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  • : Géopolis
  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 20:59

Je délaisse mon petit blog... Fâchée aussi de ne plus pouvoir ajouter de photos...

En attendant de retrouver le temps, voici un entretien accordé à La Tribune de Genève le 19 mai 2010 par un analyste financier réputé, qui a attiré mon attention. Bonne lecture !

Et tendres pensées à xxxxxx, mon trader préféré (qui ne me lit pas)

 

*

  Un trader romand mise sur la fin de l'euro

 

Alexandre Wohlwend, patron d'Arabesque Wealth Management, en est convaincu : la monnaie européenne ne survivra pas à la crise en cours - Interview par Emmanuel Barraud

 

Pessimisme ou réalisme ? Lors du dernier "concours de prévision de taux de change" organisé à Genève par le courtier en ligne Dukascopy, Alexandre Wohlwend avait prédit un euro à 1,28 dollar, quand les autres - dont les spécialistes des grandes banques - l'attendaient entre 1,32 et 1,42. Ce jour-là, le 16 avril, il a plongé à 1,24. Un résultat dont ce gestionnaire de fortune spécialisé dans l'échange des devises (forex) n'entend pas tirer une gloire facile. "Mais certains ont pu se dire à cette occasion que, seul contre tous, je n'avais peut-être pas tout tort".

 

Tout le monde ou presque pense que la disparition de l'euro est impossible. Vous estimez au contraire qu'elle est inéluctable. Pourquoi ?

Je considère que la constitution de l’Europe autour de la monnaie unique est un non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire a montré que toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des déséquilibres dans les économies qui la partagent, ce que Robert Mundell, Prix Noble d'économie en 1988, appelle le "choc asymétrique". L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles et économiques en Europe sont énormes. La crise grecque n’est que le premier symptôme.

 

Combien de temps survivra-t-il ?
Je ne veux pas me hasarder dans un pronostic chiffré, mais cela pourrait être assez rapide. J’estime qu’avant cinq ans les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro pour revenir à leur monnaie nationale.

 

Le plan de sauvetage à 750 milliards d'euros ne servira-t-il donc à rien ?
C'est une fuite en avant. On le voit à la réaction des Bourses : en ce moment l’Europe est euphorique parce qu'elle est droguée à l'endettement. Or, cette "solution" ne fait qu’augmenter la dose de drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables, ce qui risque d’entraîner une crise sociale importante.

 

A quoi ressemblera cette chute ?

Je prévois que celle-ci s'effectuera par paliers. L'euro restera un certain temps entre 1,20 et 1,26 dollar, puis viendra une période où il s'échangera entre 1,12 et 1,14. Enfin, si la "ligne de flottaison" historique à 1,08 dollar est rompue, alors ce sera le plongeon final. Ce qui fera le jeu des Etats-Unis.

 

Comment cela ?

Ce sont eux qui ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour "contaminer" l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profit maximum à court terme. Le problème, c’est qu’ils ont créé un endettement abyssal et démantelé leur industrie, rapidement imités en cela par les États européens. En outre, depuis qu’ils ont séparé le dollar de l’étalon-d’or, ils ont créé de la monnaie à tout va, jusqu’à faire baisser de 98% la valeur du billet vert par rapport à l’once d’or ! Bref le dollar est lui aussi moribond et la disparition de l’euro lui profitera en lui permettant de rester momentanément en vie.

 

Après l'euro, le dollar... Et ensuite ?
Le danger vient de Chine. Avec les 2.200 milliards de dollars que ce pays détient en bons du Trésor américain, chaque Chinois possède une créance virtuelle de 15.000 dollars envers les États-Unis... Pour l’instant, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésor, qu’elle finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie américaine. Et fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul garant d’une stabilité économique à long terme.

Et la Suisse dans tout ça ?

On le voit déjà aujourd'hui : les pays qui s'en sortent le mieux sont ceux qui, comme le nôtre, ont conservé leur monnaie. Pour l'instant, je conseille donc aux investisseurs européens qui sont en Suisse d'y rester bien au chaud, et de parier avec nous sur la baisse - notamment - de l'euro. Les Bourses devraient beaucoup souffrir de la crise actuelle. Or, même en temps de crise, il est possible de faire fructifier son argent en se tournant vers le marché des changes, ce que nous proposons à nos clients.

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Published by Mélusine - dans Europe
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