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  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 16:21

Le diable rend visite à Dieu.

Le Seigneur Dieu lui demande : "Alors Zabulus, comment ça va sur terre ?".

Et Zabulus, la mine réjouie, de répondre : "Mal, Seigneur, tout va parfaitement mal".

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Published by Inès V. - dans Ecologie
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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 16:18

Bon, puisque la jolie photo ne veut pas s'afficher (cf. www.defense.gouv.fr/sites/defense), on s'en passera :

Et si, finalement elle s'affiche !

Un porte-avion peut en cacher un autre. Voici le Charles-de-Gaulle en action. Il emporte une quarantaine d'appareils volants à son bord (avions Rafale, Super-Etendard, hélicoptères Dauphin).

Ses missions : attaque d'objectifs terrestres, attaque de forces navales, couverture aérienne d'un théâtre d'opérations terrestre ou maritime, soutien à des opérations terrestres, d'après le site officiel du Ministère de la Défense.

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Published by Inès V. - dans France
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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 16:12

Quelques extraits de dépêches sur le même sujet :

(AFP) : La pression sur les autorités serbes pour arrêter le fugitif Ratko Mladic est au maximum alors que l'Union européenne a menacé jeudi de suspendre les négociations avec la Serbie pour son intégration à l'Europe. Le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a parlé jeudi de "perturbation" dans les négociations si Belgrade ne coopérait pas "pleinement" avec le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye. "Le mot perturbation est très clair: nous ne poursuivrons pas les négociations", a-t-il expliqué [...]

(Reuters) : Le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn doit présenter lundi ou mardi prochains aux ministres des Affaires étrangères de l'UE un rapport sur la coopération de Belgrade avec le TPI. Il a laissé entendre que les négociations sur un accord d'association et de stabilisation avec la Serbie pourraient être suspendues si Mladic n'était pas livré au TPI [...]

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Published by Inès V. - dans Europe
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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 00:03

Voici un extrait d'un échange de courriels avec mon ami Jaro, chef d'entreprise slovaque, qui traduit le sentiment dominant des pays du centre et de l'est de l'Europe nouvellement admis dans l'Union européenne sur le rôle des Etats-Unis en Europe :

"How do you want to guarantee peace for Slovakia ? Would France send 15.000 French soldiers to Slovakia ? And IF Slovakia is invaded (in the future) and French soldiers are shot in the process, that will mean France is in war ? Would France do that ? To pay 15,000 soldiers to be permanently in Slovakia ? No ? But the USA are ready to do that. US soldiers are in Poland, Hungary, Czech. rep., Slovakia. If someone invades Slovakia, he will have to shoot US soldiers - and that would mean a war with the USA. [...]

USA has interests in Europe. One example : there are 5 mil slovaks in Slovakia, but there are 7.5 mil Slovaks in the USA ! There are slovak senators, slovak businessmen, slovak lobby in the USA, slovak newspapers, slovak TV, some us cities are slovak (for example Cleveland). Everyone in Slovakia (or almost everyone) has a relative in the USA - my grand-mother was born in NY city too, my grand-father in Florida, brothers of my grand-mother still live in the USA, in Salt Lake City, Chicago, Florida. It's rather improbable to meet a slovak citizen who would be prejudiced against the americans, because we have a lot of relatives there".

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 22:22

L'affaire Ratko Mladic semble entendue. Voici un individu, général de l'armée serbe durant la guerre de Bosnie, qui est accusé, non sans preuves, de crimes de guerre, et même - quoique l'accusation soit plus problématique dans le contexte général que fut la guerre yougoslave - de génocide.

A la veille d'une arrestation annoncée (mais déjà plusieurs fois différée), les déclarations satisfaites de certains hommes politiques occidentaux sonnent pourtant curieusement. Certes, on sait très bien que l'armée et le gouvernement serbe ont protégé jusqu'à maintenant Mladic au nez et à la barbe des commissaires du Tribunal Pénal International. Bernard Kouchner se félicitait donc aujourd'hui de l'effet des pressions politiques et économiques exercées sur la Serbie-Monténégro sans lesquelles l'arrestation du prévenu n'aurait pas été possible aussi rapidement (à l'heure où j'écris ces lignes cependant, il court toujours). Rapidement ? Cela fait pourtant bien 10 ans que Mladic est inculpé...

Alors deux questions : 1. ces pressions sont-elles efficaces ? et 2. sont-elles justifiées ?

Sur l'efficacité immédiate, on peut émettre quelques doutes. A tort ou à raison, Mladic passe dans son pays pour un héros de la guerre de Bosnie. Le soutien dont il bénéficie semble encore très large. L'arrêter et le livrer au TPI dans ces conditions risque de paraître une trahison aux yeux de la population encore éprouvée par le dernier conflit du Kosovo et l'exode de ses habitants serbes qu'il a entraîné. On comprend que le gouvernement n'ait guère fait diligence, en dehors de toute question de nationalisme exacerbé dont on taxe généralement les Serbes.

En outre, le parti-pris de conditionner la normalisation de la situation de la Serbie-Monténégro à l'arrestation de Mladic est perçu comme une injustice de plus et ne fait que renforcer la solidarité nationale dont il a bénéficié jusqu'ici.

Plutôt contre-productives donc, ces pressions internationales sont-elles justes du point de vue du droit et de la morale ? La déclaration de M. Kouchner, qui reflète d'ailleurs la position officielle de l'Union européenne, peut paraître à première vue irréprochable. Ne cherche-t-on pas après tout à arrêter un criminel ? La Serbie-Monténégro a de ce fait vu son rétablissement économique assez largement entravé voire compromis depuis la fin du dernier conflit par diverses sanctions économiques et autres mesures de rétorsion, ce qui, on en conviendra, n'est pas vraiment de nature à apaiser les tensions. L'isolement politique et diplomatique n'est pas davantage un facteur de paix.

Déjà, après la première guerre de Bosnie, la désignation abusive des Serbes comme seuls ou principaux coupables et leur mise au ban de la communauté internationale ne fut pas pour rien dans le déclenchement des conflits suivants. Quelques soient les torts des uns et des autres, la punition collective irréfléchie, quand elle ne dissimule pas tout simplement un esprit de revanche ou de vengeance, est à courte vue (cf. les conséquences du traité de Versailles de 1919). Punir les Serbes de la sorte, c'était immanquablement provoquer un repli identitaire, alors que les liens tissés dans un cadre plus large (la Communauté européenne par exemple) et des perspectives économiques plus favorables auraient pu désarmocer bien des tensions...

Enfin, est-il vraiment juste de faire retomber la culpabilité de Mladic sur l'ensemble de la population serbe ? Est-ce bien à elle de payer pour son inculpation et sa non-arrestation ? Ou même de payer pour l'opinion qu'elle se fait de l'inculpé ? Conditionner le bien-être de tout un pays à l'arrestation d'un seul de ses ressortissants : il n'est pas dit que la morale s'y retrouve.

On trouvera une version française de l'acte d'accusation du TPI à l'encontre de Ratko Mladic à l'adresse suivante : www.un.org/icty/indictment/french/mla-ai021010f.htm

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Published by Inès V. - dans Europe
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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:57

Au départ de l'affaire des caricatures de Mahomet, il y a comme on sait, la publication le 30 septembre 2005 de 12 dessins assez anodins sous le titre "Les douze visages de Mahomet" dans le quotidien danois libéral Jyllands-Posten.

Quatre mois plus tard, c'est la consternation : manifestations, émeutes, boycott des produits danois, meurtres de chrétiens [déjà 50 morts au Nigéria, 21/02/2006] et pillages d'ambassades. Les protestations violentes font le tour des pays musulmans - ou à forte minorité musulmane - comme une traînée de poudre, Afghanistan, Algérie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Liban, Somalie, Syrie, Thaïlande, Territoires palestiniens...

Est-ce encore un exemple de l'effet papillon cher aux météorologistes ? Dans ce cas précis, le rapport de cause à effet paraît plus simple à établir que dans l'explication des phénomènes atmosphériques complexes. Et le lien de causalité a même un nom : Ahmed Abdel Rahman Abu Laban. Ce personnage est un imam palestinien d'une soixantaine d'années installé à Copenhague depuis 1993 et qui depuis quelque temps avait les faveurs des médias danois, la télévision notamment, où il était présenté comme un représentant de la communauté musulmane au Danemark et où il passait pour modéré...

Il semble en réalité qu'il maintienne des liens étroits avec les frères musulmans de la Jamaa Islamiya, dont il diffuse les publications, et avec le mouvement jihadiste tendance al Zawahiri (cf. reportage de la télévision danoise DR, 3 février 2006). Toujours est-il que notre aimable imam organise aux mois d'octobre-novembre 2005 une tournée des pays musulmans (l'Egypte pour commencer, puis le Maroc, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Pakistan) dans l'intention affichée, je cite en traduction : "d'internationaliser la question de sorte que le gouvernement danois comprenne bien que les caricatures ne sont pas seulement insultantes pour les musulmans du Danemark mais pour tous les musulmans du monde".

A ses interlocuteurs de la Ligue arabe, de l'université Al-Azhar et autres dignitaires religieux, il présente une brochure de 15 (et non 12) caricatures. Or, les trois caricatures supplémentaires du prophète (ou prétenduement du prophète...), beaucoup plus choquantes pour les fidèles musulmans puisqu'elles présentent celui-ci avec une tête de porc dans 2 cas et pratiquant la pédophilie (ou la zoophilie suivant les versions) dans le troisième, n'ont jamais figuré dans les pages du Jyllands-Posten et sont inconnues du journal danois. Elles ont été ajoutées par M. Abdel Rahman en personne. Deux d'entre elles sont peut-être des dessins de son cru, la troisième n'ayant en fait aucun rapport avec le prophète puisqu'il s'agit d'une mauvaise copie noir et blanc de la photo publiée par un photographe de l'agence Associated Press en août 2005 d'un des concurrents du concours de cri de cochon de Trie-sur-Baise (ça ne s'invente pas) affublé d'un groin et d'oreilles de cochon pour l'occasion...

La supercherie a beau avoir été dénoncée par la presse danoise, l'imam persiste et présente ces ajouts comme "un aperçu de l'atmosphère haineuse qui règne au Danemark à l'encontre des Musulmans" ! Bref, cela a tout d'une manipulation. Ce n'est pas le Mahomet au turban en forme de bombe du Jyllands-Posten qui a mis le feu au poudre, mais bien les images ordurières concoctées par l'imam Abdel Rahman. Il savait sans doute mieux que quiconque les associations d'idées les plus à même d'irriter ses coreligionnaires... Beau travail !

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Published by Inès V. - dans Religion
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 23:36

« Est-ce qu’un battement d’ailes de papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas ? » (Edward Lorentz, 1963).

Un peu de science : nous empruntons l'analyse ci-après à un savant mathématicien spécialiste du chaos qui, j'espère, ne nous en voudra pas. L'actualité de ces dernières semaines a fourni une illustration éloquente du principe de cet "effet papillon" - ou plus trivialement "petites causes, grands effets" - dans le domaine de la politique internationale...

« Le météorologiste Ed. Lorenz a rendu populaire le concept de sensitivité aux conditions initiales sous le nom d'effet papillon. Dans un article grand public il explique comment le battement des ailes d'un papillon, après quelques mois, a un tel effet sur l'atmosphère de la terre entière qu'il peut donner lieu à une tempête dévastatrice dans une contrée éloignée. Cela [...] paraît tellement extrême qu'on peut se demander s'il faut accorder à l'effet papillon plus qu'une valeur métaphorique. En fait, il semble bien que l'affirmation de Lorenz doit être prise au pied de la lettre.

On va considérer la situation où le papillon bat des ailes comme une petite perturbation de la situation où il se tiendrait tranquille. On peut évaluer l'effet de cette petite perturbation en utilisant le caractère chaotique de la dynamique de l'atmosphère [...]. La perturbation causée par le papillon va donc croître exponentiellement, c'est-à-dire très vite, et l'on peut se convaincre qu'au bout de quelques mois l'état de l'atmosphère terrestre aura changé du tout au tout. De sorte que des lieux éloignés de celui où se trouvait le papillon seront ravagées par la tempête. [...]

On peut se demander comment des perturbations aux petites dimensions (comme la dimension d'un papillon) vont se propager aux grandes dimensions (comme celle d'un ouragan). Si la propagation se fait mal ou très mal, peut-être faudra-t-il plus que quelques mois pour qu'un battement d'ailes de papillon détermine un ouragan ici ou là. Cela rendrait l'effet papillon moins intéressant. [...] Quoi qu'il en soit, la circulation générale de l'atmosphère n'est pas prédictible plusieurs mois à l'avance. C'est un fait bien établi. Un ouragan peut donc se déclencher ici ou là de manière imprévue, mais cela dépendra peut-être d'incertitudes autres que les battements d'ailes d'un papillon.

Si l'on y réfléchit un instant, on voit que le déclenchement d'une tempête à tel endroit et tel moment résulte d'innombrables facteurs agissant quelques mois plus tôt. Que ce soient des papillons qui battent des ailes, des chiens qui agitent la queue, des gens qui éternuent, ou tout ce qui vous plaira. La notion de cause s'est ici à ce point diluée qu'elle a perdu toute signification. Nous avons en fait perdu tout contrôle sur l'ensemble des "causes" qui, a un instant donné, concourent à ce qu'une tempête ait lieu ou n'ait pas lieu ici ou là quelques mois plus tard.

Même des perturbations infimes dues à la mécanique quantique, à la relativité générale, ou à l'effet gravitationnel d'un électron à la limite de l'univers observable, pourraient avoir des résultats importants au bout de quelques mois. Aurions-nous dû en tenir compte ? Il est clair qu'on n'aurait pas pu le faire. L'effet de ces perturbations infimes peut devenir important après quelques mois, mais un mur d'imprédictibilité nous interdit de le voir. [...]

Les résultats accumulés depuis plusieurs décennies nous ont donné une assez bonne compréhension du rôle du chaos en météorologie, en turbulence hydrodynamique faible, dans la dynamique du système solaire, et pour quelques autres systèmes relativement simples. Qu'en est-il de la biologie, de l'économie, de la finance, ou des sciences sociales? [...]

Dans le domaine de l'économie, de la finance ou de l'histoire, on voit aussi que des causes minimes peuvent avoir des effets importants. Par exemple une fluctuation météorologique peut causer la sécheresse dans une région et livrer sa population à la famine. Mais des mécanismes régulateurs effaceront peut-être l'effet de la famine, et l'histoire poursuivra son cours majestueux. Peut-être, mais ce n'est pas certain. Une guerre obscure en Afghanistan a précipité la chute du colossal empire Soviétique. Cette guerre obscure a concouru avec de nombreuses autres causes obscures à miner un empire devenu plus instable qu'on ne le pensait.

En fait nous vivons tous dans un monde globalement instable : la rapidité des transports, la transmission presque instantanée de l'information, la mondialisation de l'économie, tout cela améliore peut-être le fonctionnement de la société humaine, mais rend aussi cette société plus instable, et cela à l'échelle de la planète. Une maladie virale nouvelle, ou un virus informatique, ou une crise financière font sentir leurs effets partout et immédiatement. Aujourd'hui comme hier le futur individuel de chaque homme et de chaque femme reste incertain. Mais jamais sans doute jusqu’à présent l'imprédictibilité du futur n'a affecté aussi globalement notre civilisation toute entière. »

Extrait de David Ruelle, « Chaos, imprédictibilité et hasard » (texte intégral sur www.ihes.fr/~ruelle/PUBLICATIONS/129chaos.ps)

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Published by cf. D. Ruelle - dans International
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 17:42

Des chiffres :

D'après le classement de la CIA pour 2005 (The World factbook, Rank Order - GDP - per capita), le Produit Intérieur Brut par habitant de la Guinée équatoriale, pays d'Afrique subsaharienne, serait de 50 200 dollars et se classerait au 2e rang mondial entre le Luxembourg (1er) et la Norvège (3e) et devant les Etats-Unis (4e), la Suisse, la France (24e)...

Bizarre autant qu'étrange ! Quelles conclusions tirer de ces indicateurs macroéconomiques ? Le PIB, valeur marchande totale des biens et services produits dans un pays donné au cours de l'année, prend en compte la consommation, l'investissement brut, les dépenses gouvernementales en biens et services et les exportations nettes, ici rapportés au nombre d'habitants.

La fortune du pays provient bien sûr des revenus du pétrole, mais pour ce qui est du niveau de vie de la population... ce n'est pas la Suisse ! La réalité, c'est plutôt la misère noire et un régime de dictature (cf. Courrier international, n° 759, du 19 mai 2005).

A moins bien sûr qu'on prenne en compte les revenus du président Obiang, et c'est comme ça que la Guinée Equatoriale est riche !

Voir aussi l'affaire de la Riggs Bank, cf. www.monde-diplomatique.fr/2005/08/ASTAUD/12420 et le livre de S. Enderlin, S. Michel et P. Woods, "Un monde de brut : sur les routes de l'or noir".

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Published by Inès V. - dans Afrique noire
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 01:13

Il est des conflits dont on parle un peu, beaucoup, trop peut-être ?, et d'autres dont on ne parle pas du tout. Nous donnerons prochaînement un palmarès des conflits les plus médiatisés et quelques raisons qui peuvent expliquer la sensibilité ou l'indifférence des médias suivant les cas, pour des faits pourtant de même nature.

 

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Published by Inès V. - dans International
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 01:03

"Quand l'affect prime, il arrive que la raison s'efface"

Ci-après un article un peu provocant et déjà dépassé (printemps 2005 : F. Aubenas était encore otage en Iraq), mais qui peut faire réfléchir :

Et si Poutine avait raison ? A l’automne 2004, les médias reprochèrent avec véhémence au président de Russie d’avoir empêché la retransmission par les chaînes de télévision russes des images poignantes du massacre de Beslan en Ossétie du Nord : « Les événements tragiques de Beslan ont confirmé la mainmise du Kremlin sur l’information télévisée. Plutôt que de rendre compte de la réalité, les principales chaînes se sont réfugiées dans la fiction. » (Courrier international, n° 724). D’autres tragédies survenues ces derniers temps, en particulier l’attentat sanglant du 11 mars 2004 à Madrid et les prises d’otages répétées en Irak, invitent pourtant à poser une question dérangeante : le contrôle des médias en de telles circonstances relève-t-il d’un vilain penchant pour la dictature ou d’une simple manifestation de bon-sens ?

Pour être tout à fait honnête, il faudrait d’abord oser dire que le gouvernement russe ne contrôle peut-être pas davantage ses médias que le gouvernement français. Si l’on compare les images de Beslan diffusées par les journaux – images prises comme à bout portant par des photographes et des cameramen qu’on avait laissés s’approcher à quelques mètres, – avec les vues de l’accident certes peu glorieux qu’a été chez nous en mai 2004 l’effondrement d'un terminal de l’aéroport de Roissy – vues toutes prises de loin par des journalistes soigneusement tenus à distance, – le contrôle le plus étroit n’est sans doute pas où l’on s’y attendait.

Ces événements ne sont pas du tout de même nature, dira-t-on. Mais précisément : lorsque la presse l’annonça, le drame de Roissy était déjà accompli, l’accident avait eu lieu et, pour les victimes, il était déjà trop tard ; au contraire, lorsque la presse se fit l’écho de la tragédie de Beslan, celle-ci était en cours, des enfants étaient encore vivants qui peut-être allaient mourir atrocement, mais qui peut-être, et c’était l’espoir désespéré de leurs parents, peut-être seraient sauvés. Dans le premier cas, c’est un accident, tragique certes puisqu’il y eut aussi des mort, mais en tant que tel dépourvu d’intention. En revanche, dans le cas de Beslan ou des prises d’otages occidentaux en Irak, l’immédiateté de l'image n’est pas innocente : une intention précise la conditionne.

Ce massacre délibéré d’enfants aurait-il eu lieu tel qu’il a eu lieu s’il ne s’était déroulé devant, et même pour, les caméras ? Ce n’est pas que les images soient truquées. Elles sont « vraies » et restituent à n’en pas douter une réalité. Mais pour être vraies, elles n’en portent pas moins une intention maligne, et cette intention maligne c’est nous aussi, nous spectateurs, qu’elle veut toucher. Les images animées de cette catégorie, celle de la violence intentionnelle, ne sont jamais gratuites. L’horreur des faits en devenir sous nos yeux n’a alors pour autre but que de graver en nous des images, des images qui nous émeuvent et nous ébranlent d’autant plus violemment que la tragédie n’est pas encore accomplie, que peut-être la mort annoncée n’est pas inéluctable, n’aura pas lieu.

Mais comment se réjouir comme d’une « très bonne nouvelle » (Serge July dans Libération) de la vidéo nouvellement apparue de Florence Aubenas affamée, torturée ? [avril 2005, n.d.l.r.] Elle est en vie et c’est notre espérance que les terroristes manipulent. Nos sentiments, notre compassion, notre inclination naturelle à l'empathie, notre humanité même sont le jouet des preneurs d'otages. Qui ne s’est vu soi-même, ne serait-ce qu’un instant, à la place de Florence [Aubenas] ? Qui n’a rêvé que, transporté par magie quelque part en Irak, par un exploit héroïque, il l’en ramenait saine et sauve ? Une délivrance qui serait aussi notre délivrance à travers son image.

Mais quand l'affect prime, il arrive que la raison s'efface, comme lors des dernières élections espagnoles. Or c’est précisément ce que veulent les terroristes et assimilés. Dans le cas de Florence [Aubenas], les semaines d'incertitude, sans nouvelles - et sans images - mettent l'otage en condition et assurent aux images attendues le plus grand impact. Que le gouvernement français censure à juste titre une première vidéo, une autre aussitôt sera adressée directement aux médias pour garantir sa diffusion. Et que voit-on ? Que ne peut-on pas manquer de voir ? Une femme qui souffre, contraste absolu avec la photo souriante que la presse nous avait donnée d’elle. Et il ne fait pas de doute que ce contraste aussi, ses ravisseurs l’ont voulu, de la même manière qu’il leur a plu de réveiller la zizanie de « l’affaire Julia ».

Le goût pour le sensationnalisme des journaux télévisés s'accorde trop facilement avec la surenchère terroriste. Ils savent s'en servir. Alors prenons garde. Prenons garde aux images vraies. Prenons garde que nos télévisions ne soient complices. Prenons garde aux images produites par les criminels car elles sont images criminelles. Images terroristes.

[paru dans "Les Epées", n° 15]

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Published by M-G. Petit - dans Caucase
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:21

Vous pratiquez un art martial ? Donnez votre avis sur le thème suivant : Les arts martiaux sont-ils utiles pour la formation des chefs d'Etat ? Exemple :

PutinJudoka.jpgVladimir Poutine, ceinture noire de judo


Le président de Russie a co-signé un livre sur la question, traduit en anglais : V. Putin, V. Shestakov et A. Levitsky, Judo : History, Theory, Practice, Berkeley (North Atlantic Books), 2004.

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Published by Inès V.
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:14

Munich, film américain de Steven Spielberg sorti récemment (2005), a pour point de départ la prise en otage et le massacre de sportifs israéliens par un commando palestinien, "Septembre Noir", lors des jeux olympiques de 1972... Une réflexion critique sur la lutte contre le terrorisme et ses ambiguïtés qui n'est pas sans rapport avec l'actualité contemporaine. Le film dure 2h40 et compte plusieurs acteurs français au générique. A signaler d'ailleurs une curiosité : la position médiane de la France représentée par une famille d'aristo-résistants pratiquant le renseignement-maison... Votre avis sur le film ?

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Published by Inès V. - dans Proche-Orient
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