Pour faire oublier le totalitarisme et la corruption de son régime, cf.
Les poubelles de Tbilissi et
Géorgie : La révolution des roses a-t'elle accouché d'une dictature ?, le président géorgien a trouvé un excellent dérivatif : la guerre ! Il semble en cela vivement encouragé par ses amis de l'OTAN qui, après avoir forcé l'indépendance du Kosovo, sont beaucoup moins soucieux du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" dès lors qu'il s'agit de l'Ossétie du Sud. Ce petit pays du Caucase, ancien royaume peuplé de descendants des Alains, avait été intégré comme région autonome à la République socialiste soviétique de Géorgie dans les années 20 - encore un cadeau de Staline ! La suppression de ce statut particulier par les autorités géorgiennes en 1991, provoquant un exode de population vers l'Ossétie russe, suscita en retour un mouvement indépendantiste qui aboutit, après un premier conflit meurtrier, à une indépendance effective en 1994. Celle-ci a été confirmée par deux référendum, le dernier en 2006. Mais du côté de la "Communauté internationale" si prompte à référender au Kosovo, depuis on fait le mort et on affecte de ne pas, surtout pas, reconnaître ce nouvel Etat qui a pourtant davantage de fondements historiques que le susdit Kosovo indépendant.
Mikhaïl Saakachvili vient donc ce jeudi soir de rompre le cessez-le-feu tout juste instauré entre les deux pays après les incidents frontaliers des derniers jours, au prétexte de restaurer l'ordre constitutionnel sur le territoire géorgien... La capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, essuie des bombardements et fait évacuer femmes et enfants vers la Russie voisine et notamment vers la ville de Beslan (Ossétie du Nord - Russie). Côté russe justement, la réponse ne devrait pas se faire attendre : les Cosaques du Don mobilisent sous la direction de l'ataman Viktor Vodolatski, adjoint du gouverneur de la région de Rostov.
Et ralliant les Atamans dans leurs campagnes épiques...
Source :
http://fr.rian.ru/russia/20080805/115772865.html