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  • : Géopolis
  • : Géopolis est consacré à la géopolitique et à la géostratégie : comprendre la politique internationale et en prévoir les évolutions, les conflits présents et à venir, tel est le propos, rien moins !
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  • Mélusine

Géopolis

Par ces temps troublés, l'actualité géopolitique inquiète et déconcerte. Les clefs nous manquent souvent pour en appréhender les facteurs d'évolution décisifs. Et en cette matière, les médias communs informent à peu près aussi mal qu'ils sont mal informés. On nous parle beaucoup de "mondialisation", mais la compréhension des désordres mondiaux n'en paraît pas tellement meilleure et les désordres eux-mêmes persistent, redoublent même... Bien sûr, Géopolis n'a pas la prétention de tout savoir et de tout expliquer. Nous tenterons simplement ici avec ceux qui voudront bien nous rejoindre de contribuer à la réflexion, d'éclairer certaines questions d'actualité en apportant des informations passées inaperçues ou des témoignages de première main, et aussi de prendre un peu de distance pour ne pas trop nous laisser impressionner par l'impact immédiat des événements. A qui s'adresse Géopolis ? A nous tous, simples citoyens, parce qu'en nos pays réputés démocratiques, nous sommes à l'origine de choix cruciaux : par le vote, c'est nous qui portons au pouvoir des hommes dont les décisions (ou les indécisions) feront le monde de demain, les guerres, la vie et la mort des pays et des peuples... C'est bien sérieux tout ça ! - Oui, le sujet est sérieux, mais les manières de l'aborder peuvent ne pas l'être toujours. Il sera donc aussi question de traités d'art militaire, de la formation des chefs d'Etat, de romans d'espionnage ou de cinéma...

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 14:34
Après cet intermède géorgique, revenons aux nouvelles géorgiennes. Comme déjà dit ici :
http://geopolis.over-blog.net/article-13213421.html et là :
http://geopolis.over-blog.net/article-4255629.html
,
tout n'est pas rose chez les amis de Sarközy. Le mouvement de protestation contre la dictature démocratique prend de l'ampleur. Vendredi 2 et samedi 3 novembre, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement de Tbilissi pour exiger la démission du président Mikheïl Saakachvili.

Georg1.jpg
"Saakachvili s’est comporté d’une telle façon que nous exigeons désormais une Géorgie sans Saakachvili. Démissionne !", déclare Davit Berdzenichvili, un opposant jusqu'ici considéré comme modéré. S'inspirant à rebours de la "révolution douce" qui, avec l'aide des USA, avait porté l'impétrant au pouvoir il y a 4 ans (novembre 2003), une partie des manifestants tient la place du parlement jour et nuit (mais cette fois, pas de tentes US...) et il est question d'une grève générale. Devant ce nouveau raté de leur politique, Daniel Fried, secrétaire d'Etat américain adjoint, et Marc Perrin de Brichambaut, secrétaire général de l'OSCE, ont soudain senti le besoin urgent de rencontrer des chefs de file du mouvement...

L’opposition dénonce la bonne réputation internationale du président qui dissimule la situation réelle du pays : répression, instrumentalisation de la justice et fossé grandissant entre riches et pauvres. "Saakachvili est un menteur. Il a trahi les attentes du peuple. Nous n’avons pas de libertés", remarque une jeune manifestante.

Georg2.jpg
Outre Berdzenichvili, du Parti républicain, les manifestations ont réuni des membres du nouveau Mouvement pour une Géorgie unie d'Irakli Okrouachvili et plusieurs figures de l'opposition comme le député Levan Gatchetchiladzé, Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères, et Konstantine Gamsakhourdia - ces deux derniers partisans d'une restauration de la monarchie, dont l'idée fait son chemin, - ainsi que le milliardaire géorgien Badri Patarkatsichvili.

Ecœurés par leur président, les Georgiens n'en veulent plus du tout : "Nous n’avons qu’une requête. Que la Géorgie soit sans président !", avait lancé au début du rassemblement Koka Gounsadzé, de Géorgie unie. "Nous, la plupart des partis d’oppositions, croyons que nous devrions avoir une forme de gouvernement parlementaire, et sa forme parfaite est la monarchie constitutionnelle", déclarait déjà le 8 octobre un député du Parti Conservateur, Zviad Dzidzigouri.

Georg3.jpgLe drapeau blanc aux cinq croix, repris de la Géorgie médiévale
Photos armenews

Avis aux présidents qui se croient tout permis : le peuple qui les a élu peut un jour sans crier gare les foutre dehors, et pas besoin d'attendre les prochaines élections pour ça. N'est-ce pas Monsieur 140% ?

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Published by Mélusine - dans Caucase
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