-Cloud. Quand on entend ces insultes, moi et mes amis tournons la tête pour savoir d'où elles proviennent. Pour eux, c'est comme si on s'était désignés. Nous, nous poursuivons notre chemin.
Combien de personnes vous prennent en chasse ?
  • A chaque fois que je me retourne, je vois deux ou trois personnes à cinq mètres derrière nous.
Comment êtes-vous séparé des amis qui vous accompagnent ?
  • Je me dirige vers les arrêts de bus situés sur la place, diamétralement opposés au McDonald's. Je m'arrête un instant et je constate que mes deux amis sont partis dans une autre direction. Dans le même temps, deux de mes " chasseurs " m'ont quasiment rejoint. Je m'échappe et reprends mes distances. [...]
[Ici quelques remarques s'imposent : 1. les poursuivants éventuels étaient peu nombreux et non des centaines comme on l'a prétendu ; 2. à aucun moment ce jeune homme n'a été rattrapé, ni blessé par qui que ce soit.]

Et là, que se passe-t-il ?
  • Un homme arrive en courant depuis le centre de la place de la porte de Saint-Cloud. Il est noir, environ la trentaine, porte un gros pull blanc, un jean, un béret et des lunettes. Il glisse par terre et reçoit quelques coups. Il se replace ensuite devant moi, face à mes poursuivants et brandit une bombe lacrymogène qu'il actionne à deux reprises. Cela a pour effet de disperser les " chasseurs " les plus proches.
 Porte-t-il un brassard de police?
  • Non. Il n'a pas de signe distinctif. [...]
A quel moment dégaine-t-il son arme pour la première fois ?
  • Dès qu'il n'a plus de gaz lacrymogène. Il sort alors son arme et la pointe sur les supporters.
[Dans une autre déclaration, Yanniv dira ceci : "Je me suis mis à courir quand je me suis senti menacé par les personnes qui couraient derrière moi. J'avais fait 200 ou 300 mètres sur la place et là, il y a eu un policier qui s'est interposé entre nous pour disperser la foule et les dissuader de continuer. A ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que trois ou quatre et si je continuais à courir cela se serait terminé". L'intervention de ce personnage, qui se révélera être un policier, était donc superflue... Ceci est aussi à mettre en regard de l'assertion du procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, selon lequel : "Les deux hommes ont été pris à partie par une foule d'une centaine de personnes" (sic).]

A combien de personnes faîtes-vous face ?
  • Quatre ou cinq se montrent particulièrement virulents envers le policier. Je me place derrière lui et l'on progresse alors à reculons et à pas chassés. C'est moi qui le guide. Je vois des voitures de police passer à proximité du McDonald's, ce qui m'incite à aller dans cette direction. Seulement, quand je me retourne une nouvelle fois, ces voitures ne sont plus là. D'ailleurs, quand on y pense, c'est incroyable qu'il n'y ait pas de policiers à cet endroit-là.
 Vous continuez tout de même à vous diriger vers le McDonald's...
  • Oui. On se faufile entre les voitures qui passent sur la place de la Porte de Saint-Cloud. Les mecs balancent des bouteilles de bière vides dans notre direction. Lesquelles s'écrasent sans nous toucher. Finalement, dans toute cette histoire, je n'ai pas eu une éraflure. [...]
Que se passe-t-il ensuite ?
  • On accélère le pas pour tenter de se réfugier à l'intérieur du McDo. Le policier glisse à nouveau, sur le trottoir, et pose un genou à terre. [...] Il se relève. Debout, il pointe son arme en l'air à 60 degrés [...]. Certains supporters crient : " C'est un faux à grenailles ". Quand il tire, cela me rassure car, moi-même, je ne savais pas s'il s'agissait d'une arme véritable et s'il était réellement un policier.
[Visiblement, au vu de la tenue de l'individu et de son comportement maladroit, personne ne soupçonnait en fait qu'il puisse être policier. Les témoins divergent sur la question de savoir s'il a crié "Police !" ou pas, et Yanniv se contredit d'ailleurs lui-même sur ce point. Toujours est-il que personne n'y a cru. Et contrairement à ce qui a été dit, Yanniv n'a pas du tout sollicité son aide]

A ce moment-là, tire-t-il à bout portant sur un individu ?
  • Je n'ai pas le souvenir que l'arme touche le corps d'un quelconque individu. Je me souviens seulement d'un coup de feu tiré en l'air. C'est d'ailleurs la seule détonation que j'ai entendue. Si le coup de feu avait touché quelqu'un, je l'aurais vu. J'étais placé juste derrière lui, à 1m. Or, je n'ai vu personne tomber. [...]
 L'avez-vous vu ou entendu tirer ?
  • Oui, j'ai vu le coup partir. J'étais à l'extérieur du restaurant, je le répète, un mètre derrière lui.
Confirmez-vous qu'il n'y a eu qu'une seule détonation ?
  • Oui, j'en suis sûr et certain.
(www.myfreesport.fr/sports/football/0/exclusif-recit-integral-temoin-essentiel-drame-psg-8108.html)

Ces derniers propos laissent perplexe. Un "tir à 60°", c'est du langage de policier. Comment se fait-il que Yanniv emploie cette expression... qui reprend mot pour mot la déclaration du policier lui-même ? Je cite : Le policier a expliqué avoir tiré "à un angle de soixante degrés plutôt en l'air en direction de quelqu'un qui se situe entre 50 centimètres et un mètre". Quand un coup de feu est tiré, le plus important est quand même de savoir sur qui... Il est étonnant que Yanniv n'ai gardé aucun souvenir du moment crucial alors qu'il dit être à un mètre du policier et que la première victime, Mounir Bouchaer, touché en pleine poitrine, est aussi à un mètre... et je ne pense pas qu'avec le poumon perforé il soit resté debout bien longtemps. De plus, si je ne sais pas ce qu'est un tir à 60°, je sais en revanche que tirer en l'air, ce n'est pas du tout la même chose que de tirer dans la poitrine de quelqu'un. Il s'agit bien d'un tir à hauteur d'homme et pratiquement à bout portant.

Le premier récit du policier - puisque malgré les apparences et les "gaffes", c'est bien d'un policier qu'il s'agissait - est sensiblement différent...
  • "J'ai pris un premier coup de pied qui m'a jeté à terre. J'ai reçu un autre coup et j'ai perdu mes lunettes de vue."
  • Puis, alors que, prétend-il, il est allongé sur le trottoir : 
  • "J'ai vu le groupe grossir. Au moment où je sortais mon arme de son étui, j'ai vu comme une ombre impressionnante qui fonçait sur moi [un mamouth préhistorique ?]. J'étais couché sur le côté. J'ai pris appui sur mon bras et j'ai tiré au jugé. J'ai bien eu l'impression de viser en l'air..."
  • (Paris Match, n° 3002, 29 novembre 2006, p. 70-73)
Premières contradictions flagrantes et premiers mensonges. Le policier dit n'avoir dégainé qu'une fois à terre, alors que tous les témoins et Yanniv compris l'ont vu debout l'arme au point peu de temps après son entrée en scène. Il prétend en outre avoir tiré depuis le sol, ce qui est non seulement contredit par les témoins, mais l'est surtout par une étude élémentaire de trajectoire : la balle, après avoir traversé la poitrine de Mounir de part en part, comme on peut en juger sur la vidéo ici (www.pariscasuals.com/html/accueil.php), ira frapper Julien en plein cœur, ce qui implique un tir debout à l'horizontale, et non du bas vers le haut. Mounir le confirmera depuis son lit d'hôpital :
  • Le Figaro : Le policier a été frappé, il vous a tiré dessus alors qu’il était à terre.
  • M. Bouchaier : C’est complètement faux. La trajectoire de la balle est droite parce que le policier m’a tiré dessus à bout portant, alors qu’il était debout. Elle m’a perforé le poumon et m’a fracturé une côte. J’ai frôlé la mort.

Menteur invétéré

C'est que le policier en cause n'en est pas à son premier exploit. Antoine Granomort était en effet déjà assigné à comparaître devant la justice le 20 juin 2007 pour une autre affaire édifiante. Il sera jugé en correctionnelle pour "escroquerie" et "dénonciation d'infraction imaginaire". D'après Le Figaro et Le Nouvel Observateur :

  • L’histoire remonte à février-mars 2005 [ou 2004 ?]. Un homme dépose plainte pour une escroquerie sur sa carte de crédit. Une enquête préliminaire est alors ouverte par " la section des fraudes aux moyens de paiement " au parquet du pôle financier parisien et révèle que la carte bleue a été frauduleusement utilisée à 44 reprises pour un montant global de 13 200 euros. Les soupçons se tournent vers Antoine Granomort, le gendre du détenteur de la carte de crédit. Mais  devant les enquêteurs, le policier explique, pour se justifier, qu’il aurait été séquestré par un groupe d’individus qui auraient abusé de lui, le contraignant à leur remettre des fonds à plusieurs reprises. Antoine Granomort a même déposé plainte pour ces faits.
  • Les investigations immédiatement engagées pour " extorsion aggravée et viol en réunion " ont tôt fait de démontrer que le policier n’a été victime d’aucune agression et que la dénonciation est mensongère. De source judiciaire, on explique qu’Antoine Granomort aurait tout simplement utilisé la carte bleue de son beau-père puis monté " un gigantesque mensonge " pour se couvrir.
Pour justifier un premier délit crapuleux, le policier Granomort, alors employé de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) depuis 2003, avait donc déclaré avoir été enlevé, séquestré, violé (!) et mis à rançon de 15.000 euros, d'où l'emprunt indélicat d'une carte bleue... Et il avait à son tour porté plainte. Un mensonge en appellant un autre, le policier prétendait aussi que trois ans plus tôt, en 2001, il aurait lui-même extorqué un peu plus de 5.400 euros (36.000 francs à l'époque) à des "acheteurs de drogue" au cours d'une arnaque. Ce sont ces derniers qui, selon ses dires, lui réclamaient de l'argent sous peine de représailles... Mais très vite les enquêteurs avaient établi la fausseté de ces affirmations et le faux plaignant encourt cinq ans de prison, 375.000 euros d'amende et d'éventuelles sanctions disciplinaires.

Le plus étonnant de l'affaire est que cet escroc affabulateur, qui exerçait peut-être aussi à ses heures perdues l'honnête métier de revendeur de drogue... n'ait pas été aussitôt suspendu de ses fonctions et continue d'exercer ses talents dans la police, talents auxquels s'ajoute maintenant celui de meurtrier !

Mais quelques précisions cliniques s'imposent :
  • La mythomanie, décrite par Dupré en 1905, est une tendance plus ou moins volontaire et consciente aux mensonges et à la création de récits imaginaires. Alors que le mensonge normal est épisodique, motivé et proportionnel à son but (par exemple le mensonge par charité), le mensonge pathologique est à la base de la fiction fantasmatique du récit du mythomane.
  • La mythomanie n'est donc pas seulement l'action de fabuler ni celle de mentir. C'est une véritable constitution, un type de déséquilibre entraînant l'élaboration de récits d'événements et d'actes qui n'ont pas eu lieu mais que le malade fait croire à autrui. Il dit en avoir été le témoin ou l'acteur et s'y décrit souvent dans une position avantageuse, ou au bénéfice secondaire important (par exemple pour rechercher à se faire plaindre).
  • Quand cette tendance persiste après la fin de l'adolescence, elle est considérée comme un trouble du comportement. Elle est alors qualifiée de mythomanie et peut, non traitée, annoncer un désordre psychiatrique plus grave : névrose ou même psychose.

Alors un "héros qui mérite la légion d'honneur", Granomort ? Ou un malade mental qui, en l'absence de traitement psychiatrique approprié, présente un risque certain de récidive ? Il serait peut-être bon de se demander si ce passage à l'acte que constitue le meurtre d'un supporter du PSG n'est pas un premier épisode psychotique...

Meurtre ou assassinat, la question reste posée, car compte-tenu du profil psychologique du personnage et de son comportement agité, fort peu professionnel (sans prévenir ses collègues, il se précipite seul vers un groupe de supporters, les asperge de gaz lacrymogène et tire...), on peut à bon droit se demander si cette action de mauvais werstern n'a pas été voulue par lui et préméditée. Ne voulait-il pas se faire passer pour un héros ? D'ailleurs, d'Antoine Granomort "le sauveur", de Yanniv Hazout ("c'est moi qui le guide") ou de Mounir Bouchaer, c'est à qui sera le héros de l'histoire. Mais Julien Quemener, lui, n'avait rien demandé.

Pourtant moins de 24 heures après la mort de Julien, alors que le principal témoin, Mounir Bouchaer, grièvement blessé, n'est toujours pas entendu, le procureur de la république conclut en toute hâte à un cas de légitime défense. Le vendredi 24 novembre en fin de journée, Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, tient en effet une conférence de presse. Passant outre les témoignages contradictoires, il affirme que le policier "a opté pour une attitude courageuse en protégeant un supporter du club de Tel-Aviv ", qu'il a dû faire face "à une horde de personnes excitées et extrêmement agressives" et qu'il a agi "dans un état de légitime défense". Et le surlendemain, Antoine Granomort, entendu par le juge d'instruction en qualité de simple " témoin assisté ", est laissé libre. Il ne sera pas inculpé...

Le procureur semble donc avoir accordé le plus grand crédit aux déclarations du policier puisque c'est sa version des faits qu'il retient. On aurait pu supposer que dans les premiers moments après le drame, la justice n'était pas au courant des antécédents de Monsieur Granomort. Mais d'après un témoignage recueilli par Libération dans les milieux judiciaires, il n'en est rien : "Ce passif que nous connaissions n'entache pas sa crédibilité. On peut se retrouver dans une carambouille et se comporter de façon remarquable."

Comment peut-on oser dire que la mythomanie d'un individu n'entache pas sa crédibilité ???
L'affaire Granomort : un simple fait-divers ?

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Published by Mélusine - dans France
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commentaires

MSR 04/12/2006 21:34

Bravo et merci pour ce minutieux travail que je voulais faire.... mais bon c'est mieux quand c'est les autres qui le font !!J'attends la suite avec impatience maintenant...Et surtout pour savoir ... le "policier" Granomort a-t-il vraiment vu un mamouth préhistorique ?

Mélusine 09/12/2006 00:11

Mais oui, c'est mieux quand les autres le font, mais comme personne ne faisait mine de s'y coller...Et en avant-première du prochain épisode, je confirme : oui, granomort a bien vu un mamouth antédiluvien...