Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
Le conflit est localisé dans la province du Nord Kivu, tout à l'Est du pays, à la frontière avec l'Ouganda et non loin des jumeaux de triste mémoire, Rwanda et Burundi, qui ne sont pas étrangers à la chose. La guerre du Kivu oppose en effet rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles tutsis du Congrès national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda (CNDP) et les forces de l'armée régulière congolaise du président de RDC, Joseph Kabila (FARDC), accusées de soutenir les premiers, sans compter les milices locales. De fait, ce nouveau conflit s'inscrit dans le prolongement du génocide rwandais de 1994 et de la Guerre du Congo de 1998-2003. En réalité, au Kivu, la guerre n'a pas cessé et redouble aujourd'hui de violence.
L'armée congolaise, démoralisée, ne vaut pas beaucoup mieux que les génocidaires hutus et les criminels de guerre de Nkunda, et malgré la disproportion des forces en sa faveur (20.000 hommes engagés contre 6.000 à 8.000 côté tutsi) la région lui échappe. Mais pour vous arranger tout ça, l'ONU a dépêché sur place 17.000 "casques bleus" qui, pour l'instant, n'arrangent pas grand chose.
Le bilan provisoire est déjà de centaines de milliers de morts, des exactions sans nom, plus d'un million de réfugiés, le choléra qui se répend, et la drogue...