Peut-être se souvient-on encore du siège par l'armée israélienne de la basilique de la Nativité de Bethléem où des activistes palestiniens s'étaient "réfugiés' ? La basilique assiégée près de 40 jours, entre le 1er avril et le 11 mai 2002, cela tenait du sacrilège. Il semble pourtant que les choses ne se soient pas tout à fait passées comme Mgr Sabbah et les journalistes le colportaient alors, si l'on en croit le témoignage de Jean-Marie Allafort :
http://moise.sefarad.org/belsef.php/id/938/ Réfugiés ou plutôt assaillants ? Malheureux privés d'eau ou soudards musulmans faisant ripaille jusque sur les autels ? Il semble en tous cas que les gardiens des lieux que sont les franciscains de la Custodie de Terre Sainte et les patriarcats grec orthodoxe et arménien n'aient pas été ravis de leur intrusion : "...la situation problématique créée dans et autour de la Basilique est le résultat de l'irruption d'hommes armés qui se sont barricadés sur place. Les fausses informations ci-dessus [des organes de presse avaient prétendu que le patriarche latin de Jérusalem leur aurait ouvert le sanctuaire] aboutiraient non seulement à attribuer aux religieux des responsabilités qui ne sont pas les leurs, mais aussi des choix qu'ils n'ont jamais fait."
On devine en tous cas toutes les difficultés et l'ambiguité de la situation des Chrétiens d'Orient obligés de composer avec ceux qui souvent les persécutent...
Du coup, mon petit poème du printemps 2002 ne vaut plus rien !
- Il pleut sur Bethléem, il pleut sur les flaques de sang, sur les masques blancs yeux ouverts, sur les ombres et sur les morts, et puis sur ceux qui restent, visages hâves, émaciés, de fond de caves et de veilles en armes, lèvres assoiffées. Il pleut.
Pas besoin de pluie, ils avaient des citernes !

Statue de la Vierge sur le toit de la maternité
de la Sainte Famille à Bethléem
Les impacts de balles laissent supposer qu'elle a servi de cible...
(source : Ordre de Malte)