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  • : Géopolis
  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 23:43
Passé un bref moment de fierté patriotique, l'annonce que le prix Nobel de médecine 2008 venait distinguer une équipe française laisse comme une impression de malaise. Malaise d'abord parce que seuls deux des divers chercheurs impliqués dans l'identification du prétendu "virus du sida" ont été ainsi distingués, les autres étant, on ne sait trop pourquoi, passés à la trappe par un comité Nobel qu'on suppose pourtant bien informé. Malaise ensuite parce que cette distinction intervient alors même que l'implication dudit virus dans le déclenchement du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) est de plus en plus contestée.

En 1983, un rétrovirus dénommé depuis VIH est identifié par une équipe de l'Institut Pasteur dans un prélèvement effectué sur un patient souffrant d'une inflammation des ganglions lymphatiques. En avril 1984, le professeur américain Robert Gallo, sur la base d'un échantillon de ce même prélèvement envoyé par le laboratoire français, lance dans les médias le "virus du SIDA", cause toute trouvée du nouveau syndrome, dont il revendique la découverte. La petite guerre qui s'ensuit tournera comme on sait à l'avantage des Français, mais on a un peu vite oublié dans l'affaire que le lien entre ce virus et les maladies regroupées sous le nom de SIDA... n'est toujours pas démontré ! Car un syndrome n'est pas une maladie mais un ensemble de symptômes qui, en l'espèce, pourraient bien avoir des causes très diverses, des causes dont le VIH ne fait peut-être même pas partie !

Qu'on en juge : ce virus, mis en cause dans la mort de millions de personnes, n'aurait été détecté que sur une seule : le patient français, du moins si l'on en croit un ouvrage publié en 2005 (Etienne De Harven et Jean-Claude Roussez, Les dix plus gros mensonges sur le sida). De fait, il n'est jamais observé au microscope et les médecins en sont réduits à des tests indirects pour détecter son éventuelle présence. De plus, il est supposé incubé de 5 à 10 ans, alors qu'un virus qui se respecte agit en quelques jours. Enfin, si l'on en croit certains spécialistes, les rétrovirus, catégorie à laquelle le VIH appartient, ne semblent pas de nature à porter atteinte au système immunitaire puisqu'ils sont inactifs.

Nonobstant, les revues scientifiques et surtout les grands laboratoires pharmaceutiques qui les financent, ont fait du "virus du sida" un fait médiatique. C'est que les enjeux financiers sont énormes et, le prix Nobel aidant, mais est-ce un hasard ?, on n'abandonnera pas de si tôt une manne aussi juteuse (financements publics, générosités privées, vente de multithérapies aux patients en panique, préservatifs, sidactions et compagnie).

Rappelons quelques faits qui eux semblent établis. Dans les années 1970, des homosexuels américains apparaissent atteints de diverses maladies rares, dont un cancer de la peau appelé sarkome de Kaposi. Ces pathologies préexistantes furent alors abusivement identifiées comme composantes d'un même syndrome, ce qui supposait une cause unique : le SIDA était né. On sait aujourd'hui que la principale d'entre elles, le sarkome de Kaposi, est en fait généralement causé par la consommation de drogues aphrodisiaques très prisées parmi ces homosexuels et n'a donc rien à voir avec le VIH...

Mais l'Afrique, me direz vous ? Oui, l'Afrique se meurt, mais pas du SIDA d'après l'enquête percutante de Neville Hodgkinson, "AIDS : The plague that never was", publiée dans le Sunday Times de Londres, 3 octobre 1993. Les tests sont si peu fiables et le matraquage médiatique si intense qu'il semble bien qu'on ait re-diagnostiqué SIDA les maux traditionnels du continent que sont la malnutrition (et les faiblesses immunitaires qu'elle entraîne), la malaria, la tuberculose, la lèpre... d'où le nombre faramineux d'Africains atteints du SIDA. Peut-être aussi à l'occasion un excellent prétexte pour essayer sur des cobayes humains certains remèdes de cheval comme les affectionnent nos bons laboratoires...

Mais l'essentiel dans tout ça c'est bien entendu de dire que c'est la faute au pape !

Voir le documentaire :
SIDA : le doute (1)
SIDA : le doute (2)
SIDA : le doute (3)

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Published by Mélusine - dans International
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