Après cet intermède géorgique, revenons aux nouvelles géorgiennes. Comme déjà dit ici :
http://geopolis.over-blog.net/article-13213421.html et là :
http://geopolis.over-blog.net/article-4255629.html,
tout n'est pas rose chez les amis de Sarközy. Le mouvement de protestation contre la dictature démocratique prend de l'ampleur. Vendredi 2 et samedi 3 novembre, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement de Tbilissi pour exiger la démission du président Mikheïl Saakachvili.

"Saakachvili s’est comporté d’une telle façon que nous exigeons désormais une Géorgie sans Saakachvili. Démissionne !", déclare Davit Berdzenichvili, un opposant jusqu'ici considéré comme modéré. S'inspirant à rebours de la "révolution douce" qui, avec l'aide des USA, avait porté l'impétrant au pouvoir il y a 4 ans (novembre 2003), une partie des manifestants tient la place du parlement jour et nuit (mais cette fois, pas de tentes US...) et il est question d'une grève générale. Devant ce nouveau raté de leur politique, Daniel Fried, secrétaire d'Etat américain adjoint, et Marc Perrin de Brichambaut, secrétaire général de l'OSCE, ont soudain senti le besoin urgent de rencontrer des chefs de file du mouvement...
L’opposition dénonce la bonne réputation internationale du président qui dissimule la situation réelle du pays : répression, instrumentalisation de la justice et fossé grandissant entre riches et pauvres. "Saakachvili est un menteur. Il a trahi les attentes du peuple. Nous n’avons pas de libertés", remarque une jeune manifestante.

Outre Berdzenichvili, du Parti républicain, les manifestations ont réuni des membres du nouveau Mouvement pour une Géorgie unie d'Irakli Okrouachvili
et plusieurs figures de l'opposition comme le député Levan Gatchetchiladzé
, Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères, et Konstantine Gamsakhourdia - ces deux derniers partisans d'une restauration de la monarchie, dont l'idée fait son chemin, - ainsi que le milliardaire géorgien Badri Patarkatsichvili.
Ecœurés par leur président, les Georgiens n'en veulent plus du tout : "Nous n’avons qu’une requête. Que la Géorgie soit sans président !", avait lancé au début du rassemblement Koka Gounsadzé, de Géorgie unie. "Nous, la plupart des partis d’oppositions, croyons que nous devrions avoir une forme de gouvernement parlementaire, et sa forme parfaite est la monarchie constitutionnelle", déclarait déjà le 8 octobre un député du Parti Conservateur, Zviad Dzidzigouri.

Le drapeau blanc aux cinq croix, repris de la Géorgie médiévale
Photos armenews
Avis aux présidents qui se croient tout permis : le peuple qui les a élu peut un jour sans crier gare les foutre dehors, et pas besoin d'attendre les prochaines élections pour ça. N'est-ce pas Monsieur 140% ?