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L'organisation mafieuse dirigée par Boris Abramovitch Bérézovsky n'étend pas ses activités que sur la Russie, où il était devenu subitement milliardaire sous Eltsine en pillant les entreprises d'Etat par le biais de sociétés-écrans et au prix de quelques morts suspectes, l'Angleterre, où il bénéficie de hautes protections politiques, et la France, où il réside régulièrement : après le gouvernement russe, qui depuis des années demande son extradition, c'est la justice brésilienne qui vient de lancer un mandat d'arrêt international contre le "parrain" pour faits de corruption agravés et blanchiment d'argent sale. L'affaire révèle comment cette mafia dite abusivement "russe" cherche à étendre son emprise à l'échelle mondiale. Le nommé Bérézovsky tente visiblement de diversifier ses investissements et de placer les sommes colossales que lui ont rapporté et lui rapportent ses divers trafics et détournements de fonds.
Mais non, mais non, nous répondra-t-on. Môsieur Bérézovsky est un parfait honnête homme, au-dessus de tous soupçons, tellement démocrate, tellement généreux, etc., qui bénéficie de l'asile politique à Londres où, depuis octobre 2001, il a fuit le méchant Poutine, etc., etc. Bref, tout à fait comme Rachid Ramda, l'organisateur des attentats de 1995 à Paris (RER Saint-Michel, Musée d'Orsay, Maison-Blanche), que l'Angleterre a accueilli et refusé d'extrader pendant 10 ans... Après l'asile donné aux terroristes islamistes, dont on a vu le résultat, voici que nos amis anglais font le meilleur accueil aux criminels "russes". Ils ne vont pas tarder à s'en mordre les doigts. La spécialité des terroristes, c'est l'attentat aveugle ; celle des mafieux , le meurtre ciblé. Sans compter qu'une fois la mafia installée, elle gangrène tout.
Ci-après la traduction de l'article du Financial Times du 13 juillet 2007 :
Le Brésil demande l'extradition de Bérézovsky
Un tribunal brésilien a lancé un mandat d'arrêt contre Boris Bérézovsky et demande l'extradition du milliardaire russe exilé en Grande-Bretagne, ainsi que de deux citoyens britanniques impliqués dans les affaires du football au Brésil.
Messieurs Bérézovsky, Kia Joorabchian, Nojan Bedroud et cinq ressortissants brésiliens sont inculpés d'association de malfaiteurs et de blanchiment d'argent sale en relation avec le versement d'un total de 23,5 millions d'euros au club de football de Sao Paulo 'Corinthians' depuis que la société MSI [Media Soccer Investments] en a pris le contrôle en novembre 2004.
Parmi les pièces du dossier, l'enregistrement de 18 mois de conversations téléphoniques montre clairement que "la société MSI appartient et a toujours appartenu à l'inculpé Boris Bérézovsky". Il est au point de départ de l'enquête qui a conduit les procureurs à délivrer un mandat d'arrêt.
D'après la transcription de cet enregistrement, un individu non-identifié dit explicitement à l'un des accusés brésiliens que ses associés ont l'intention d'acheter quatre autres clubs de foot au Brésil "pour blanchir de l'argent".
M. Bérézovsky nie toute relation d'affaires avec M. Joorabchian ou avec la société MSI et s'est dit convaincu que l'affaire ne serait qu'une extension de la campagne politique menée par le Kremlin contre lui.
M. Joorabchian nie tout délit et prétend que l'enquête aurait été déclenchée par un groupe d'individus cherchant à prendre le contrôle du club 'Corinthians'.
M. Joorabchian détient les droits financiers sur Tevez, dont le transfert à 'West Ham United' en août dernier s'est révélé en infraction avec les règles sur le recrutement des joueurs.
Jonathan Wheatley (Sao Paulo) et Neil Buckley (Moscou)
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