Jeudi 7 août en fin de journée, l'effondrement d'une partie du plafond du Parlement européen de Strasbourg a été suivi d'un silence médiatique assourdissant. Le bâtiment voulu par Catherine Trautmann, alors mairesse socialiste de la ville, inauguré en décembre 1999, a pourtant coûté 2 milliards de francs (environ 305 millions d'euros)... Ce n'est que mardi dernier que le site d'informations local
www.strastv.com a révélé l'affaire et diffusé quelques clichés des dégâts. Voilà en effet qui tombe mal, alors que l'existence du siège strasbourgeois est contestée depuis plusieurs années par divers pays européens. Il faut dire que les 4 jours par mois où Messieurs les parlementaires se transportent de Bruxelles à Strasbourg entraînent un surcoût de plus de 200.000 € sur le budget déjà faramineux de l'Union Européenne. Rien que la réfection des fauteuils cuir devrait se chiffrer aux alentours de 1.000 € / pièce. De quoi faire réfléchir sur la nécessité, peut-être pas si impérieuse que cela, de maintenir tous ces sièges parlementaires parallèles, Bruxelles, Strasbourg et même Paris, puisque le parlement français n'est plus guère qu'une chambre d'enregistrement automatique des décisions prises par l'UE. Manquerait plus que le plafond du luxueux hémicycle de Bruxelles (1998) s'effondre aussi !