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  • : Géopolis
  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 01:54
Nous n'en avons pas tout à fait fini avec le pervers narcissique. Voici quelques remarques supplémentaires pour compléter le tableau clinique.

Genèse de la maladie
  • Souvent, le pervers narcissique est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités factices pour se donner l'illusion d'exister et être conforme à l’image narcissique voulue par les parents, en l'occurrence la mère.
  • Il a pu subir aussi, durant son enfance des blessures narcissiques plus ou moins importantes. Ces blessures le pousseront à satisfaire sans cesse un énorme désir de reconnaissance ou de revanche - en l'occurence sur le père. Il a alors un besoin énorme d'être aimé, reconnu, surévalué, surestimé par rapport à ce qu'il est réellement.
  • Il peut être l’enfant surprotégé, chouchouté, le petit dernier (à l’exemple du jeune Abdallâh, des albums de Tintin), statut dont il profite à fond... Ou simplement un de ces enfants gâtés, à qui ont n’a pas appris à résister à leurs désirs et leurs frustrations.
  • De fait, le pervers narcissique est sans cesse amer, frustré et accuse systématiquement les autres. A la moindre blessure narcissique, à la moindre frustration il bascule dans la haine et passe à l’acte.
Ruses, stratégies et tactiques du pervers narcissique
  • Le pervers narcissique cherche constamment à rehausser l’image qu’il a de lui-même. Il lui est pour cela nécessaire de trouver un être - ou beaucoup ! - qui l'admire et lui renvoie de lui-même une image prestigieuse. Mais, refusant d'admettre ce besoin de se sentir perpétuellement valorisé, il dénie l'attachement à son faire-valoir que pareil besoin induit, faire-valoir qu'il n'aura de cesse de détruire.
  • Séduction : Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable.
  • Il change de masque suivant les besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente. Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui. Il ne s'intéresse pas à la réalité, tout est pour lui jeu d'apparences et de manipulation de l'autre. Il excelle à susciter, amplifier et faire alterner chez l'autre regrets et peurs.
  • Dissimulation : Le pervers agit à l’abri des regards. Les maltraitances sont rarement sous le feu des projecteurs, mais plutôt perpétrées dans le secret des alcôves. Les pervers sont les professionnels de la double vie et de la double personnalité.
  • Mimétisme : Ce sont de véritables caméléons, aptes à mimer les attitudes et les paroles de leur interlocuteur pour susciter chez lui l'illusion d'un accord parfait, d'une entente exceptionnelle qui ne cesse de s'approfondir.
  • S'attribuer les qualités d'un autre
  • Diviser pour régner : Par prudence, il divisera et cloisonnera ses relations, afin qu’on ne puisse pas recouper ses mensonges ou que ses victimes ne risquent pas de se s'allier contre lui. Sa technique, dans ce domaine, finit par être magistrale.
  • Calomnier et insulter
  • Se valoriser sans cesse et dévaloriser l’autre : Les narcisses cherchent à évoluer sous les feux de la rampe, à choisir des situations où d'autres pourront les admirer. Ils veulent capter l'attention de leurs semblables qu'ils considèrent, par ailleurs, comme de simples faire-valoir, victimes potentielles qu’ils n'hésiteront pas à critiquer en public, souvent insidieusement.
  • Mentir : Il entretient une confusion permanente entre la vérité et le mensonge.
  • L’induction : La grande force du pervers narcissique est l'art de l'induction. Il s'applique à provoquer chez l'autre des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, à les inhiber. Il fonctionne en quelque sorte comme un magicien maléfique, un hypnotiseur abusif, utilisant successivement injonctions et séduction.
  • Prendre le pouvoir : Il utilise son pouvoir de séduction, ses talents de comédien, son apparence de sérieux, toutes les facettes de ses " personnalités " pour s'imposer.
  • Inhiber la pensée critique de ses victimes
  • Contradictions et pirouettes : Un jour, relâchant sa vigilance, content et fier de son coup, le pervers narcissique pourra même se vanter auprès de tiers auxquels il prête ses propres pensées, de son succès : l'autre l'avait bien mérité, puisqu’il " n'avait qu'à ne pas être si bête et si naïf ".
  • Mais même quand les contradictions de son comportement éclatent, semant alors le doute sur sa personnalité, ses intentions ou sa sincérité, il parvient le plus souvent à rattraper ses erreurs et à restaurer la belle image de lui-même qu'il a laissée se fissurer par manque de prudence. Il affirmera alors, par exemple, qu’il a plaisanté et qu’il ne cherchait qu’à tester son interlocuteur.
  • La plupart du temps, on lui pardonnera malgré tout, parce qu’il a toujours une explication pour justifier un comportement soudain contradictoire. L’erreur " désastreuse " sera mise sur le compte d’une faiblesse momentanée, d'une fatigue, d’un surmenage, d’une maladie. Finalement, on se dira que toute personne " parfaite " est faillible.
  • Le pervers narcissique aime la controverse. Il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain. (d'après Hirigoyen)
  • Se poser lui-même en victime  : Voir l'affaire Clearstream.
Traitement
  • Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes. En général, on ne les considère pas comme complètement fous, car ils sont capables de maîtriser et de calculer leurs actes. Ils ne sont pas irresponsables en particulier sur le plan pénal. Toutefois la question n’est pas tranchée.
  • Le problème, c'est que le pervers narcissique refusant de considérer qu'il a un problème, les thérapies n'ont pas de prise sur lui.
  • Pour la plupart des témoins de leur comportement étrange, il est très difficile de comprendre les pervers narcissiques car la littérature psychiatrique ne décrit, le plus souvent, que les mécanismes mais pas leurs motivations profondes (ce qui les fait s'enfermer systématiquement dans le mensonge, ou sans cesse rebondir d’un mensonge à l’autre).
  • Le pervers narcissique peut-il remédier à son " vide ", à son absence d’intérêt pour les autres, cesser de projetter vers les autres une personnalité qui n’est pas la sienne?
  • En réalité, il est extrêmement rare qu’il change ou veuille changer d’attitude ou de valeurs morales. Car les gains que lui ont valu cette attitude sont souvent très importants et très gratifiants pour lui (admiration, célébrité, pouvoir…). On ne pourra pas changer un pervers narcissique par un " discours rationnel " car la quête perpétuelle de pouvoir est un moteur puissant et une source intarissable de plaisir, une véritable drogue dure.
  • Pour qu’il puisse changer, il faudrait qu’il subisse des chocs violents et des épreuves très importantes, susceptibles, par exemple, de déstabiliser la très haute conception qu'il a de lui-même, et surtout le convaincre qu'à la longue l'efficacité de ses mensonges et de ses tactiques s'est émoussée. C’est seulement ainsi qu’on pourrait espérer le voir, peut-être, un jour (?), évoluer favorablement. A vrai dire cela n’arrive presque jamais.
Parano ?
  • Nous sommes tous susceptibles d'être un peu "paranos" (au sens commun). Ceci nous permet de ne pas être complètement perméables aux opinions d'autrui, de construire notre propre personnalité, éventuellement de tenir tête et de développer une pensée originale. Mais nous gardons une capacité à modifier et à réviser notre jugement en fonction des apports des autres, de notre milieu ; en quelque sorte une capacité à transiger et à faire des compromis avec l'extérieur. Mais, au sens premier, la paranoïa est une maladie mentale chronique du groupe des psychoses.
  • La tendance actuelle dans les études de psychiatrie est de considérer qu'il existe un continuum allant de la normalité jusqu'aux formes graves de paranoïa, en passant par la personnalité paranoïaque. L'être humain normal peut, à certains moment, présenter de manière isolée de tels symptômes, qu'on pourra alors comprendre comme des défenses réactionnelles. Chez certaines personnes cependant, les traits de personnalité paranoïaque se rigidifient, s'installent de manière chronique. On parle de "trouble de la personnalité paranoïaque". Si un état délirant s'installe, il s'agit alors de paranoïa.
  • Le trouble de la personnalité paranoïaque constitue une forme a minima et un fond de développement de la paranoïa. On y trouve donc les formes atténuées des symptômes de celle-ci : hypertrophie du moi avec surestimation de soi, notamment. Peu affectif, le paranoïaque se veut rationnel. Toutefois, la fausseté du jugement est présente : absence d'autocritique, raisonnement se voulant logique mais s'appuyant sur des a priori partiaux, sortis de leur contexte global. On parle également de psychorigidité ou pensée psychorigide : le paranoïaque n'accepte aucun argument extérieur, qu'il soit positif ou négatif.
  • La paranoïa elle-même est une sorte de délire, mais un délire organisé, dans lequel le sujet a constamment l'impression d'être trahi, agressé ou mis en danger, voire manipulé. Le sujet se méfie donc, la plupart du temps inutilement, de tout le monde. Il va jusqu'à se méfier de son entourage. Il a l'impression que tous complotent contre lui. Le délire paranoïaque installé est alors imbriqué dans le caractère et la construction même de la personnalité.
Or, comme nous l'avons vu (http://geopolis.over-blog.net/article-6423695.html), la perversion narcissique comporte une composante paranoïaque. Les personnalités paranoïaques se caractérisent par quelques traits fondamentaux comme la surestimation pathologique de soi-même, la méfiance exagérée à l'égard des autres, une susceptibilité démesurée, la mise en doute arbitraire de la loyauté de ses proches ou de ses associés, des réactions de colère à tout ce qu'il perçoit comme atteintes à sa personne, des rancunes tenaces. Ce type de personnalité peut rester stable, mais constitue aussi un terrain favorable au développement de psychoses paranoïaques.
  • Pour protéger l'environnement et le malade, il est parfois nécessaire de recourir à une hospitalisation sous contrainte, ce qui permet à l'entourage ou à l'Etat (préfet) d'initier une prise en charge par le soin psychiatrique du patient... Bien sûr, compte tenu du déni des troubles qui accompagne cette affection, bon nombre de personnes qui en sont atteintes restent sans suivi.
L'Histoire a montré que des formes d'organisation paranoïaque, dites totalitaires, peuvent affecter des groupes humains entiers.

NS ? : "Si les Français savaient vraiment qui il est, il n'y en a pas 5% qui voteraient pour lui". (Marianne, n° 521, p. 18).

A moins de vouloir absolument voter pour un fou !

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Published by Mélusine - dans France
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commentaires

Mina 05/05/2007 01:26

Extraits du bouquin cité plus haut (encore une fois un livre très riche!) :"Un Narcisse, au sens du Narcisse d\\\'Ovide, est quelqu\\\'un qui croit se trouver en se regardant dans le miroir. Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres. L\\\'autre n\\\'existe pas en tant qu\\\'individu mais en tant que miroir. Un Narcisse est une coque vide qui n\\\'a pas d\\\'existence propre ; c\\\'est un pseudo, qui cherche à faire illusion pour masquer son vide. Son destin est une tentative pour éviter la mort.""Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu\\\'entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain leur image dans le miroir des autres."
"Ils sont insensibles, sans affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible? De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence. Ils n\\\'ont pas d\\\'histoire puisqu\\\'ils sont absents. Seuls des êtres présents au monde peuvent avoir une histoire. Si les pervers narcissiques se rendaient compte de leur souffrance, quelque chose commencerait pour eux. Mais ce serait quelque chose d\\\'autre, la fin de leur précédent fonctionnement."
"Les pervers narcissiques sont des individus mégalomanes qui se posent comme référents, comme étalon du bien et du mal, de la vérité."
"Montrer celles des autres est une façon de ne pas voir ses propres failles, de se défendre contre une angoisse d\\\'ordre psychotique."
"Le problème du pervers narcissique est de remédier à son vide. Pour ne pas avoir à affronter ce vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son contraire. Il devient pervers au sens premier du terme: il se détourne de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide)."Sur ce on peut méditer ces propos de Michel Onfray au sujet de NS, sur lesquels je viens de tomber : "Dans la conversation, il confie qu\\\'il n\\\'a jamais rien entendu d\\\'aussi absurde que la phrase de Socrate : «Connais-toi toi-même». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu\\\'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vaine, nulle, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu\\\'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l\\\'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l\\\'Etat puissent gouverner celui qui règne !"

Mélusine 05/05/2007 17:28

Un grand vide, c'est aussi l'impression que tout cela me donne. Mais tant qu'on n'a pas croisé de pervers narcissique, on n'appréhende pas vraiment ce que c'est et leur pouvoir de nuisance.Ceci étant, les propos de ces vasouillards médiatiques qu'on nous dit "philosophes" - et qui au mieux ne sont que des sophistes, des littérateurs ou des historiens de la philosophie, - sont à peu près aussi vides. Ce que j'ai lu de l'entretien entre les sus-nommés était d'une nullité affligeante.Il faut revenir à l'authentique, à la philosophie véritable, aux classiques dans le texte. Les dialogues socratiques sont très faciles à lire et souvent très amusants.

Mina 05/05/2007 00:45

A ceux qui veulent comprendre un peu mieux ce qu'est un pervers narcissique, je conseille de lire les ouvrages de M.F. Hirigoyen (notamment Le harcèlement moral).Les pervers narcissiques sont des psychopathes qui ont en général une vie sociale très riche et paraissent tout à fait "normaux". Plus encore, ils sont souvent charismatiques, fascinants, et on leur prête volontiers toutes les qualités humaines. Les gens qui les cotoient un peu sans trop apprendre à les connaître les trouve parfois "un peu excessifs" ou "un peu bizarres", mais "pas méchants". Seules les victimes de premier rang voient le masque tomber. Et encore. Cela peut prendre des années avant que l'on se rende compte de la manipulation, des dégâts causés par la violence psychologique voire physique, et du fait qu'on a affaire à quelqu'un de dangeureux.Les pervers narcissiques n'ont dans leur tête aucune limite, et surtout pas celle du respect de la vie d'autrui. Que se passe-t-il alors, lorsque dans les faits on leur confie effectivement un pouvoir quasi-illimité? Ce qui m'inquiète le plus, c'est que les pervers narcissiques sont incapables d'assumer la moindre responsabilité. Il faut toujours qu'ils désigne des responsables, des coupables, pour TOUT ce qui ne va pas. Ils n'assument pas la conséquence de leurs actes et passent leur temps à projeter sur les autres leur propre malveillance. Sarkozy va donc chercher à maîtriser rigoureusement son image, son bilan, pour préserver son narcissisme. Comme ça ne suffit pas, il va se défouler, comme visiblement il se défoule déjà ,sur ses proches, collaborateurs, et adversaires politiques. Mais on peut facilement imaginer, étant donné tous les "dérapages" idéologiques qu'il nous a servis, qu'il pourrait être tenté de se défouler sur une partie de la population. Les assistés, les pauvres, les sans-papiers? Ceux qui possèdent le gène de la délinquence?

Mélusine 05/05/2007 17:14

Je dirais plutôt qu'il va se défouler sur les Français...L'ouvrage de Marie-France Hirigoyen décrit bien le mode de fonctionnement de ce genre de personnages et permet d'anticiper leur comportement dans la vie quotidienne. Ce que cela donne à l'échelle d'une nation... eh bien, nous allons en faire l'expérience !

Yann 02/05/2007 00:35

"Pourtant il en a toutes les caractéristiques."Mais vous vous prenez pour qui pour dresser des portraits psychiatriques de gens sans avoir discuté avec eux une seule seconde ?Je veux bien que l'on s'essaie à l'exercice, mais quand je vois ensuite comme vous êtes bornée lorsque l'on essaie d'élargir votre champs de conscience, ça me lasse. Prenez un miroir, lisez le portrait que vous avez fait de NS et vous aurez appris beaucoup de choses sur vous.Et si ce que vous apprenez vous déplait, dites-vous que la psychiatrie à fait mainte fois la preuve de sa dangerosité. Vous changerez peut-être d'approche pour apprendre à vous connaître. Vous n'avez pas l'ambition de devenir un de ces psychiatres qui ne soignent qu'eux mêmes en croyant soigner les autres ?

Mélusine 02/05/2007 19:38

Eh oui, pour un psychiatre !!! Mais je ne prétends soigner personne. Je me contente d'observer. Puis, il vaut mieux que je ne discute pas avec l'animal parce que ma perversion à moi ce serait de lui faire péter les plombs !Je ne crains pas le miroir. Ceci étant, et quand bien même on me découvrirait complètement givrée, il y a une énorme différence : moi, je ne guigne pas le pouvoir absolu.Alors, au pire, ma petite folie ne touche que mon entourage proche. C'est à eux qu'il faut demander !Ce qui vous lasse, c'est que je ne me rende pas à vos vues. On n'en impose pas facilement à la petite Mélusine...

Yann 02/05/2007 00:29

Le "bien" et le "mal" existe dans ces cultures, selon des critères bien différents des notres et ces mots n'existent même pas en tant que tel. Il n'y a pas besoin de PNL pour avoir de l'empathie, mais il y a besoin de PNL pour pouvoir conscientiser celle-ci et la recréer en toute circonstance, y compris avec des gens souffrant de problèmes psychiques graves, ce qui est très difficile, voir impossible pour un psychiatre adepte de la pilule et de la seringue. Enfin bon, si vous ne voulez pas discuter et êtes obtus, je ne vais pas insister, je n'ai rien à vous vendre.cordialement

Mélusine 02/05/2007 19:27

Pas discuter, pas discuter... Nous en sommes au 16e échange de messages, ou à peu près !Aucune empathie pour les pédophiles ! Une société, me semble-t-il, se construit sur les notions de Bien et de Mal, quels que soient le nom et les nuances qu'on leur donne.

Yann 01/05/2007 21:36

"Cela revient à abolir le jugement alors ? Il n'y aurait plus ni bien ni mal !" Ce sont des concepts qui n'existent pas chez les asiatiques, ils ne s'en portent pas plus mal. Pour ma part, je trouve les concepts de yin et de yang plus objectifs que les concepts de bien et de mal, qui laissent la porte ouverte à toutes les manipulations. --------------------- "Pour le reste, intuition et empathie. Pourquoi pas ? Mais ce n'est pas spécialement objectif." Empathie c'est le bon mot. L'un des buts de la PNL est d'établir une situation empathique avec son interlocuteur. C'est d'ailleurs une clef de la thérapie, en général. Pour ces deux points, il ne s'agit pas de parler d'objectivité. L'objectivité de la PNL se situe par exemple dans l'étude du métamodèle, qui permet de reconstruire le modèle du monde de l'individu.

Mélusine 01/05/2007 23:43

Que si, cela existe chez les Asiatiques ! Sans notion de bien et de mal, il n'y a pas de justice possible. Or, à en croire une certaine niquedouille, la justice chinoise est exemplaire...J'espère bien qu'il n'y a pas besoin de PNL pour éprouver de l'empathie ! C'est la base des sentiments humains.